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Le TNM s’associe au Caveau-Théâtre de Trois-Pistoles pour une production-anniversaire

Communiqué de presse: Les Productions théâtrales des Trois-Pistoles, en association avec les Compagnons du Patrimoine et le Théâtre du Nouveau Monde de Montréal, sont heureuses d’annoncer qu’elles célébreront leur vingtième anniversaire de fondation en présentant en juillet et août 2012 deux pièces de théâtre : La guerre des clochers de Victor-Lévy Beaulieu et La maison hantée  de Mathieu Barrette.

Produite en collaboration avec le Théâtre du Nouveau Monde de Montréal, sous la direction de Lorraine Pintal, sa directrice générale, La guerre des clochers sera un événement unique que rendra possible l’implication de tout le milieu pistolois : le conseil de fabrique de l’Église Notre-Dame-des-Neiges et la chorale Art-Fa des Neiges  joueront un rôle déterminant dans la présentation de la pièce de Victor-Lévy Beaulieu.

Trois-Pistoles a le privilège de posséder une église comme il y en a peu au Québec. C’est une véritable cathédrale qui peut accueillir 1 200 personnes et qui est dotée des grandes orgues Casavant qui ont été récemment restaurées, de sorte qu’on peut y faire jouer de la grande musique comme peu de lieux sacrés peuvent le faire.

À huit heures tous les soirs, les cloches de l’église se feront entendre et les spectateurs seront invités à un récital aux grandes orgues, accompagnés de chants religieux du milieu du XIXe siècle grâce à la chorale Art-Fa des Neiges et des comédiens de La guerre des clochers; et ceux qui voudront jouer le jeu, pourront y venir costumés comme on l’était au milieu du XIXe siècle!

À la fin du récital, La guerre des clochers commencera dans l’église même, comme ça a été le cas quand les paroissiens des Trois-Pistoles firent chicane. À la fin du prologue, le curé apparaît et somme les comédiens de déguerpir, leur suggérant d’aller se quereller dans la vieille église désaffectée.

Les comédiens sortent donc de l’église en se chantant des bêtises, entraînant les spectateurs. Alors que sonnent les cloches, un univers fantasmagorique apparaît : l’église est l’objet d’un jeu son et lumière qui simule un gros orage parsemé d’éclairs et de coups de tonnerre; la rue Jean Rioux et la rue Pelletier sont décorées et éclairées pour la circonstance : croix de tempérance illuminée, crêpes, affiches pour ou contre une nouvelle église, bannières suspendues, etc.  Les spectateurs se voient offrir des drapeaux, des bannières, des fanions, etc. 

On traverse la rue Jean Rioux, enfile la rue Pelletier et se dirige vers le Caveau-Théâtre arrangé de telle façon qu’on y reconnaît la vieille église désaffectée, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Les comédiens y entrent, montent sur scène, figent, tandis que deux musiciens se font aller les harlapattes. Une fois les spectateurs tous assis, la représentation de La guerre des clochers se continue. 

 

LA MAISON HANTÉE

La maison hantée  de Mathieu Barrette, sera présentée par les Productions théâtrales des Trois-Pistoles, en collaboration avec les Compagnons du Patrimoine,  à la Forge à Bérubé, en juillet et en août prochains.

Mathieu Barrette s’est fait connaître l’été passé grâce à Fond de garde-robe, un spectacle qui a été présenté avec grand succès au Caveau-Théâtre. En fait, la pièce fut à ce point appréciée que l’auteur pistolois a été invité à entreprendre une tournée de quinze jours en France en mars 2012.  Fond de garde-robe est maintenant présenté régulièrement à Montréal et le sera aussi bientôt à travers la province.

Dans La maison hantée, Mathieu Barrette raconte une légende qu’on ne trouve pas ailleurs au Québec, celle des pilotes du Saint-Laurent qui séjournaient  à l’auberge de la Pointe à la Loupe, sur les hauteurs des Trois-Pistoles, entre deux navigations. La tenancière de cette auberge étant du genre délurée, les marins s’amourachent facilement d’elle. Résultat : deux marins jaloux se querellent pour obtenir droit à ses faveurs; le premier tuant le deuxième, on enterre le cadavre du malheureux perdant dans le sous-sol de la maison. Celle-ci en devient aussitôt hantée, de sorte que chaque fois que des pilotes y séjournent, d’étranges événements y surviennent.

Voilà le thème de La maison hantée. Le rappel de son histoire nous permettra non seulement de mieux connaître cette légende particulière aux Trois-Pistoles, mais également la vie de ces pilotes du Saint-Laurent qui permettaient aux navires venant de l’étranger de se rendre sans encombre à Québec et Montréal. Une poésie somptueuse, des anecdotes cocasses ou tragiques,  un art dramatique  plein de rebondissements.


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