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Une esthétique de l’outrage?

Vient de paraître, aux éditions L’Harmattan, Une esthétique de l’outrage?, un ouvrage collectif dirigé par Jean-Marc Lachaux et Olivier Neveux. Face à des productions scandaleuses, les critiques usent aisément d’un vocabulaire adapté en les qualifiant d’impertinentes, d’irrévérencieuses, de blasphématoires, de sacrilèges, voire de subversives. Certes, régulièrement, ces propositions dont les auteurs revendiquent le caractère radical font l’objet de polémiques. Certaines d’entre elles se confrontent à des procédures d’interdiction. Comment appréhender et comprendre ces foucades artistiques? Comment approcher leur éventuel (relatif?) potentiel critique? Comment distinguer les démarches et les œuvres qui répondent simplement aux exigences du spectacle et celles qui, malgré tout (tout en évaluant le risque d’être récupérées), relèvent franchement d’un parti pris rebelle?

Mais encore, franchir les limites et bafouer les valeurs suffit-il pour déstabiliser les idées reçues et convenues, pour fragiliser l’ordre existant, pour faire que l’art échappe à ce que Noam Chomsky appelle la «fabrication du consentement»? Au-delà, en invoquant une absolue liberté artistique, les artistes peuvent-ils s’affranchir de toute loi et de toute morale, se prévaloir du principe d’irresponsabilité? En analysant quelques exemples significatifs, il s’agira d’évaluer les enjeux liés à de tels parti pris et, en pointillés, d’esquisser ce qui pourrait être une authentique esthétique de l’outrage.

Communiqué de presse | L’Harmattan

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