Nouvelles

Le OFFTA dévoile sa programmation 2012

Communiqué de presse: Depuis déjà six ans, le OFFTA défriche les milieux du théâtre, de la danse et de la performance, à la recherche d’artistes dont les démarches transcendent notre quotidien. Ce printemps, un mouvement s’élève. Les voies rapides se transforment en lieux de prise de parole où se décloisonnent les partis-pris et les générations. La cité devient espace de rencontre. Portés par le mouvement, emportés par la foule, le OFFTA vous propose cette année du 25 mai au 3 juin de nous réunir pour écouter, parler, crier, réfléchir, pour remettre en question. Notre art est vivant, il se transmet. C’est un art qui se célèbre.

 

À l’affiche:

  • SOIRÉE D’OUVERTURE avec PME-ART et DEAN BALDWIN

Le DJ qui donnait trop d’information (Hospitalité 5) (performance-fleuve | 7 heures | circulation libre)

PME-ART

Un tourne-disque, une pile de vinyles et, pour chacun d’entre eux, une histoire prête à être racontée. Cinquième volet du projet Hospitalité-Hospitality de PME-ART, Le DJ qui donnait trop d’information explore de quelle façon la musique infiltre notre vie, notre conception de l’amour et notre vision du monde. Jusqu’à maintenant, le collectif formé de Caroline Dubois, Claudia Fancello et Jacob Wren a donné vingt et une performances d’Hospitalité 5 -ici et à l’étranger- dans des théâtres, des halls d’hôtel, des magasins de disques, etc., mais jamais dans son intégralité. Cette fois, la performance ne s’arrêtera que lorsqu’il n’y aura plus de vinyle ni d’histoire à raconter. Sept heures de DJ, sept heures d’hospitalité… Jusqu’à la fin de la musique.

Prop Room Drip Drop Boom

DEAN BALDWIN

installation | bar | bouffe

Le hall d’entrée du Théâtre d’Aujourd’hui se transforme en «installation dégustative»! Faisant usage de matériaux et d’objets déjà existants dans son lieu d’accueil, mais dissimulés du regard, Prop Room Drip Drop Boom les met de l’avant en un complexe assemblage, une sorte de jardin suspendu distribuant nourriture et cocktails. Conçue spécifiquement pour le OFFTA et dynamisée tout au long du festival par des artistes et leurs créations culinaires, l’installation sera inaugurée lors de la soirée d’ouverture par Matthieu Rivest (de Crudessence) et Massimo Guerrera.

 

  • The Lactation Station

JESS DOBKIN

Bar à lait maternel

performance interactive | 3 heures | circulation libre

27 mai

Amateurs de lait (et les autres), étanchez votre curiosité en goûtant à des petits échantillons de lait maternel humain! Le bar à lait Lactation Station, une œuvre d’art performatif interactive créée et présentée par Jess Dobkin, est une dégustation publique où les participants ont l’occasion d’échantillonner de petites quantités de lait maternel, gracieuseté de nouvelles mères allaitantes de la communauté locale.

 

  • Attachée

LINE NAULT

installation | performance | 60 min | circulation libre

26 et 27 mai

Un corset mesure le souffle d’une femme alors qu’elle revisite quelques fragments de ses écrits amoureux. Un musicien l’accompagne, parfois dérive. Ensemble, ils font état du phénomène d’aimer à travers un dispositif où le somatique, le médiatique et le numérique sont formellement attachés.

 

  • Nous sommes ici

27 mai

Ici et maintenant, de jeunes artistes prennent parole, mus par un désir commun : exprimer librement leurs voix uniques. La soirée Nous sommes ici est le seul moment à Montréal où se retrouvent, sur une même scène, des artistes créateurs nouvellement diplômés des différentes écoles de théâtre, de danse et d’art performatif de la métropole. Ces jeunes créateurs y présentent une sélection de courtes formes de leur cru, faisant battre le OFFTA au rythme de leurs aspirations. Un marathon de créations inspirantes, pour le plaisir d’être ensemble, au bon endroit, au bon moment, et de voir se créer, en primeur, l’art vivant d’aujourd’hui et de demain.

 

  • Programme double George Stamos et Nadège Grebmeier Forget

26-27 mai

Dans Liklik Pik, de Georges Stamos, deux hommes explorent le pouvoir animal du corps humain, le cochon comme animal totem… Une performance interdisciplinaire où le médium n’est qu’une fraction du message. Ces hommes sont des porcs. Dans la performance Toï Toï Toï, de Nadège Grebmeier Forget, il y a une salle, une scène, un écran, une caméra, un miroir, une loge et toi. « Nadège est colorée. Elle aime cuisiner sans nettoyer. Ses mélanges sont alléchants, mais un peu dangereux. Elle vous envoie la réalité au visage sans que vous ne vous y attendiez. », a dit d’elle le magazine Lettres. Nadège Grebmeier Forget est artiste et commissaire d’expositions diplômée de l’UQAM en arts visuels et médiatiques en 2009.

 

  • Programme double Amélie Rajotte et Marc Beaupré

31 mai -1er juin

Dans The Squirrel and the Mirror, Amélie Rajotte propose une pièce solo fragmentée et décousue, comme un débordement de l’esprit. On pénètre dans l’univers d’un personnage qui vacille dans un espace incertain. Il y règne un silence de mort, des bruits étranges et de bizarres rituels. Un sentiment d’angoisse s’en dégage. C’est l’instinct qui se dresse devant notre finitude. Le corps qui s’éveille face au choc du présent, avec un acharnement qui évoque la beauté tragique d’un opéra italien, mais aussi une chute dans la résignation, le cynisme. Dans Dom Juan uncensored, du metteur en scène Marc Beaupré, Dom Juan entre en scène. Ses tout premiers mots bafouent Molière et son F estin de pierre, une sténographe les retranscrit live sur la page Twitter de Dom Juan et ce premier tweet transgresse le mode dramatique propre à l’art théâtral. Ainsi est amorcée la course effrénée du désir d’un homme. Ce qu’il y a d’uncensored dans Dom Juan, ce n’est encore rien de cela.

 

  • Programme double Raphaëlle Perreault et Catherine Vidal

29-30 mai

Attributs, de Raphaëlle Perreault, incarne une sorte de laboratoire où des tests sont effectués entre deux danseurs pour relever les différences et similarités qui les habitent. À la fois sérieuse dans l’intention de recueillir des données véritables, à la fois légère pour la relation conviviale qui lie les danseurs à leurs actions, cette petite expérimentation illustre la force de l’empathie ou le caractère binaire de l’être. Ou les deux. Dans Mais qui est Philippe Katerine?, de Catherine Vidal et le groupe Bec-de-Lièvre, on pose des questions. Mais qui est Philippe Katerine? Que se cache-t-il derrière cette question? Peut-on connaître l’artiste en analysant son oeuvre? Ou inversement, peut- on interpréter l’oeuvre d’un artiste par sa biographie? Pourquoi éprouve- t-on la nécessité de catégoriser une oeuvre? Pourquoi certains se sentent arnaqués face à une démarche artistique utilisant une forme simple? Le Groupe Bec-de-Lièvre entreprendra de trouver… d’autres questions ! Parce que les réponses, on en fait vite le tour et nous, on a envie de gambader ! Sur la table de ce laboratoire: Philippe Katerine, ses chansons, ses interviews et son journal graphique.

 

  • Programme double Jana Jevtovic et Catherine Gaudet

1er et 2 juin

The Wishing Floor, de Jana Jevtovic: le toucher le plus intime l’est-il vraiment ? Quelle est la distance minimale entre deux personnes? Et si on l’atteint, aura-t-on mal ? La survie de l’intimité et de la solitude dans un univers où rien ne va. Échec, écroulement, épuisement. Quand la situation change de l’extrêmement absurde au douloureusement réel, et vice versa, qui survivra aux conséquences du désir? Quelle est la logique du dégoût? Dans Je suis un autre, Catherine Gaudet explore l’idée que sa vie a un arrière-goût de confusion. «Je ne suis pas ce que je présente au monde, dite-elle. Ce que je veux dire n’a pas de commune mesure avec ce qui sort de ma bouche. Je surveille mes commentaires, je retiens mes gestes, je ne me lance pas spontanément sur l’objet de mon désir et mon corps ne se liquéfie pas lorsque j’essuie l’échec. Je me contiens. Je demeure droit. Souriant. Social. J’ai ma fierté. Mais en dessous, je suis une zone ambiguë et floue, je suis tout et son contraire. Je suis végétal, animal, matière en devenir. Je suis un autre.»

 

  • Perhaps in a hundred years

Small Wooden Shoe (Jacob Zimmer)

Toronto

Ceci est un tendre récit de science-fiction à propos de trois amis prisonniers dans le cosmos, attendant que le futur se présente. Ils racontent des histoires, chantent des chansons, se passent des petits mots et tentent de répondre à des questions à propos du communisme, des barres de chocolat et des fêtes. De la danse, du lip-sync et de la beauté tranquille remplissent l’espace. Perhaps in a Hundred Years prend comme mission de garder le futur lumineux ou, du moins, rempli d’un espoir aussi doux que militant. Une performance à la croisée du show rock et du confessionnal, du talk- show et du théâtre.

 

  • Ishow ou Je m’occupe de transférer le message à Chanda

Les Petites Cellules Chaudes

30-31 mai

Dès lors qu’on publie un moment de notre vie sur YouTube, peut-on dire que c’est un spectacle? Sommes-nous tous des artistes potentiels quand nous nous exprimons sur les espaces virtuels? Hommage en direct à ces rencontres hasardeuses que nous faisons dans les méandres d’Internet, iShow est un spectacle impressionniste, fragmenté, sans fiction apparente ni personnage, qui transpose et permute les notions de voyeurisme et d’exhibitionnisme. Et si la véritable vedette de ce iShow se révélait plutôt être le public? Les Petites Cellules Chaudes sont: Émile Beaudry, François Édouard Bernier, Sarah Berthiaume, Maxime Carbonneau, Patrice Charbonneau-Brunelle, Nathaly Charette, Philippe Cyr, Laurence Dauphinais, Dominique Leclerc, Émilie Leclerc, Chanda Legroulx, Édith Patenaude, Gilles Poulin-Denis, Audrey Talbot, et des invités spéciaux.

 

  • (e)

Dany Boudreault

2-3 juin

Voici l’Odyssé(e) poétique d’une fille dont les seins diminuent de plus en plus et qui recherche pour le reste de sa vie le même étranger roux. Un cha- cha-cha métaphysique entre le corps rêvé et le corps donné. Si nos gestes ne sont qu’emprunts, mourons-nous aussi par imitation? Et au final, est-ce que tous ces gestes ne parviendraient pas, malgré nous, à conditionner notre aspect physique, voire même à le renverser? En gros, une épopé(e) grinçante, mystique et syncopée sur les airs de Nana Mouskouri.

 

  • Lapin blanc, lapin rouge

laboratoire de création de Philippe Ducros (Hotel-Motel) et Orange Noyée (Mani Soleymanlou)

2-3 juin

Lapin blanc, lapin rouge est un solo de l’auteur iranien Nassim Soleimanpour. Chaque représentation est défendue par un interprète différent qui prend connaissance du texte devant le public. La réalité de l’auteur s’incarne donc à travers le vertige de ce comédien ou cette comédienne. Peu à peu, l’absence de l’auteur devient le personnage principal de la représentation.

 

  • MIXOFF INTERNATIONAL: MASSIMO GUERRERA (QUÉBEC) + GERALD KURDIAN (FRANCE)

Le comportement de l’ensemble

27-28-29 mai

Massimo Guerrera est un artiste plasticien et performeur montréalais. Gérald Kurdian est un performeur, compositeur et radio-artiste français. Ils n’ont jamais travaillé ensemble et ne se connaissent pas davantage. Il ne manque pourtant qu’un trait d’union pour que se crée entre eux en un langage profondément original. Chacun de son côté de l’océan, ils communiquent par le biais du web, créant à distance la dramaturgie d’une œuvre live en devenir. Leur rencontre est virtuelle, leur rencontre est réelle. «Entre nos écrans cathodiques et les bouts de nos doigts, commence à pousser un jardin inattendu. Certains d’entre eux s’entrechoquent et, pareils aux photons électriques, se matérialisent en de petits éclairs colorés. On ne sait pas ce qui va pousser au printemps.»

 

  • 1999 – SOIRÉE DE CLÔTURE avec Gérald Kurdian

3 juin

Pour bien clore les festivités, Dean Baldwin et ses invités animent une dernière fois le Prop Room Drip Drop Boom, au son d’une performance musicale de Gérald Kurdian. Amuse- gueule, invités spéciaux et autres surprises sont au rendez-vous! Des petites actions, des petites danses et des chansons d’amour. 1999 est le modèle réduit lo-fi d’un monde surdimensionné, qui prend appui à la fois sur les 48 épisodes de la télésérie Cosmos 1999 et sur les réalités l’industrie musicale vécues par Gérald Kurdian à travers son projet THIS IS THE HELLO MONSTER !Venez vibrer avec Gérald Kurdian, alors que le Prop Room Drip Drop Boom s’animera pour une dernière fois, question de bien clore les festivités!

 

Et il y a davantage…

En orbite de sa programmation, le OFFTA met en place des discussions et interactions post-performance, un travail de médiation essentiel à la vitalité des disciplines et à leur décloisonnement. L’une d’entre elles, dérivée d’un jeu dramaturgique intitulé «Impersonating Game», convie invités et public à incarner les créateurs de l’oeuvre à laquelle ils viennent d’assister. C’est guidés par le véritable créateur qu’ils discutent ensemble l’oeuvre, de sa démarche de création et de sa perception. Pour sa part, l’activité Hors d’oeuvre est élaborée par les artistes conjointement avec Peter Stamer, dramaturg berlinois invité au OFFTA en collaboration avec le Goethe Institut. Une série d’ingrédients secrets attendent l’artiste et l’animateur au sortir de la représentation, les invitant à préparer ensemble un en-cas tout en discutant de la création, avant de partager leur concotion avec le public et l’inviter à se joindre à la conversation. Ces activités seront mises en place à la suite de la première représentation de cinq différents spectacles : The Wishing Floor & Je suis un autre, Attributs & Mais qui est Philippe Katerine?, The Squirrel and the Mirror & Dom Juan_uncensored, (e) ainsi que Lapin blanc, lapin rouge.

Le OFFTA propose aussi une exposition des oeuvres de Jacynthe Carrier et une mise en vitrine du magazine Nouveau Projet. Le festival vous invite aussi à une soirée TRIB’IMPRO!, qui met au défi deux équipes adverses constituées de penseurs, de praticiens, de diffuseurs et de critiques de la danse. Par des jeux de joutes verbales, les participants sont invités à improviser sur différentes thématiques brûlantes liées à la danse à partir de questions, d’images, de citations, d’enjeux actuels et de stimulis divers (images, vidéos, sons, matières). Sylvie Cotton offre un atelier de création ouvert à tous, sans prérequis. Cet atelier intensif d’une journée, suivi d’échanges et de discussions, est structuré de manière à ce que progressivement, par des séries d’exercices d’échauffement et d’improvisation, les participants en arrivent à créer sur place de courtes performances à partir de consignes précises.

Et c’est aussi la fête

Le 27 mai, PME-ART, invite le public à prendre les commandes de la table-tournante! Apportez vos albums (vinyles, CD ou fichiers audio) et partagez avec nous les histoires et les souvenirs associés à la trame sonore de votre existence.

Le 1er juin, le FTA cède son Quartier Général au OFFTA qui prend le contrôle des tables tournantes avec le collectif PME-ART (Caroline Dubois, Claudia Fancello et Jacob Wren). Venez danser dans les bras de Robert Charlebois et de Prince… Entrée libre.

 

TOUS LES DÉTAILS SUR LA PROGRAMMATION AU www.offta.com


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