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La saison 2012-2013 du Théâtre Prospero

Communiqué: Cette année le Théâtre Prospero accueille deux nouvelles créations du Groupe de la Veillée, le Théâtre de l’Opsis dans sa troisième année de résidence, le Théâtre Galiléo, le Réverbère Théâtre et les productions Des miettes dans la caboche se produiront sur la scène principale. Chacune de ces compagnies poursuit une démarche artistique originale. La création, la découverte ou la relecture d’œuvres moins connues ou rarement présentées sur nos scènes québécoises seront à l’honneur. 

Dans la Salle intime, le Théâtre de L’Embrasure, le Théâtre de Fortune, le Théâtre Bistouri, Tsunami Théâtre et Abat-Jour Théâtre présenteront tour à tour, soit une première œuvre, soit une nouvelle création qui s’inscrit dans la suite d’une démarche théâtrale déjà bien engagée. 

Une programmation qui reflète le désir de proposer au public un éventail de spectacles de qualité. Tous ces choix témoignent aussi de l’engagement de la Veillée et du Prospero envers le risque et la différence, composantes essentielles qui donnent véritablement sa raison d’être au travail des artistes, encourageant du même coup tous ceux, acteurs et spectateurs, qui sont à l’affût de voix originales. 

Conformément à la mission et au mandat que s’est donné La Veillée, en plus d’accueillir des compagnies bien implantées dans le paysage artistique du Québec, le Prospero offre une place importante aux nouveaux créateurs afin qu’ils proposent leur travail à un public fervent de découvertes.

 

Spectacles présentés sur la Scène principale

Productions Des miettes dans la caboche

1. Du 12 au 28 septembre 2012, les productions Des miettes dans la caboche présenteront une création collective, qui a déjà remporté un immense succès dans la ville de Québec: … et autres effets secondaires. La metteure en scène Marie-Josée Bastien a dirigé cette création de Marc Auger Gosselin, Hubert Bolduc, Joëlle Bourdon, Lorie Caron, Jean-Pierre Cloutier, Jean-Philip Debien, Matthew Fournier, Myriam Huard, Catherine Hugues et Stéphanie Perreault.

La pièce nous plonge dans le monde de Benoît, un sans-abri aux prises avec des délires psychotiques et qui a fui le monde en raison d’un crime dont il ne garde aucun souvenir. Il sait qu’il a besoin d’un pardon pour avancer, mais à qui le demander? Il décide de revivre en compagnie d’amis imaginaires quelques moments de son passé, jusqu’au 18 mai, jour fatidique qui le hante littéralement. Il revoit les instants marquants de son enfance et les répercussions de sa maladie sur son entourage. Quel est donc cet événement qui a bouleversé le fragile équilibre que Benoît avait réussi à préserver  jusque là avec ses proches et avec lui-même? Ce spectacle raconte l’homme dans toute son authenticité, lorsqu’il cherche à comprendre et nommer sa blessure. 

Théâtre de l’Opsis

2. Pour sa troisième année de résidence, le Théâtre de l’Opsis poursuit son cycle italien avec La coopérative du cochon, du 9 octobre au 3 novembre 2012. Cette pièce d’Ascanio Celestini se permet, sur la base de faits historiques rapportés avec rigueur, quelques incursions dans l’étrange. Spectacle mis en scène par Luce Pelletier.  

Rome, 4 juin 1944. Nino, 8 ans, et son père parcourent la ville à pied avec un seul projet: réunir la somme qui leur permettra d’acheter un cochon vivant dérobé aux Allemands. L’argent se fait rare et l’union fait la force: un à un, des personnages étranges se joignent à la «coopérative du cochon». Chemin faisant, ils partagent leurs histoires de guerre.

Sordides, comiques et poignantes, celles-ci s’enchevêtrent et se recoupent dans un récit fabuleux à cinq voix. Dans cette épopée moderne, entre les bombardements, les actes de résistance et les débrouillardises du marché noir, chacun devient un héros malgré lui. Les petits garçons deviennent vieux en une nuit, les mouches disent l’avenir et les barbiers ressuscitent les morts. Plus personne ne sait qui est en guerre avec qui; seuls comptent la survie, l’entraide, et l’art de raconter.

Le Groupe de la Veillée

3. Le Groupe de la Veillée propose, dans un premier temps, une création d’après La danse de mort d’August Strinberg du 20 novembre au 15 décembre 2012. Le spectacle mettra en vedette Paul Ahmarani, Denis Gravereaux et Danielle Proulx, dans une conception et une mise en scène de Gregory Hlady.

«Tourtereaux du diable»,  Edgar et Alice, déchirés et soudés autant par les années de vie commune que par la haine et la détestation battent le rythme d’une  «liaison dangereuse» strindbergienne où se succèdent  les phrases accusatrices et cruelles. Passant des attirances aux répulsions successives, sur fond de musiques puissantes et bacchanales, ils esquissent les pas d’une danse qui les enfoncent de plus en plus dans une autodestruction. Puis, un visiteur, Kurt, mystérieux cousin, ancien ami de la famille, richissime revenant de l’Amérique, vient interrompre momentanément cette mécanique conjugale. Séducteur? Ange ou démon justicier?

Cette formidable et magnifique pièce de combat, ce grand classique de Strindberg, dit naturaliste, possède toutefois de puissantes composantes symboliques. Le metteur en scène rythmera cette création de leitmotivs inspirés du titre même de la pièce: danse et mort.    

Théâtre Galiléo

4. Après Monsieur Malaussène présenté dans la Salle intime en 2006, le Théâtre Galiléo propose cette fois un texte de Nathalie Sarraute, Pour un oui ou pour un non, mettant en vedette Marc Béland, Vincent Magnat, Julie Saint-Pierre et François Trudel sous la direction de Christiane Pasquier, du 15 janvier au 9 février 2013.

Deux amis de longue date, une conversation innocente, une intonation… une syllabe étirée… un accent dans la prononciation de «c’est biiien… ça». À peine un soupçon de condescendance. Mais le doute fissure l’écran des plus intimes convictions affectives, et voilà enclenché le processus de mise à mort d’une très ancienne amitié.

Avec un humour implacable, Nathalie Sarraute explore un drame cruellement banal, quotidien et universel. Qui n’a pas ressenti le cataclysme intérieur que provoque le ton condescendant d’un ami proche? On ne peut que s’identifier aux personnages de Sarraute et rire de nous-mêmes avec eux.

Le Groupe de la Veillée

5. Pour la deuxième création du Groupe de la Veillée, nous avons invité Catherine Vidal à mettre en scène une pièce majeure de David Harrower, Des couteaux dans les poules, avec Jean-François Casabonne, Stéphane Jacques et Isabelle Roy. Catherine avait déjà présenté dans la salle intime du Prospero sa création Le Grand Cahier de Agota Kristof en 2009. Nous sommes heureux de la retrouver cette fois à la barre d’une production de la Veillée. Du 26 février au 23 mars 2013.

Dans la campagne écossaise profonde, trois personnages incrustés dans leur terroir: un laboureur, la femme du laboureur, un meunier. David Harrower écrit dans une langue qui semble émaner de la terre même, à la fois fascinante et primitive. Les paroles jaillissent comme autant de tiges de blé à peine germées, chargées de sucs vitaux.

La femme du laboureur transporte le grain mûr de la ferme au moulin du village. Elle circule, tel un esprit en mouvement, entre les deux hommes: l’un qui sème et récolte, et l’autre qui transforme et transpose. Elle porte de lourds sacs de grains, mais transporte aussi sa soif immense, sa curiosité, sa féminité. Le meunier est seul à savoir lire et pouvoir mettre des mots sur du papier. Ces mots, ces simples lettres de l’abécédaire, ont pourtant la force d’un geyser. Un drame naît alors, un drame antique, magnifiquement amorcé par le désir de tenir la plume dans sa main. Comme pour nous rappeler qu’au début de tout bien et de tout mal, il y a la parole, le savoir, le désir de connaissance.  

Réverbère Théâtre

6. Du 30 avril au 18 mai 2013, le Réverbère Théâtre présente, en première américaine, Combat de Gilles Granouillet. Il s’agit de la deuxième présence de la compagnie au Prospero après avoir proposé La maman du petit soldat du même auteur, à l’automne 2009.

L’action se déroule dans une petite ville ou sévit une crise économique. Un homme invite sa sœur à fêter la remise dʼune médaille attribuée à leur mère partant à la retraite. Au chômage, marié à une bouchère qui le fait vivre, il lance un appel à sa sœur en lʼincitant à revenir sur les lieux de ses origines. Elle se retrouvera plongée dans un drame familial. Obnubilée par son passé, elle commettra un crime gratuit et sanglant, Qui donc sera condamné? Ce thriller, qui parle aussi d’un amour immense entre un frère et sa sœur, sera mis en scène par Odette Guimond et mettra en vedette Carl Béchard, Danny Carbonneau, Odette Guimond et Isabelle Leclerc.

 

Compagnies en accueil dans la SALLE INTIME

 Théâtre de L’Embrasure

7. Le Théâtre de L’Embrasure présente Guerre de Lars Norén, mise en scène par Priscille Amsler, avec Jean Belzil-Gascon, Isabelle Montpetit, Catherine Rochefort, Marie-Josée Samson et Manuel Sinor, du 9 au 27 octobre 2012. 

Un soldat aveugle revient chez lui après la guerre dans l’intention de retrouver sa vie d’avant. Mais, la guerre a endurci ceux qui ont survécu. Sa femme, ses filles et son frère ont reconstruit une famille, faisant de lui un étranger dans sa propre maison. L’auteur dévoile les affres intimes du conflit. Si tout semble permis en temps de guerre, comment survivre ensuite? Dans ce huis clos, quelques pas suffiraient à quitter cette terre à jamais souillée, mais l’ailleurs n’a jamais semblé aussi inatteignable.

Théâtre de Fortune

8. Du 6 au 24 novembre 2012, le Théâtre de Fortune, après avoir présenté avec grand succès, Premier amour de Samuel Beckett il y a deux ans, revient cette fois avec un texte d’Alexandre Vialatte, Et c’est ainsi qu’Allah est grand!

Témoin des grands bouleversements qui ont secoué le XXe siècle et transformé les mentalités, Alexandre Vialatte, scrute ce qui nous éloigne d’un passé auquel nous restons attachés par la culture de nos ancêtres. Vialatte insuffle de sa verve truculente et musicale ce spectacle inspiré des Chroniques de la Montagne qu’il concluait souvent par un pied de nez humoristique: «Et c’est ainsi qu’Allah est grand!». Ce spectacle, mis en scène par Jean-Marie Papapietro avec, dans le rôle principal, Gaétan Nadeau, entraînera les spectateurs dans une flânerie pleine de surprises.

Théâtre Bistouri

9. Suite à leur première production, Tranchées de Hanokh Levin, présentée la saison dernière dans la Salle intime, le Théâtre Bistouri propose, du 22 janvier au 9 février 2013, L’Ouest solitaire, un texte puissant de Martin McDonagh, mis en scène par Sébastien Gauthier, avec Lucien Abbondaza-Bergeron, Frédéric-Antoine Guimond, Marie-Ève Milot et Marc-André Thibault. 

Deux frères, Coleman et Valene, vivent dans une région isolée d’Irlande. Ils tentent de cohabiter malgré leurs différents. Le défi se révèle de taille puisque le mensonge, les coups bas et les insultes sont monnaie courante entre eux. Sentant la tension monter dangereusement, le père Walsh, curé de la paroisse, essaie de les réconcilier tant bien que mal. N’ayant aucune autorité sur ses paroissiens, Walsh sombre tranquillement dans une dépression alcoolique qui lui enlève le peu de crédibilité qui lui restait. Les yeux embués par l’alcool, il ne se rend pas compte que Girleen, jeune cynique provocante de 17 ans, est amoureuse de lui.

Tsunami Théâtre

10. Le Tsunami Théâtre propose du 19 mars au 6 avril 2013 un texte rocambolesque de Simon Boudreault, Hypno. Geneviève Beauchemin, Martin Grenier, Francis Martineau incarneront les quatre personnages de cette pièce mise en scène par Luc Bouffard.

Un hypnotiseur charismatique qui se donne en spectacle… Assisté de sa fidèle épouse qui n’a aucune idée de la réalité dans laquelle elle se trouve… Un fanatique admirateur à la recherche d’une femme légère… Son épouse, animée d’une soif de vengeance, qui réclame des comptes à notre homme de scène… Cette comédie grinçante pose un regard plein d’humanité sur les obstacles rencontrés par ces personnages au cours de leurs vies.

Abat-Jour Théâtre

11. Simon Boulerice signe le texte et la mise en scène de Pig, présenté du 23 avril au 11 mai 2013. Cette production originale d’Abat-Jour Théâtre met en vedette Jean-Philippe Durand, Marie-Laurence Moreau, Joëlle Paré-Beaulieu, Sébastien René et Sophie Vajda.

La vie de Paul est compliquée: neuf ans, deux mamans, pas de papa, et l’irrépressible envie de devenir une Muse. Une chance qu’il y a Sunny, son baby-sitter, qui lui révèle le cinéma de Polanski et la beauté sublime de Sharon Tate. Une chance aussi que sa maman no. 2, Phoebe, lui a permis de se confectionner en cachette pour l’Halloween une merveilleuse robe de Muse; alors que Claire, sa rêche maman no. 1, lui a imposé un costume de cochonnet. Or, le soir de l’Halloween, au moment où le cochonnet va se métamorphoser en Muse, Paul disparaît dans la nuit noire, laissant ses deux mamans dans un profond désarroi.

 

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