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L’Usine C dévoile sa saison 2012-2013 et accueille Jasmine Catudal en tant que codirectrice artistique

Communiqué : Danièle de Fontenay, cofondatrice et directrice artistique de l’Usine C, recevait quelques journalistes aujourd’hui lors d’une rencontre de presse afin de dévoiler les spectacles qui prendront l’affiche au cours de la saison 2012-2013.

Elle était heureuse d’annoncer que Jasmine Catudal  s’est nouvellement jointe à l’équipe à titre de codirectrice artistique. Forte de sa complicité avec la jeune scène québécoise, en tant que cofondatrice et directrice artistique du OFFTA, Jasmine mettra à contribution son expérience pour développer de nouveaux projets et sera responsable de la programmation de la scène nationale.  « Depuis quelques mois, Jasmine et moi avons entamé un dialogue sous le signe de la transmission ou nos visions respectives se complètent et s’enrichissentNous sommes très emballées par cette nouvelle association pleine de promesses »

Nouveauté cette année, l’Usine C offre des  résidences  s’échelonnant sur une période de trois ans  à quatre artistes aux démarches fortes et originales : Marie Brassard, Nicolas Cantin, Mélanie Demers et Benoît Lachambre. Chaque saison, ils bénéficieront, pendant deux mois et demi, d’espaces de création, d’équipements et de services techniques pour créer dans les meilleures conditions possible des œuvres inédites.

C’est la première nord-américaine de l’inclassable spectacle La Sagesse des abeilles (11 au 14 septembre) qui emboîte le pas à cette saison d’exception. Présenté en collaboration avec Les Escales improbables de Montréal, ce spectacle met en scène 20 000 vraies abeilles qui vrombissent au son de la narration du philosophe de Michel Onfray. L’orchestration scénique de Jean Lambert-wild nous ouvre les portes d’un superbe monde étrange et inoubliable. L’Orchestre d’Hommes-Orchestres revient à l’Usine C après avoir conquis le public montréalais en 2009 et 2010. À peine rentrés d’une importante tournée triomphale en Amérique et en Europe, ces joyeux acolytes sont de retour avec leur tout nouveau Kurt Weill : Cabaret brise-jour et autres manivelles (19 au 21 septembre). La compagnie canadienne 2b theatre, originaire de Halifax, effectue la première québécoise de la pièce de théâtre Invisible Atom. De et avec Anthony Black, ce solo mis en scène par Ann-Marie Kerr raconte l’ascension sociale puis la chute d’Atom. La pièce prendra l’affiche du 4 au 6 octobre. Le chorégraphe de renommée internationale Benoît Lachambre ouvre la saison de danse de l’Usine C avec sa toute nouvelle création Snakeskins, présenté du 10 au 12 octobre. Dix ans après son premier solo chorégraphique, le voici seul en scène dans une pièce multimédia et plurisensorielle. Accompagné du musicien Hanh Rowe, Lachambre condense dans cette chorégraphie reptilienne toute sa recherche sur la kinésie, l’improvisation et la conscience corporelle. 

Coup de cœur des Montréalais et du dernier FTA, le créateur Nicolas Cantin amène sa trilogie Trois romances dans la petite salle de l’Usine C. Du 30 octobre au 11 novembre seront présentées en rotation les pièces Belle Manière, Grand singe et Mygale. La trilogie intégrale sera également offerte aux spectateurs le 11 novembre. Un moment unique de la saison, à la frontière des genres, signé par l’un des jeunes créateurs québécois les plus pertinents. Bien connue du public de l’Usine C pour y avoir présenté plusieurs de ses spectacles phares, Marie Brassard s’associe à la chorégraphe et danseuse émérite Sarah Williams pour le spectacle Moving In This  World (du 5 au 7 décembre). Mettant en vedette la danseuse seule en scène, la création, hallucinée et à forte dose technologique, propose une incursion dans un univers où le corps n’est que vaisseau,  s’étant échappé dans une dimension imperceptible mais bien réelle.

2013 débute en danse avec le retour de la chorégraphe et interprète Lisbeth Gruwez, qui brillait la saison dernière dans Birth of Prey. Cette fois, l’égérie de Jan Fabre propose It’s Going to Get Worse and Worse and Worse, My Friend.  Du 16 au 18 janvier 2013, nous assisterons à une véritable chorégraphie du politique qui mêle séduction, persuasion et intimidation. D’une clairvoyance saisissante et à l’heure où les discours haineux se propagent, Gruwez répond en mouvement aux paroles du télévangéliste ultra-conservateur Jimmy Swaggart. Du 30 janvier au 1er février, on poursuit l’aventure belge : le metteur en scène Guy Cassiers adapte le roman Rouge décanté de Jeroen Brouwers pour en faire un solo pour l’acteur Dirk Roofthooft. Prix Femina étranger 1995, Rouge décanté raconte l’internement de l’auteur et sa famille dans un camp indonésien sous le contrôle japonais. Composé de sept artistes allemands et britanniques, le collectif Gob Squad s’arrête à Montréal du 13 au 15 février avec Gob Squad’s Kitchen (You Never Had it So Good). En se servant du film Kitchen d’Andy Warhol comme point de départ, Gob Squad propose une création sous forme de film réalisé en direct. iShow ou je m’occupe de transférer le message à Chanda : voilà le résultat d’un laboratoire de quinze artistes réunis sous le nom de Petites Cellules Chaudes. Ensemble, ils explorent la notion imposée des médias sociaux, de notre besoin irrépressible de nous rendre vers l’autre, peu importe le moyen. Présenté du 21 au 23 février, le spectacle intègre la participation d’inconnus via des modes de communication publique et volontaire. 150 ans après sa mort, Henry David Thoreau, premier philosophe de la désobéissance civile, renaît grâce à l’homme de théâtre québécois Denis Lavalou et son Théâtre Complice. Dans Les hivers de grâce, à l’affiche du 26 février au 19 mars, les comédiens Jean Marchand, Marcel Pomerlo et Denis Lavalou engendrent une sorte de personnage tricéphale formé de trois facettes distinctes de Thoreau.

Du 20 au 22 mars, après le succès de Junkyard/Paradis, la chorégraphe Mélanie Demers revient avec sa nouvelle pièce Goodbye et poursuit son questionnement sur l’état du monde et les responsabilités individuelles. Moment magique de la dernière édition du Festival Temps d’images, l’indescriptible Kiss & Cry de Jaco Van Dormael et Michèle-Anne de Mey refait halte à l’Usine C. Vidéo en direct, projection simultanée, ballet chorégraphique pour les mains, Kiss & Cry est un événement à ne pas rater du 23 au 28 avril. La saison régulière de l’Usine C se conclut avec la première visite des artistes britanniques Jonathan Burrows et Matteo Fargio. Les deux hommes qui agitent la scène internationale depuis vingt ans viennent présenter non pas une, mais bien quatre pièces originales dans lesquelles ils chorégraphient, conçoivent, composent et interprètent les partitions. Cheap Lecture et The Cow Piece seront jouées les 9 et 10 mai tandis que Counting to One Hundred et One Flute Note prendront l’affiche le 11 mai.

En événement hors circuit, l’Usine C propose les 15 et 2 mars Toutes les chansons que j’ai composées de Jacob Wren de PME-ART. Un karaoké puis une performance solo hors du commun avec toutes les chansons que Wren a composées en plus de vingt ans.  Entrée libre.

Lieu pluriel et toujours habité par diverses manifestations artistiques contemporaines, l’Usine C est aussi l’hôte de nombreux événements d’envergure. Akousma revient du 24 au 27 octobre, pour ensuite céder la place aux Coups de théâtre du 14 au 25 novembre. En mai, c’est au tour d’Elektra de prendre d’assaut l’Usine C avant que le Festival TransAmériques et le OFFTA ne s’emparent des murs de la grande institution au début de l’été.

Soulignons aussi que l’Usine C accueillent huit artistes montréalais qui exposeront au long de l’année dans le hall du théâtre : Chantal Boulianne, Julie Charrette, Claudine Desrosiers, Mathieur Gagnon, Phlippe Mainguy, Francesca Penserini, Jérémie Saint-Pierre et Patrick Sternon.

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