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Classicisme et modernité dans le théâtre des XXe et XXIe siècles

Vient de paraître aux Presses universitaires de Provence, Classicisme et modernité dans le théâtre des XXe et XXIe siècles, un ouvrage dirigé par Florence Bernard, Michel Bertrand et Hélène Laplace-Claverie.

Ces mélanges en hommage à la Professeure Marie-Claude Hubert constituent un recueil d’études offert en remerciement pour son apport scientifique à la critique, à l’édition et à la connaissance des pièces et des auteurs de théâtre des XXe et XXIe siècles, par vingt-six confrères et amis.

Parmi eux, des spécialistes de ces domaines, mais aussi des metteurs en scène de renom, Marcel Maréchal et la regrettée Françoise Chatôt, qui ont tous deux fait rayonner de leur talent le Théâtre de la Criée et le Théâtre du Gyptis de Marseille. À leurs voix se joint celle de Jean-Christophe Cavallin, qui signe ici une nouvelle au style ciselé avec le théâtre pour toile de fond, mais également celle de Marie-France Ionesco, qui témoigne dans un texte émouvant du lien profond qui unit Marie-Claude Hubert à l’œuvre de son père.

Ce même Eugène Ionesco qui écrivait, dans Notes et contre-notes (1962) : « Finalement, je suis pour le classicisme : c’est cela l’avant-garde. » C’est en ces termes, volontiers provocateurs, qu’il exprime sa conception de la modernité théâtrale. Sans doute cette tension dynamique entre héritage et innovation, tradition et révolution, constitue-t-elle une clef de lecture efficace pour une grande part de la production dramatique française des XXe et XXIe siècles.

Se concentrant sur les principaux centres d’intérêt de Marie-Claude Hubert, les contributeurs de cet ouvrage interrogent, à la lumière des notions en apparence antagonistes de « classicisme » et de « modernité », le vaste répertoire qu’ont contribué à forger des auteurs tels que Giraudoux et Schéhadé, mais encore Claudel, Genet, Ionesco, Beckett, auteurs auxquels elle a consacré une large part de ses travaux.

Ils en explorent la dramaturgie, questionnant notamment l’usage réservé aux didascalies ou l’interaction entre le théâtre et la danse. Ils s’intéressent également à la réécriture, phénomène qui fait écho à la stratégie classique de l’imitation en introduisant un rapport ludique au texte matriciel. Ils soulignent enfin l’importance accordée depuis deux siècles au metteur en scène, et étudient la façon dont ce dernier est à l’origine de nombreuses modifications du texte théâtral.

Communiqué de presse | Presses universitaires de Provence

 

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