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Le 5e Festival du Jamais Lu à Québec dévoile sa programmation

Le Festival du Jamais Lu Québec fête ses cinq ans en créant à nouveau une occasion unique d’accéder à ce qui brûle d’actualité chez les artistes d’aujourd’hui. Du 3 au 5 décembre, au Théâtre Périscope, vous découvrirez 8 textes théâtraux inédits pilotés par 15 auteurs qui se retroussent les manches pour retaper nos quotidiens qui en ont bien besoin.

Véritable incubateur de talents, le Jamais Lu est une plateforme festive et engagée qui présente des lectures publiques d’œuvres théâtrales depuis l’an 2000. À Québec, il a stimulé depuis 2010 l’émergence de 18 textes dont 7 ont déjà été portés à la scène. Ensemble, les trois festivals du Jamais Lu – Montréal, Québec et Paris (une première édition réussie en octobre dernier!) – créent des liens forts entre les auteurs de la francophonie nationale et internationale.

Rénover l’après

Pour sa 5e édition, le Festival du Jamais Lu œuvre à la rénovation du monde actuel : rien de moins! C’est incroyable comme, chaque année, les textes de nos auteurs dessinent une ligne mettant en exergue l’air du temps. En 2015, la pensée théâtrale s’impose comme matériau d’une métamorphose sociale, politique, vitale. Une métamorphose dynamique. Parce que l’espoir d’un changement plus collectif, plus serein, plus généreux pour les Hommes est palpable. Les dramaturgies choisies appellent à l’action qui mènera à la création d’un après rénové. Sur les 26 textes reçus en réponse à un appel à projets, la directrice artistique Édith Patenaude a retenu 6 textes porteurs de formes, d’urgences, de voix particulièrement vives.

Rénover l’après, c’est aussi penser à la suite de la direction du Jamais Lu Québec. Preuve que le Jamais Lu joue son rôle d’incubateur artistique, Édith Patenaude, qui a succédé à Anne-Marie Olivier partie diriger le Trident il y a deux ans, signe sa dernière programmation, puisqu’elle s’en épousera à de nouveaux défis. Elle passera la main l’an prochain à la pétillante et visionnaire actrice et auteure Marianne Marceau.

La programmation

Jeudi 3 décembre

19 h – Une soirée d’ouverture double : la réunion des trois directrices…

Dans l’idée de métamorphose que suggère la ligne éditoriale, le coup d’envoi du 5e festival est donné par une savoureuse prise de parole à relais. Ensemble, la directrice fondatrice, Anne- Marie Olivier, l’actuelle, Édith Patenaude, et celle à venir, Marianne Marceau, nous invitent à un pique-nique théâtral. Pizza, bière, prises de parole à relais, tout est en place pour que ces trois femmes de théâtre nous transmettent leur passion des mots et leur pouvoir de redéfinir l’ordre établi!

20 h – … et la lecture théâtrale intégrale . Ce coup d’envoi est suivi par la lecture intégrale d’un texte d’Isabelle Lapointe. Cette toute jeune auteure a surpris par la musicalité et la force de l’univers qu’elle campe dans 19, rue Gagnon. Pièce chorale, elle y jauge l’équilibre précaire de nos quotidiens, où les débordements guettent, pouvant nous plonger dans une faille irréversible.

Vendredi 4 décembre

20 h – Le traditionnel accélérateur de particules . Le public est invité à plonger dans l’antre de la création brute. En plein chantier créatif, six auteurs offrent cinq extraits d’œuvres en construction. Comme premier public, nous sommes complices de leurs mots emplis du désir de rénover le monde qui nous entoure.

J’ai jamais tué de Léa Aubin et Gabriel Cloutier-Tremblay, baigne dans une lumière de catastrophe imminente. À la frontière de l’enfance et de l’adultie, comment choisir les bons chemins de traverse?

– Simon Lepage, avec Reset pose une belle question éthique : entre l’hommage et le pillage, l’auteur a-t-il le droit de s’appuyer sur la vie, les souvenirs, les drames d’inconnus… juste pour faire du bon théâtre?

– Dans une forme où la fable et le politique cohabitent, La belle et la bête de Maxime Robin relate la rencontre entre une jeune femme qui débarque sur le Nouveau Continent et une bête, terrible, sauvage, et étrangement bienveillante.

– Dans une odyssée philosophique, Hippo de Nicola-Frank Vachon explore la frontière qui sépare le désenchantement de l’enchantement, la dépression de l’espoir, la fin du début.

– Chantal Dupuis propose Roch et banane, une œuvre destinée au jeune public qui explore la façon dont une amitié vierge de toutes cicatrices de la vie peut survivre aux grands bouleversements qui traversent l’enfance.

Samedi 5 décembre

20 h – Un combat théâtral festif en soirée de clôture : Vendre ou rénover ?

On dit souvent que la jeunesse veut faire table rase de ce qui la précède. QU’elle doit tuer son père pour exister par elle-même. Et pourtant, cette jeunesse est portée, construite, inspirée par ceux qui ont fait l’Histoire. Pour la soirée de clôture, Alexandre Fecteau a conçu une performance théâtrale jouissive et combative autour de cette question simple et pourtant complexe : Vendre ou rénover nos classiques ? Quatre duos d’auteurs s’affronteront. Dans un camp, ceux qui veulent rénover, c’est-à-dire monter le répertoire ; dans l’autre, ceux qui veulent vendre, c’est-à-dire s’affranchir des classiques. Chacun usera de toutes ses capacités pour convaincre le public que son choix est le bon. Dans une formule ludique, le sens des mots et l’amour de l’art seront les grands gagnants de ce combat théâtral. Avec Jean-Denis Beaudoin, Maxime Beauregard-Martin, Amélie Bergeron, Isabelle Hubert, Maryse Lapierre, Kevin McCoy, Guillaume Pepin et Erika Soucy.

Le Périscope transformé en cabaret

Pour accueillir ces trois jours foisonnant, où les auteurs dessinent avec leurs mots les contours d’un avenir à reconstruire, nous transformons, grâce à l’installation visuelle de Gabrielle Doucet, la salle de spectacle du Périscope en cabaret-bar où il fait bon s’attarder jusque tard dans la nuit, se prenant au jeu de rénovation de notre monde.

Communiqué de presse | 5e Festival du Jamais Lu Québec .

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