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L’Énigme Camus, une passion algérienne

Sous forme de théâtre-documentaire, Jean-Marie Papapietro explore les dernières années d’Albert Camus à travers le regard que celui-ci portait sur les troubles qui ont agité l’Algérie dès 1954. Ses interventions publiques pour trouver une solution au conflit donnent lieu ici, sur la scène du théâtre, à un débat contradictoire réunissant six intervenants. Cinq comédiens et un metteur en scène répètent une pièce. Elle n’est pas de Camus. C’est Camus lui-même qui est sur la sellette et qui doit témoigner de son engagement dans l’histoire de son temps. La pièce se construit donc autour de cet enjeu, dans l’urgence du temps théâtral où la marche des heures est comptée, comme c’est aussi le cas quand l’Histoire hésite.

La pièce L’Énigme Camus, une passion algérienne, de Jean-Marie Papapietro, a été créée à Montréal le 12 novembre 2014, à la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier. Dans le livre, on retrouve en annexes au texte de la pièce, outre des repères biographiques sur Camus, une entrevue d’Anne-Marie Cousineau avec Jean-Marie Papapietro, une analyse critique par Sophie Bastien et un texte de Jean-Marie Papapietro, écrit à l’occasion du cinquantenaire de la mort d’Albert Camus. Les photos du spectacle qui illustrent le livre sont de Michael Slobodian.

Camus rêvait d’une colonie réformée, d’une Algérie plurielle, réconciliée qui rende justice à tous ses habitants. Utopie? Position réactionnaire? Aveuglement d’un homme profondément attaché à sa communauté? Ou au contraire excès de lucidité? Vox clamantis in deserto? Au public d’en décider. Mais, quoi qu’il en soit, la parole de Camus sans doute plus audible aujourd’hui mérite d’être écoutée, car elle est en rupture avec les idéologies totalitaires qui nous ont fait et continuent de nous faire tant de mal.

Communiqué de presse | Éditions de la Pleine lune

Un commentaire

  1. Avatar

    travail en cours sur l’hypokhâgne d’Alger, dont Camus a fait partie en 1932-33
    intérêt également pour ses multiples retours à Alger entre 1948 et 1956

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