Normal Desires Danse-Cité
Nouvelles

12e édition du Festival TransAmériques

Fan Xi

Oui, ils sont avant-gardistes. Dotés d’une incroyable faculté d’invention au même titre que les plus vaillants ingénieurs ou scientifiques, les chorégraphes, auteurs et metteurs en scène de la 12e édition du Festival TransAmériques empruntent des chemins nouveaux, pleins de promesses. Ils font jaillir la lumière et la beauté là où on ne les attend pas. Du 23 mai au 7 juin, les Montréalais auront la chance d’être témoins du savoir-faire de ces créateurs venus d’une dizaine de pays à travers 25 spectacles de danse et de théâtre sélectionnés par le directeur artistique Martin Faucher, dont 9 coproductions du FTA, 9 créations 2018 et 9 premières nord-américaines, le tout présenté dans 17 lieux de diffusion.

Alors que certains artistes reviendront enchanter les festivaliers, d’autres prendront part au FTA pour la toute première fois. Dès l’ouverture, une réelle découverte attendra le public du Festival avec 6 & 9 de Tao Ye (photo), figure emblématique de l’avant-garde chorégraphique chinoise. Dans les jours qui suivront, d’autres créateurs de l’étranger seront à l’affiche pour la première fois à Montréal: la Belge Sarah Vanhee (Oblivion) le Grec Euripides Laskaridis (Titans, une coproduction internationale du FTA), le Suédois Jefta van Dinther (Dark Field Analysis), le Français d’origine iranienne Gurshad Shaheman (Pourama pourama), les Islandais Valdimar Jóhannsson et Erna Ómarsdóttir, collaborant avec l’artiste visuel américain Matthew Barney (le film Union of the North) ainsi que le Brésilien Rodrigo Portella s’emparant sauvagement de Tom à la ferme (Tom na Fazenda), chef-d’œuvre de Michel Marc Bouchard.

Parmi les retours attendus, plusieurs piaffent d’impatience à l’idée de revoir l’époustouflant travail du metteur en scène Ivo van Hove et de sa troupe du Toneelgroep Amsterdam avec une trilogie shakespearienne (Kings of War) et d’autres de renouer avec l’éblouissante chorégraphe Crystal Pite et son complice Jonathon Young (Betroffenheit, en spectacle de clôture). Également de retour: deux chorégraphes incontournables de la scène contemporaine internationale, Meg Stuart (Until Our Hearts Stop) et la Sud-Africaine Robyn Orlin (And So You See…) de même que l’auteur et metteur en scène mexicain Gabino Rodríguez (Tijuana) et le singulier homme de théâtre français Philippe Quesne, qui débarquera à Montréal avec sept taupes gigantesques et deux spectacles (La nuit des taupes et La parade des taupes, une improbable balade dans l’espace public).

Comme toujours, les artistes québécois occupent une place de choix au FTA. À la fois précurseurs et vétérans, les chorégraphes Paul-André Fortier (Solo 70), Benoît Lachambre (Fluid Grounds, cocréé avec Sophie Corriveau) et Daniel Léveillé (Quatuor tristesse), de même que les audacieuses femmes de théâtre Evelyne de la Chenelière et Marie Brassard (La vie utile) présenteront leurs plus récentes créations. Plusieurs autres artistes québécois créeront aussi leurs pièces lors du FTA 2018: Jean-Sébastien Lourdais (Bleu), J-F Nadeau et Stéfan Boucher (Nos ghettos), Anne Thériault (Récital, offert à l’Église unie Saint-James) ainsi que l’artiste d’origine ojibwée et crie Lara Kramer qui présentera deux nouvelles œuvres: l’exposition Phantom Stills & Vibrations et la performance Windigo. En terminant, deux spectacles seront présentés en rappel sur les scènes montréalaises: Non finito de Système Kangourou et Autour du Lactume de Réjean Ducharme et Martin Faucher.

Communiqué de presse | FTA

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *