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Au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui en 2018-2019

Pour cette saison anniversaire, le directeur artistique Sylvain Bélanger dévoile une saison qui se veut une grande conversation. Réunissant des artistes inspirants et des équipes nombreuses sur scène, la saison crée une filiation entre le passé et l’avenir et met en avant des créations qui veulent un théâtre collectif, ouvert aux débats et aux confrontations d’idées.

La saison débute avec la nouvelle création de Mani Soleymanlou, Neuf [titre provisoire]. Reprenant son procédé d’écriture en répétition 
et en pleine complicité avec ses interprètes, l’auteur et metteur en scène invite cette fois un groupe d’acteurs et d’actrices faisant partie de la génération qui a fondé le CTD’A. Quatre ans après le succès de Trois et ses 43 comédiens, il remet en question les fondements et les défis de nos identités parallèles et collectives avec Henri Chassé, Pierre Lebeau, Marc Messier, Mireille Métellus et Monique Spaziani.

Avec Centre d’achats, Emmanuelle Jimenez aborde ces lieux comme autant de symboles de notre aliénation collective mais aussi de notre besoin de communauté. Sept femmes sautent dans le tourbillon de la consommation outrancière et irréfléchie avec autant de candeur que d’acharnement. Leur besoin de partager, de communiquer, de se sentir entouré, se confronte alors au besoin de consommer toujours plus les mêmes choses, au risque d’y trouver leurs rêves déchus et leur âme meurtrie. La distribution comprend des actrices de différentes générations, dont Anne Casabonne et Danielle Proulx.

Dans ColoniséEs, Annick Lefebvre nous revient avec son style inimitable et sans concessions pour livrer un vibrant hommage à deux artistes marquants et un questionnement rare et lucide sur le Québec. Pauline Julien, Gérald Godin, une révolution (tranquille), un mois d’octobre (historique) et des promesses (avortées). C’est l’histoire 
qui se parle à elle-même à travers la voix de comédiens tels que Macha Limonchik et Benoit McGinnis. C’est aussi la parole d’un Québec actuel, inquiet, hésitant mais résilient, incarné par le personnage d’une jeune serveuse.

Lignes de fuite, nouveau texte de Catherine Chabot, sera mis en scène par Sylvain Bélanger. L’auteure y dresse un portrait incisif du Québec d’aujourd’hui, de ses orientations politiques et de l’idéal d’avenir prescrit par la société. À travers le prisme de sa génération et avec une démarche d’une extrême précision où l’hyperréalisme devient esthétisme, l’auteure nous donne à voir un 5 à 7 entre amis qui s’est étiré jusqu’à la tombée de la nuit. Cette fin de soirée est une expérience théâtrale tout en saccages et en reconstructions.

Enfin, Chansons pour filles et garçons perdus, stonerie poétique imaginée par Loui Mauffette, viendra clore le 50e anniversaire du CTD’A. Spectacle jubilatoire et éclaté, ce spectacle fait le pari de rassembler des poètes et des auteurs qui racontent une société québécoise plurielle, diverse, à l’image de notre métropole. Avec sa distribution nombreuse, composée entre autres de Roger La Rue, Kathleen Fortin, Nathalie Breuer et Adèle Reinhardt, l’auteur veut célébrer les mots et la poésie comme matériau dramatique, comme ultime objet de dépassement.

Salle Jean-Claude-Germain

À la salle Jean-Claude-Germain, les écritures féminines et les projets interdisciplinaires sont mis de l’avant cette saison encore. Émilie Monnet débute sa résidence au CTD’A en présentant son texte Okinum. Avec ce spectacle, véritable réflexion sur la notion de barrages intérieurs, l’auteure propose une expérience immersive pour le spectateur au moyen d’une dramaturgie qui allie théâtre, son et vidéo. J-F Nadeau s’allie de nouveau à son acolyte musicien Stéfan Boucher pour Nos ghettos, déambulation décousue et improbable qui amène à une désolante mais lucide empilade de vases clos raciaux, sociaux, politiques, culturels, familiaux… Dans Aalaapi, projet lancé par Laurence Dauphinais et Marie-Laurence Rancourt, des jeunes femmes originaires du Nunavik jouent avec les micros pour se raconter différemment dans un spectacle alliant théâtre et création radiographique.

Pour sa part, le duo Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent s’attaque aux manifestations visibles et invisibles des violences sexistes quotidiennes dans Guérilla de l’ordinaire, alliant humour, colère et poésie. Vous pourrez aussi voir le nouveau spectacle de Rachel Graton, 21, dans lequel l’auteure dessine un duo émouvant témoignant de la réalité vécue par les bénéficiaires et travailleurs sociaux et remet en question nos conditionnements, l’apparente fatalité
 du legs familial et de l’héritage social. Enfin, La nuit du 4 au 5 s’offre une reprise bien méritée. L’occasion de voir ou revoir cette véritable révélation de la saison 2017-2018 signée Rachel Graton, lauréate du prix Gratien-Gélinas 2017.

Aussi

Vous pourrez également retrouver le spectacle Bashir Lazhar en tournée dans une vingtaine de villes au Québec. Comme chaque année, le CTD’A accueille plusieurs événements tout au long de la saison: Dramaturgies en Dialogue, présenté par le CEAD; le spectacle des finissant en écriture de l’École nationale de théâtre du Canada; La diseuse de bonne-aventure, événement organisé par le Jamais Lu sur une idéation de Marc Séguin. À l’occasion de son 50e anniversaire, le CTD’A prévoit Aujourd’hui, je passe à l’histoire!, une série de 5 évènements: 5 soirées confiées à 5 artistes dont Catherine Bourgeois, Sophie Cadieux, Dominic Champagne et Quincy Armorer du Black Theater Workshop. Plus de détails à venir.

Communiqué de presse | CTD’A

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