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La saison 2018-2019 du Périscope dévoilée

Nikola-Frank Vachon

L’équipe du Périscope dévoile sa programmation 2018-2019, lançant officiellement la 33e saison du Théâtre. Dès le 11 septembre, douze productions ainsi que le Festival du Jamais Lu Québec prendront d’assaut les espaces revalorisés du Périscope pour y faire vivre toute l’audace, l’expérimentation et la liberté du théâtre de création d’ici et d’ailleurs.

Automne

La compagnie Portrait-Robot (Québec) donnera le coup d’envoi de cette 33e saison avec un projet théâtral d’exception: Chapitres de la chute – Saga des Lehman Brothers, une œuvre colossale en trois parties de Stefano Massini. À travers 150 années d’histoire de la famille Lehman, le spectacle transporte les spectateurs dans l’évolution captivante du capitalisme, de sa naissance à la chute de son empire en 2008, pour en raviver l’essence humaine. S’en suivra, en octobre, un projet tout aussi audacieux de la compagnie L’Activité (Montréal) qui renouvelle une fois de plus la forme théâtrale pour placer le spectateur au cœur même de la représentation. En coproduction avec Espace GO (Montréal), Manifeste de la Jeune-Fille prend la forme d’une parade de mode et expose, avec intelligence et ruse, les monstres de superficialité d’aujourd’hui. En pointant du doigt l’envahissement du spectaculaire dans nos vies, Olivier Choinière confronte le public à tous les clichés sociaux.

Toujours le regard porté vers la société d’aujourd’hui, le Périscope se réjouit de retrouver la Compagnie dramatique du Québec (Québec) avec Le baptême de la petite, une comédie rythmée en coproduction avec Les gens d’en bas (Le Bic). Ce texte d’Isabelle Hubert aborde la question du baptême pour pousser la réflexion sur la légitimité des traditions religieuses dans notre société québécoise et sur l’inquiétude de l’arrivée d’une culture étrangère. En continuité avec les sujets chauds de l’actualité, la compagnie Théâtre Catfight (Montréal) poursuit quant à elle la réflexion sur le féminisme et la misogynie latente. Alors que l’égalité des sexes est sur toutes les lèvres, la
comédie grinçante de Catherine Léger, Baby-sitter, cherche à trouver la place des hommes dans le mouvement féministe, mais surtout, l’équilibre du couple dans les débats qu’il provoque.

Le Théâtre du Trillium (Ottawa) clôt cet automne avec une création avant-gardiste sur le tabou entourant la relation entre la maternité et la sexualité. Avec M.I.L.F., cet acronyme provocant du monde de la pornographie, la poète contemporaine Marjolaine Beauchamp se réapproprie le terme pour émanciper la femme de cette objectification dérangeante et exprimer sa propre vérité. L’année 2018 se terminera avec le retour du Festival du Jamais Lu les 6, 7 et 8 décembre. Cette huitième édition, à nouveau présentée dans la grande salle du Théâtre, sera pour la troisième année consécutive sous la direction artistique de Marianne Marceau.

Hiver

C’est avec Lascaux, une coproduction du Théâtre Pupulus Mordicus (Québec) et du Théâtre Bouches Décousues (Québec), que s’ouvrira l’année 2019. Jasmine Dubé et Pierre Robitaille fusionnent ici le jeu d’acteur, le théâtre d’ombres et la marionnette, pour plonger le public dans untourbillon d’émotions aux origines de l’art et de l’humanité. S’en suivra le déambulatoire théâtral et photographique de Philippe Ducros des Productions Hôtel-Motel (Montréal), La porte du non- retour, en coprésentation avec le Mois Multi. Devant l’impossibilité de relocaliser cette création lors de la saison [nomade], le Périscope est fier de réintégrer ce parcours initiatique, entre théâtre, récit et photo, dans sa programmation régulière. À l’aide d’un casque d’écoute, le spectateur est entraîné dans un voyage saisissant au cœur des exodes d’hier et d’aujourd’hui en Afrique.

Ce sera ensuite au tour du Théâtre Niveau Parking (Québec) de prendre possession de la salle avec Astronettes, la longue marche vers les étoiles. À travers l’univers de la science-fiction et du récit d’anticipation, Marie-Josée Bastien et Caroline B. Boudreau lèvent le voile sur les prouesses trop souvent méconnues des pionnières de l’exploration spatiale. Au mois de mars, une autre collaboration ingénieuse intègre la saison, celle du Théâtre Sortie de Secours (Québec) et de Ubus Théâtre (Québec). Avec Maria et les vies rêvées, Philippe Soldevila et Agnès Zacharie s’intéressentaux enjeux reliés à la rencontre des cultures et au parcours de ceux qui espèrent trouver un monde meilleur, ailleurs.

En avril, l’auteure à succès, poète et comédienne, Erika Soucy, adapte pour la première fois au théâtre son roman Les murailles. Présentée par La Messe Basse (Québec), cette pièce se veut une rencontre avec le monde rude et méconnu des chantiers du Nord, plus particulièrement avec les hommes qui y vivent au détriment d’une vie de famille traditionnelle. Simultanément, dans le Studio Marc-Doré, le Périscope accueillera le Collectif Mon père est mort (Québec) avec Foreman, soulignant ainsi la réintégration officielle de cette salle dans la programmation régulière. Des chantiers de construction à la scène théâtrale, Charles Fournier met à l’épreuve les bases de la masculinité pour mieux en abattre les limites et dépeindre le malaise identitaire de l’homme actuel.

La saison 2018-2019 se terminera avec Entre autres, un théâtre documentaire percutant auquel le Collectif Nous sommes ici (Québec) a habitué le public dans les dernières années. Désirant trouver la part d’humanité qui nous rassemble, Alexandre Fecteau questionne cette fois-ci la dissonance des points de vue dans la société pour en saisir l’origine et comprendre ceux auxquels on ne peut s’identifier.

Aussi

Les LabOuverts, présentations publiques d’étapes de création pour des compagnies en résidence au Périscope, seront de retour lors de cette 33e saison dans le Studio Marc-Doré avec des présentations publiques d’Olivier Arteau, de Guillaume Pepin et de Maxime Beauregard-Martin. En plus de ces laboratoires publics, le Périscope sera fièrement l’hôte d’assemblées constituantes du projet Constituons! de Christian Lapointe du Théâtre Carte Blanche, en collaboration avec l’Institut du Nouveau Monde. Ce projet artistique propose aux Québécois(es) de se prêter à l’exercice de l’écriture de la constitution du Québec dans une arène non partisane.

Communiqué de presse | Théâtre Périscope

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