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DLD dévoile la programmation 2018 de Série B

Un rendez-vous rassembleur et d’une vigueur artistique sans contredit : voilà la promesse de la deuxième édition de Série B, programmation de danse contemporaine et de ses formes hybrides, lancée en 2016 par DLD. Présentée du 12 au 17 novembre en marge de la Biennale CINARS, importante rencontre internationale des arts de la scène, Série B est destinée tant aux professionnels du spectacle qu’au public montréalais. Il s’agit de la première édition portée par le directeur artistique Frédérick Gravel, dont la nomination fut annoncée le 18 septembre dernier.

Ce sont 15 œuvres qui parcourront huit lieux situés d’un coin à l’autre de Montréal. En véritable véhicule d’expression de la diversité artistique, la programmation rallie des chorégraphes et créateurs à la signature artistique forte et singulière. Laissant une place de choix aux créateurs montréalais, Série B a aussi l’ambition, cette année, de créer des ponts avec la communauté artistique internationale. Ainsi, grâce à un partenariat avec la Suisse, les diffuseurs et le public auront la chance d’assister à des programmes doubles inédits qui réunissent de courtes œuvres suisses avec des créations d’ici.

La programmation : un éventail artistique

Les amoureux d’une danse marquée d’une puissante rigueur artistique seront rassasiés dès la soirée d’ouverture : Daniel Léveillé et Catherine Gaudet présenteront chacun leur toutes récentes créations, Quatuor tristesse et L’affadissement du merveilleux, deux propositions géométriques qui sondent, dans l’une, la douceur de la tristesse du quotidien, dans l’autre, la force vitale qui pousse l’être. La chorégraphe montréalaise Mélanie Demers explorera l’identité primale et animale de l’Homme dans une pièce à la gestuelle captivante (Animal Triste), alors que Clara Furey fera vibrer l’espace et les âmes avec l’univers lyrique et atmosphérique de Cosmic Love.

Cette année, les vocabulaires empruntant aux autres disciplines se font multiples. La musique et le son s’avèrent une influence particulièrement notable, que ce soit dans le tout récent Récital d’Anne Thériault, pièce chorégraphique, sonore, visuelle et olfactive pour trois femmes et trois thérémines, dans The Nutcracker de Maria Kefirova, une expérience autour d’un corps, de quatre haut-parleurs et de 25 kilos de noix de Grenobles, ou encore chez Frédérick Gravel et son concert chorégraphique Some Hope for the Bastards.

Programmation Série B

Morning Sun de Perrine Valli. © Jean-Christophe Arav

Pour le chorégraphe suisse Phillippe Saire, ce sont les arts visuels qui servent de toile de fond dans Vacuum, une édifiante illusion d’optique créée par néons. Le tableau Morning Sun d’Edward Hopper, qui représente une femme nue, cigarette à la main, inspire la pièce éponyme de la chorégraphe suisse Perrine Valli, qui s’intéresse au désir féminin. Duo à l’allure de tableau réaliste, le This Duet That We’ve Already Done (so many times) de Frédérick Gravel révèle le quotidien du couple en poétisant le banal.

D’autres artistes se distinguent en alliant virtuosité rythmique et performance athlétique. C’est le cas de Simon Grenier-Poirier et Dorian Nuskind-Oder et leur proposition ludique Speed Glue, partition chorégraphique pour deux joueurs de tennis de table professionnels. Autre joyeux duo, József Trefeli et
Gábor Varga livreront JINX 103, qui revisite des danses traditionnelles hongroises avec un vocabulaire composé de percussions corporelles aux rythmes complexes. San oublier Manuel Roque, qui bondira et suintera à l’occasion de quatre représentations de bang bang, « objet scénique pour soliste kamikaze » sacré meilleure œuvre chorégraphique de la saison 2017-2018 par le Conseil des arts et des lettres du Québec.

La multidisciplinarité de la programmation s’étend jusqu’à des propositions dramaturgiques, alors que Série B ouvre ses portes aux publics anglophones et bilingues. Dans une même soirée, deux collaborations entre l’auteur Étienne Lepage et le chorégraphe Frédérick Gravel, Logique du pire (présenté avec sous-titres en anglais) et Thus Spoke… (version anglaise de Ainsi parlait…) feront des spectateurs les complices d’une véritable vision du monde, grâce à des créations mobilisant texte, mouvement et musique.

Pour souligner l’apport des chorégraphes suisses dans sa programmation et pour célébrer la diversité artistique de sa communauté, Série B organise un grand cocktail festif suivant les deux spectacles du vendredi 16 novembre. L’Atrium du Conseil des arts de Montréal accueillera jusqu’à 200 invités pour une soirée exceptionnelle de rencontre et de réseautage. À ne pas manquer.

Pour voir toute la programmation, cliquez ici.

Communiqué de presse | Daniel Léveillé Danse

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