Normal Desires Danse-Cité
non classé

Platonov amour haine et angles morts au Prospero

Platonov amour haine et angles morts

L’aventureuse Angela Konrad, entourée d’une puissante équipe d’interprètes, propose une adaptation contemporaine du grand classique de Tchekhov.

Un Platonov revisité, une première incursion dans l’univers tchekhovien pour La Veillée.

L’auteur n’a que 18 ans lorsqu’il écrit Platonov, et pourtant, le texte contient déjà TOUT Tchekhov : on y retrouve l’observation minutieuse d’une société en déliquescence, suspendue entre stagnation, ennui et devenir incertain dans laquelle les individus se heurtent les uns contre les autres en éprouvant le vide qui les habite. Les relations familiales, le couple, l’économie amoureuse et sexuelle, l’émancipation féminine, le nihilisme constituent les thèmes majeurs de cette dramaturgie débordante. Toujours d’une grande actualité, cette pièce continue de fasciner.

Angela Konrad propose une relecture du texte sous un angle sociologique et politique, qui nous mène tout droit dans l’intimité des relations humaines pour en montrer la part obscure, les « angles morts ». Comme à son habitude, la metteure en scène transgresse les codes et nous plonge dans ce grand classique à travers le prisme des enjeux du monde contemporain. Un Platonov revisité, qui interroge l’expérience amoureuse dans la modernité et tente d’éclairer l’individu et son rapport à l’amour.

« Tchekhov nous fait constamment avancer sur un terreau qui semble solide, mais qui est en réalité très mince et que sous cette couche, tout bouillonne à la manière d’un volcan prêt à entrer en éruption. C’est cette puissance que j’essaie d’extraire, cette puissance du vide, du néant qui menace de nous exploser au visage que je tente d’extraire. »
— Angela Konrad

L’auteur met en lumière de façon extraordinaire certains stéréotypes qui existent depuis toujours sur le plan des genres, des normes. « En ce sens, cette pièce est d’une actualité folle, d’une actualité intemporelle. Ce qui m’intéresse ici, c’est de révéler le fonctionnement et les dysfonctionnements des relations intimes et ce que cela nous apprend sur nous-mêmes. (…) C’est un champ de bataille, un jeu d’échecs où il est possible de tricher. »

Pour soutenir cette adaptation, Le Groupe de la Veillée et La Fabrik peuvent compter sur une équipe très forte, composée de comédiennes et de comédiens de haut niveau : Violette Chauveau, Samuël Côté, Pascale Drevillon, Renaud Lacelle-Bourdon, Debbie Lynch-White, Marie-Laurence Moreau, Diane Ouimet et Olivier Turcotte.

C’est en travaillant avec les comédiens et en improvisant que la notion d’angles morts s’est peu à peu développée. Par exemple, certaines scènes aux dialogues très précis me semblent prendre davantage d’ampleur lorsqu’on les aborde sur le plan du sous-texte (…) Dans la traduction de Morvan et de
Markowicz, on plonge dans cet arrière-texte, dans les non-dits si présents dans toute l’oeuvre de Tchekhov (…) ce lieu où l’inconscient travaille en dépit des mots qui peuvent être prononcés.
— Angela Konrad

Communiqué de presse | Théâtre Prospero

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *