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La porte du non-retour

À paraître, aux éditions L’Instant Même, dans la collection l’Instant Scène, La porte du non-retour, de Philippe Ducros (en librairie le 6 mars 2012).

Notez que le déambulatoire théâtral et photographique duquel s’inspire ce livre est présenté à nouveau du 6 au 17 mars, à la galerie Occurrence.

Note de l’éditeur:

Ce texte est issu de deux voyages en Afrique. Le premier en 2008, de l’Afrique de l’Ouest, d’où sont partis les négriers, jusqu’à l’Éthiopie des grandes famines, celles qui hantaient le sommeil de mon enfance. Une descente qui aboutit au creux du désert, du vide, dans le camp de Kebribeyah où vivent seize mille réfugiés somaliens, depuis1992 pour certains. Le deuxième voyage a eu lieu en 2010, en République démocratique du Congo, de Masina, commune délabrée en bordure de Kinshasa la débordante, jusqu’au camp de déplacés internes Mugunga 3, au Nord-Kivu, là où les conflits rivalisent encore d’horreur au pied des volcans.

Coincé en plein embouteillage sur le boulevard Lumumba, à Kinshasa, un homme tente de gérer le choc de ses rencontres et la violence qui ”entoure. Il revient du camp Mugunga 3, l’un des nombreux camps de déplacés internes où ont été poussées des millions de personnes depuis le début des conflits en République démocratique du Congo. Ces conflits, les plus meurtriers depuis la Deuxième Guerre mondiale, ont fait entre trois et cinq millions de morts. Le viol est épidémique, la vie ne tient à rien. De cette descente en enfer, le personnage comprend qu’il ne pourra jamais revenir tout à fait.

Dans ce texte pour deux voix accompagné de photographies criantes de vérité, le dramaturge Philippe Ducros plonge au cœur des exodes d’hier à aujourd’hui, des navires négriers aux camps de réfugiés et de déplacés internes. Surgissent d’inévitables questionnements : notre inaction nous rend-elle complices des exactions commises au nom du profit ? Notre silence cautionne-t-il les atrocités subies quotidiennement par ces millions de personnes ? L’apocalypse est-elle devenue un lieu commun ?

 

Ce qu’on en a dit dans JEU:

«En dialoge avec les images, les mots frappent en plein coeur: tendres et cruels, lucides, justes, jamais complaisants, jamais moralisateurs, jamais sentencieux, servant même assez souvent un discours férocement autocritique. […] Si la déambulation émeut à ce point, c’est qu’elle aborde des questions de société, des tragédies aux ramifications planétaires, sans tablers sur les formules toutes faites, les images-chocs, la culpabilisation et les bons sentiments» -Christian Saint-Pierre, dans JEU 141.

 

À propos de l’auteur:

Philippe Ducros est à la fois auteur, metteur en scène et acteur. Depuis août 2010, il assure la direction artistique d’Espace Libre, lieu de création et de diffusion montréalais. Autodidacte, sa démarche personnelle reste très ancrée dans différents pèlerinages menés aux quatre coins de la terre.

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