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Mettre en scène Harold Pinter | Brigitte Gauthier

Paru récemment, aux éditions L’entretemps, dans la collection Champ Théâtral: Mettre en scène Harold Pinter, un ouvrage collectif dirigé par Brigitte Gauthier. 

Note de l’éditeur:

Viva Pinter, événement organisé par la ville de Lyon et l’ENS en hommage à Pinter, a permis de faire dialoguer entre eux metteurs en scène et réalisateurs. David Jones (Langrishe, Go Down), Volker Schlöndorff (La Servante écarlate), Jerry Schatzberg (L’Ami retrouvé), Barbara Bray, la productrice de ses pièces radiophoniques, des universitaires et des juristes ont aussi participé aux échanges. Les entretiens et débats réunis dans ce livre rendent compte de moments uniques au cours desquels les artistes qui ont directement travaillé avec Pinter nous livrent leurs souvenirs et leurs réflexions sur l’œuvre d’un dramaturge et cinéaste exceptionnel qui s’est efforcé tout au long de sa vie d’élever sa voix contre l’hypocrisie et le mensonge. Harold Pinter associe un style concis, fragmenté et syllogistique à une perception aiguë des métaphores de notre époque. C’est l’idée de mensonge qui ressort au cœur de l’œuvre. L’instrument le plus spécifique de ce grand humaniste réside dans sa représentation des jeux de pouvoir. Dans son discours du Nobel intitulé Art, Vérité et Politique, Pinter explique comment il lutte contre la « tapisserie des mensonges ». C’est bien effectivement les mensonges du quotidien, ceux de l’amour et de l’État qui sont dénoncés dans ce livre d’entretiens.

À propos de Brigitte Gauthier:

Historienne du Théâtre et du Cinéma, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure, elle a obtenu un Master of Fine Arts (Scénario) de l’Université de Columbia à New York. Auteur de Histoire du Cinéma Américain; Télévision et Société aux Etats-Unis. Traductrice de nombreux ouvrages pour Dixit sur l’écriture de scénario dont Faire d’un bon scénario un scénario formidable de Linda Seger; Comment reconnaître, identifier et définir les problèmes liés à l’écriture de scénario de Syd Field; Story de Robert McKee; Les Clés des plus grands succès cinématographiques, de R. M. Stefanik ; Ecrire une comédie de Stuart Voytilla et Scott Petri; La mise en scène de Mark Travis. Elle est productrice de documentaires et ponsultante de scénario. Auteure de Harold Pinter, le maître de la fragmentation; Harold Pinter et les dramaturges de la fragmentation, Dramaturges et cinéastes de l’antipsychiatrie: Entretiens sur l’ère de la fragmentation chez L’Harmattan (2003).

 

Notices biographiques des autres collaborateurs:

Volker Schlöndorff est le réalisateur de The Handmaid’s Tale (La Servante écarlate), d’après un scénario de Harold Pinter et un roman de Margaret Atwood. Jerry Schatzberg est un réalisateur et scénariste américain.  Il a été photographe de mode estimé dans les années 1960 pour des magazines tels que VogueEsquire et McCalls. Il est exposé aux Rencontres d’Arles (France) en 2008 et nominé au prix Découverte. Il a remporté le Grand Prix au Festival de Cannes 1973 avec le film L’Épouvantail. David Jones était un metteur en scène et réalisateur britannique. Bien que récemment basé à New York, il était un pilier de la Royal Shakespeare Compagny à Londres et y a travaillé longuement avec avec Harold Pinter. Formé à l’Ecole Charles Dullin, Philippe Lanton se consacre à la mise en scène depuis 1985 et se tourne plus particulièrement vers la dramaturgie allemande. Américaine, Cynthia Liebow travaille en France depuis de nombreuses années. Elle a été éditrice chez Denoël, Buchet-Chastel et Flammarion avant de créer la maison d’édition Baker Street. Clifford Armion est professeur agrégé et doctorant en littérature de la Renaissance anglaise. Barbara Bray est une intellectuelle britannique, traductrice et critique de théâtre qui a consacré une partie de sa carrière à tisser des liens entre les littératures britannique et française du 20ème siècle. Traductrice principale de Marguerite Duras, elle a aussi traduit le travail de Jean Genet, Jean-Paul Sartre, Jean Anouilh et Alain Robbe-Grillet. En tant que critique, elle a toujours soutenu le travail d’Harold Pinter et de Samuel Beckett, de qui elle est ensiuite devenue très proche. Steven H. Gale est internationalement reconnu comme l’un des principaux penseurs de l’oeuvre d’Harold Pinter (il a publié onze livres à ce sujet, notamment Butter’s Going Up: A Critical Analysis of Harold Pinter’s Work, l’une des premières monographies majeures sur Pinter). Il président-fondateur de la Harold Pinter Society et co-dirige le périodique The Pinter Review: Annual Essays. Jean-Marie Gleize est un écrivain et poète français. Il est professeur de lettres à l’Université d’Aix-en-Provence, puis à la section littéraire de l’École normale supérieure de Lyon, où il a dirigé le Centre d’études poétiques (1999-2009). Outre ses différentes publications, il assure la direction de la revue Nioques qu’il a créée en 1990. William Baker est professeur à la Northern Illinois University. Jean Pavans est un écrivain et traducteur français, qui a traduit pour divers éditeurs d’autres classiques anglo-saxons, comme Edith Wharton, Virginia Woolf, Gertrude Stein et Harold Pinter. Elizabeth Angel-Perez est professeure à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), spécialiste des dramaturgies anglaises contemporaines. Chittranjan Misra enseigne au département d’anglais au S.C.S. College, à Puri, en Inde. Il a traduit The Lover, d’Harold Pinter, en langue oriya. Nicole Boireau est professeure de lettres à l’Université Paul-Verlaine (Metz), spécialiste du théâtre de langue anglaise au XXe siècle et particulièrement du théâtre britannique. Elle a publié plusieurs articles sur Harold Pinter et a dirigé plusieurs ouvrages sur le théâtre contemporain. Elle est aussi membre du RADAC, Recherches sur les Arts Dramatiques Anglophones Contemporains Odile Belinga est une avocate lyonnaise, membre de «avocats sans frontière», proposant ici une réflexion sur le militantisme d’Harold Pinter. Ses champs d’intervention privilégiés sont en faveur des femmes victimes de violences, des enfants, et des étrangers. Elle est membre du Conseil National des Barreaux et présidente de la Fédération du Rhône de la Ligue des Droits de l’Homme. Gregory B. Lee est professeur et directeur de l’Institut d’Etudes Transculturelles et Transtextuelles (IETT) de l’Université Jean MoulinLyon 3. Ancien élève de la School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres et de l’Université de Pékin, il a été enseignant-chercheur aux universités de Cambridge, Londres, Chicago, et Hong Kong. Ses publications incluent Dai Wangshu : The Life and Poetry of a Chinese Modernist (Hong Kong, Chinese University Press, 1989); La Chine et le spectre de l’Occident : Contestation poétique, modernité et métissage (Paris, Editions Syllepse, 2002) ; Chinas Unlimited : Making the Imaginaries of China and Chineseness (Londres, Routledge Curzon Press, 2003). Né à Palerme en 1959, Roberto Ando étudie la philosophie à l’université avant de travailler comme assistant réalisateur avec Francesco Rosi et Federico Fellini, Michael Cimino et Francis Ford Coppola. Depuis 1980, il met en scène pour le théâtre, l’opéra et le cinéma. Il a réalisé des documentaires portraits sur Robert Wilson, Anton Webern, Francesco Rosi, Rezo Gabriadze. Il a tourné pour la télévision RAI-SAT Ritratto di Harold Pinter (1998).

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