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La programmation du Jamais Lu 2013

Chers amoureux de langues bien pendues, dans un mois, le Festival du Jamais Lu remet le couvert pour une 12e édition! Du 3 au 10 mai 2013, on vous donne rendez-vous au théâtre Aux Écuries dans une ambiance de joyeux cabaret théâtral et littéraire pour voir et entendre la flamboyante relève artistique. L’occasion de faire un pas de côté, un verre à la main, pour cerner au moyen des mots et de la fiction les enjeux d’un monde qui va de plus en plus vite et dont les ramifications semblent parfois nous échapper.

Cette année les 44 auteurs réunis partent à la découverte de l’Autre, au fil des 11 événements programmés. Cette nouvelle édition mettra l’accent sur ce qui nous lie aux autres.

TOUT CE QUI NOUS LIE
La crise. S’il y a un mot qui a été vidé de son sens à force d’être trainé sur la place publique, c’est bien celui-là. Financière, étudiante, sociale, politique, culturelle, la crise s’est immiscée dans tant de domaines qu’on ne les dénombre plus. Elle semble être le symptôme de terribles catastrophes à venir, de la victoire du cynisme, de la perte de foi en des idées plus grandes que nous. Dans ce climat où le bien des individus paraît accessoire devant la nécessité de résorber la ou les crises, le Jamais Lu s’interroge sur ce qui nous attache les uns aux autres malgré les multiples endroits de séparation, sur ce qui nous pousse à nous lever tous les matins et à construire ensemble. Tout ce qui nous lie, toi, moi, nous et les autres.

UNE PROGRAMMATION QUI EXPLORE L’HUMAIN AVEC CURIOSITÉ, OPTIMISME ET FOLIE
Les textes inédits qui seront entendus au 12e Festival du Jamais Lu ont été sélectionnés pour la justesse et la pertinence avec lesquelles ils s’adressent à nous. Ils explorent l’individu dans sa quête sublime d’absolu, mais aussi dans la fragilité de sa condition. Entre optimisme et désir de grandeur, c’est autour de cette recherche que s’articule la programmation 2013.

LES AUTEURS PROGRAMMÉS AU 12e JAMAIS LU :
Lisa L’Heureux
, jeune auteure ontarienne, explore le lien entre les générations dans son texte Rêvé pour l’hiver. Un voyage poétique dans le temps et l’espace.
Olivier Sylvestre, avec Les étoiles apparaissent, nous convie à une fable où la grande Histoire et la petite se donnent rendez-vous : si la chute environnementale de notre planète était liée à celle de nos amours?
Mathieu Handfield écrit Le voleur de membres, une fable absurde et hilarante qui interroge au travers de l’histoire d’un homme qui se fait dérober ses membres notre propension à l’apathie devant l’adversité.
La cantate intérieure de Sébastien Harrisson met en scène une mystérieuse rencontre entre une artiste d’art contemporain et un coursier UPS. À qui appartient l’histoire que raconte l’œuvre? Au spectateur? À l’artiste?
Cédryck Lessard est notre jeune recrue du concours l’Égrégore du Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ). Jeu est une œuvre fougueuse qui embrasse une large quête identitaire propre aux jeunes adultes.
The Weight, de Benoît Drouin-Germain et Emmanuel Schwartz, est une odyssée improbable dans laquelle un couple mixte anglophone, francophone, vivant au Québec, tente d’échapper aux regards sociaux qui alimentent un perpétuel combat des langues, pour simplement être ensemble. Loin du discours politique, ce texte cherche à unir par la passion ce qui semble voué à être éloigné par l’Histoire.
Talia Hallmona s’allie à Pascal Brullemans pour créer une œuvre aussi pétillante que pertinente! Ils nous convient à une lecture-méchoui (eh oui, un agneau cuira toute la journée aux Écuries!), ayant pour titre moi et l’autre. La forme et le fond se joignent pour sonder ce que veulent dire les mots intégration, origine, abnégation de soi, identité.

LES PROJETS SPÉCIAUX DU 12e JAMAIS LU
Soirée d’ouverture
26 lettres : l’abécédaire des mots en perte de sens · Vendredi 3 mai, 20 h
La langue, les mots, leurs sens, ont le pouvoir de lier une communauté. Seulement, à force de passer de bouche en bouche, les mots s’usent. Certains ont même parfois la vie dure… On les récupère, les mate, les asservit au profit d’un inconsistant verbiage ambiant. C’est accompagné de vingt-six auteurs qu’Olivier Choinière a choisi de lutter contre cette perte de sens en montant sur scène pour lire publiquement des lettres destinées à réhabiliter les mots qu’ils ont choisi de sauver de leur triste dérive sémantique. En redonnant sens aux mots qui nous unissent, ces auteurs nous offrent, à nous spectateurs, le pouvoir de leur imaginaire, de leur force sociale, de leur impact émotif.

Carte blanche à Geoffrey Gaquère : Le dénominateur commun · Dimanche 5 mai, 20 h
Le Jamais Lu donne carte blanche au codirecteur artistique ce 12e Jamais Lu, Geoffrey Gaquère, afin qu’il puisse déployer pleinement sa vision de la dramaturgie contemporaine, telle qu’il la désire. Soucieux de comprendre la mécanique humaine, son projet Le dénominateur commun l’a amené à réunir trois auteurs – François Archambault, Emmanuelle Jimenez et Isabelle Leblanc – qui rencontrent des spécialistes de la quête de sens: une théologienne, un astrophysicien, un psychologue et un généticien. À la suite de ces rencontres, les trois auteurs rendront compte de leur expérience en écrivant du théâtre, des poèmes, des essais, des verbatims, et tout ce que le choc des discussions aura suscité en eux. L’humble espoir qu’entretient Geoffrey avec ce projet: fouiller la part d’ombre et de lumière inhérente à notre passage sur terre.

Soirée de clôture
Le Bal littéraire · Vendredi 10 mai, 20 h
Pour sa soirée de clôture, le Jamais Lu propose une première en sol québécois: une représentation franco-québécoise d’une formule bien éprouvée en France: le Bal littéraire de la Coopérative d’écriture. Pour l’occasion, cinq auteurs – trois français: Marion Aubert, Rémi De Vos et Pauline Sales et deux québécois: Simon Boulerice et Evelyne de la Chenelière – se réunissent pendant quarante-huit heures afin de produire un texte autour de leur rencontre et de leurs chansons préférées. Le principe est simple, chaque texte se termine par les premières paroles d’une chanson qui, aussitôt prononcées, se mettent à jouer à tue-tête. Les spectateurs en piste sont invités à danser tout leur saoul. Une fois la toune terminée, on se rassoit, on écoute la suite de l’histoire… on redanse, on réécoute du théâtre, on redanse… ainsi de suite jusqu’à l’épuisement des corps et des mots. Une clôture de festival où la beauté de la rencontre dramaturgique n’aura d’égale que la frénésie des spectateurs!

Lectures jeune public
Le Jamais Lu présente également deux lectures théâtrales de textes jeune public. D’abord, il y aura Entre A et C il y a B de Marilyn Perrault. Une plongée dans un univers peuplé de dinosaures et de bigfoots où l’évasion imaginaire permet de mieux s’expliquer ces vies d’enfants écartelés entre la semaine à Québec avec maman et la semaine à Montréal avec papa. Puis, livrée par une équipe de comédiens professionnels, une œuvre collective, Le Quartier, écrite par les élèves de 6e année de l’école Saint-Grégoire-le-Grand, fruit de plusieurs mois d’atelier d’écriture sous la supervision de Pascal Brullemans. Une belle occasion de découvrir ce qui habite l’imagination de la prime jeunesse.

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