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Sylvie Moreau et Réal Bossé codirecteurs artistiques d’Omnibus avec Jean Asselin

Après 4 décennies à la timonerie de la compagnie de création, Jean Asselin partagera désormais la direction artistique d’Omnibus avec deux complices de longue date.

Que ce soit comme interprètes, metteurs en scène ou maîtres d’œuvre, Réal Bossé et Sylvie Moreau ont participé depuis 25 ans à une vingtaine de productions d’Omnibus. Réal et Sylvie adhèrent aux enjeux philosophiques et esthétiques de la compagnie ainsi qu’à l’activité didactique de son école apparentée. Ils y seront professeurs invités à compter de la saison prochaine. Nos trois mousquetaires entendent pérenniser une vision artistique toujours aussi verte, singulière, et essentielle au corps du théâtre.

Avant de signer conjointement Rue Fable à venir cet automne, le trio vient de mettre en scène Amours fatales d’après Racine (2014). Les récentes créations, avec leurs procédés respectifs, Burlesque et Jabbarnack! (2008 et 2012) furent des jalons; à l’avenant de Sylvie et Réal, des œuvres iconoclastes, cruellement ironiques mais bienveillantes. Il y eut également Rêves, chimères et mascarade (2009) où le talent d’improvisateur et sa direction sympathique des troupes valurent à Réal Bossé le bon dieu sans confession.

« Nous partageons depuis 25 ans ce désir de donner la place au corps dans l’espace scénique, le refus de l’asservissement au texte et la remise en question de l’abordage psychologique au théâtre. Nous souhaitons poursuivre cette mission de donner au corps ses trois dimensions sur une scène, pour en faire le premier signe qui mène au sens. Et nous continuerons évidemment à appliquer et traduire le riche vocabulaire donné par le mime dans des œuvres dramatiques où le corps nous raconte l’histoire. » Sylvie Moreau et Réal Bossé.

Le vaste répertoire de la compagnie de création témoigne d’une mission inusable, une aventure esthétique aussi bien que mentale qui exacerbe notre sensibilité à l’art du corps au théâtre. Montréal est le bouillon de culture qui a permis d’envisager et de réaliser un théâtre ultra corporel. Espace Libre fut le territoire propice à la transgression du réalisme au bénéfice de l’éloquence du corps, sa transposition poétique du réel, des rapports inouïs avec la littérature.

«Trois imaginaires croisés relevant de la même philosophie nous permet de décupler les possibilités de création, et d’éprouver entre nous au sein d’une même création les idées qui nous portent, et la façon d’articuler ces idées dans les corps, dans l’espace, et dans le texte, le cas échéant. On s’embarque pour donner à voir et à entendre ce qui excite l’œil … et la pensée. »

Communiqué de presse // OMNIBUS le corps du théâtre

 

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