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La beauté du monde d’Olivier Sylvestre

En face du parc où il a jadis rencontré Maryline se dresse un bloc de briques. Aspiré par sa gueule béante, Olivier quitte tout – travail, famille, amoureuse – pour y louer un deux et demie. Commence alors une lente dissolution de ce qui le constituait, entre les tuyaux, les cloisons poreuses et la respiration fétide de son nouvel habitat. Il y rencontre Sylvie, méduse qui règne sur les lieux et envoûte les locataires; Dany, héros tragique qui veut l’entraîner dans son délire autodestructeur ; monsieur Picard, concierge pourvoyeur ; et Alexe, qui revient là après une longue errance. Apparaissant et disparaissant comme des ombres, chacun témoigne du gouffre où s’abîme Olivier, dont les forces s’amenuisent malgré les efforts de Maryline pour le sortir de son marasme.

Cet immeuble vaguement surréaliste a sa propre vie et est hanté par la clandestinité et l’interdit. S’enfonçant dans les ténèbres pour y retrouver la promesse de la lumière, le protagoniste se dépouille de son passé dans l’espoir de connaître ce qui le définit. Quand nos murs intérieurs s’effondrent, peut-on renaître, rebâtir, renouer avec la beauté ? Un texte sombre et chatoyant qui parle d’amour et nous enjoint de danser avec la vie.

Olivier Sylvestre

Olivier Sylvestre a obtenu son diplôme en écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada en 2011. Ses textes La faim, Le désert et La fabrication de l’amour ont été lus à Zone HOMA ; Le désert y a d’ailleurs reçu le Prix du meilleur texte dramatique de l’édition 2011. Son adaptation des Abeilles de Yôko Ogawa a été créée au théâtre Prospero en 2012, et son conte Le No-Pain Réveillon faisait partie de l’édition 2013 des Contes urbains de La Licorne. Il a également fait des études en criminologie et œuvre comme intervenant en toxicomanie dans un centre de réadaptation de Montréal, où il donne en outre des ateliers de théâtre. En 2012, La beauté du monde a été mise en lecture à l’occasion de Dramaturgies en dialogue, a valu à l’auteur de recevoir le prix Gratien-Gélinas et a été traduite en polonais. Cette pièce est présentée aux Écuries par la compagnie de théâtre I.N.K. du 10 au 28 février 2015, dans une mise en scène de Marilyn Perreault.

Communiqué de presse | Éditions Leméac

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