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Tangente dévoile sa saison 2015-2016

Tangente a le plaisir de présenter sa 35e saison, comprenant 32 projets chorégraphiques de 44 créateurs nationaux et internationaux

Salles de spectacles et collaborations

Le Studio du Monument-National reste pour une cinquième année consécutive la salle de diffusion principale avec une installation vidéo-danse de Nathan Yaffe présentée au cours de la saison dans Le Café du Monument-National.

Tangente présentera des spectacles dans trois autres lieux. La collaboration initiée il y a trois ans avec le Festival Phénomena se poursuit et c’est dans l’espace du chorégraphe Peter Trosztmer, dans Griffintown (3rd floor – the big space) que les spectateurs et festivaliers seront invités à découvrir sa nouvelle installation performative #boxtape.

Pour la première fois, Tangente et le festival Temps d’images s’associent pour présenter, à l’Usine C, un spectacle co-créé par Priscilla Guy et Catherine Lavoie-Marcus. La Fonderie Darling accueillera en février 2016 l’artiste Dorian Nuskind-Oder.

En parallèle, Tangente est heureux de renouveler son association avec le festival Pop Montréal, pour le premier spectacle « rock » de la saison, avec Karen Fennell et Jackie Gallant, et Helen Simard.

De plus en plus nombreux sont les créateurs découverts à la Biennale de gigue contemporaine qui prennent part à la programmation courante de Tangente. C’est donc en collaboration avec BIGICO que nous présenterons les nouvelles créations des chorégraphes Nancy Gloutnez et Maïgwenn Desbois. 

À noter également la fidélité du partenaire José Navas – Compagnie FLAK qui offre des résidences à des artistes de la saison dont les cinq participants aux Danses Buissonnières, un soutien à la création indispensable. Désormais devenue une tradition de début de saison, Tangente s’immiscera dans le métro en collaboration avec la STM, pour un événement original visant à démystifier la danse contemporaine. 

Amitiés artistiques + les femmes

Cette saison est marquée par des amitiés entre femmes qui vont au delà de la simple affinité artistique et sont motivées par l’envie de s’engager dans un processus de recherche de fond. C’est ainsi que Karen Fennell et Jackie Gallant s’amusent avec les codes établis en performance dans the trouble with reality.

Rencontres très attendues de la saison 2015-2016, Hanako Hoshimi-Caines et Maria Kefirova explorent la notion du paradis dans The Paradise alors que Priscilla Guy et Catherine Lavoie-Marcus tentent de rester fidèles à elles-mêmes dans Singeries.

« Remixées » l’une par l’autre dans le cadre du projet REMIX produit par le Studio 303, Sarah Bronsard et Nancy Gloutnez partageront une soirée qui sera l’occasion d’une nouvelle co-création où flamenco, arts visuels et gigue pourraient trouver place.

La thématique des Femmes est inhérente à ces collaborations. Elle sera au cœur d’une soirée partagée par Cecilia Moisio, originaire de Finlande et remarquable interprète dans Co(te)lette de Ann Van Den Brock présenté à l’Usine C en 2013, qui aborde dans Juxtapose le « nouveau sexisme », et Gabrielle Bertrand-Lehouillier, découverte aux Danses Buissonnières_Classe 2014 avec sa pièce Naïve ?

Lara Kramer présentera quant à elle sa nouvelle création Tame. On se souvient encore de sa précédente œuvre NGS (“Native Girl Syndrome”) présentée en 2013 à Tangente et qui fut acclamée par le public, la critique et le milieu. Mettant en scène des personnages féminins, ses œuvres éloquentes et engagées abordent les enjeux politiques du Canada et des Premières Nations.

Somatique

Ayant marqué la soirée des duos présentée en début de la saison 2012-2013, Evelyne Laforest et Rémi Laurin-Ouellette se voient offrir une soirée complète avec une nouvelle création et un projet présenté dans le cadre du projet Fly de l’École de danse contemporaine de Montréal retravaillé pour l’occasion. Une esthétique sur le corps et son expressivité. 

Du collaboratif à la résistance artistique

À noter l’omniprésence au sein de la saison d’œuvres collaboratives laissant place à des esthétiques collectives. La prise de risque et une certaine résistance artistique en marquent également l’esprit. Nous retrouverons Peter Trosztmer avec #boxtape aux côtés de Jeremy Gordaneer, Thea Patterson, Elinor Fueter, Sonya Stefan, Lois Brown, Nathan Yaffe, Sigrid Patterson, Chi Long, Winnie Ho, Emmalie Ruest, Karen Fennell ainsi que le public nous dit-on dans la description du projet. 

Manuel Roque signe sa nouvelle création 4-OR avec ses collaborateurs et interprètes de longue date Judith Allen, Marilène Bastien, Sophie Corriveau, Mark Eden-Towle, Indiana Escach, François Marceau et Lucie Vigneault. 

Dans le bruyant et impétueux No Fun d’Helen Simard, une place importante est faite aux interprètes et performeurs Alexandre Chavel, Stéphanie Fromentin, Sébastien Provencher, Emmalie Ruest, Charlton Snow, Roger White, Ted Yates. 

Mobilier mental du fidèle duo Michel F. Côté et Catherine Tardif se décrit comme un « jeu rétinien et postural interactif pour spectateurs et dix artistes » (dont Marie Claire Forté, Alanna Kraaijeveld, Brice Noeser, Manuel Roque, Magali Stoll, Guy Trifiro, Peter Trosztmer). 

En parallèle de ces projets collaboratifs, les nouvelles créations d’Adam Kinner (Car c’est par la fragilité que la révolution œuvre*) et de Frédéric Tavernini (Things are leaving quietly, in silence) se placent eux aussi sous le signe de la résistance, version solo.

Danses – installations

Les arts visuels marquent à nouveau cette nouvelle saison. La soirée Cabaret Trans-Média présentera les installations performatives et transdisciplinaires des artistes Teoma Naccarato, Allison Nichol Longtin, Caroline St-Laurent. 

Moment fort de la saison 2013, Dorian Nuskind-Oder revient avec une nouvelle création Memory Palace présentée à la spacieuse Fonderie Darling. 

Nathan Yaffe proposera une version installation vidéo-danse de sa pièce The Johnsons présentée aux Danses Buissonnières en 2014 ; une expérience « voyeuse ». 

#boxtape de Peter Trosztmer se décrit aussi comme une performance évolutive autour d’une sculpture de ruban adhésif. On retrouvera également l’influence et l’intégration des arts visuels dans les pièces de Priscilla Guy et Catherine Lavoie-Marcus, et Michel F Côté et Catherine Tardif.

Compositions sociétales

Une soirée engagée partagée par Ariane Boulet en collaboration avec Laurier Rochon et Gabriel Vignola, et Maryse Damecour abordera via différents médiums (vidéo, danse, textes, musique) les thèmes de la personne au sein d’une société : les doutes qui nous habitent tout un chacun ou encore comment exister au sein d’une société hyperactive. 

Présentée dans le cadre de la semaine de la déficience intellectuelle, Avec pas d’cœur de Maïgwenn Desbois souhaite contribuer à faire tomber un tabou entourant la sexualité des personnes handicapées. Cette pièce sonde trois individus dont Anthony Dolbec et Gabrielle Marion-Rivard dans leur intimité pour mettre en lumière leurs désirs et leurs frustrations par le biais de la gigue et d’une danse contemporaine théâtrale.

Nouvelles générations de chorégraphes

L’événement Danses Buissonnières_Classe 2015 qui offre une scène professionnelle à cinq collectifs et chorégraphes en début de carrière a pour constante depuis toutes ces années de témoigner de la diversité des esthétiques existantes en danse contemporaine. Quant à eux, Martine Bruneau et Axelle Munezero, et Handy “MonstaPop” Yacinthe, découverts dans le cadre de l’événement très couru 100 Lux, représentent la deuxième génération de chorégraphes en danse urbaine. À surveiller.

Communiqué de presse | Tangente

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