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Al Pacino adapte Salomé au cinéma

Entendant la voix du prophète Jean-Baptiste, la princesse Salomé demande à le voir. Elle se prend pour lui d’une passion soudaine, violente, que le prophète repousse. Lorsque le roi Hérode lui promet ce qu’elle veut si elle danse pour lui, elle exige la tête de Jean-Baptiste.

Pour cette adaptation de la pièce d’Oscar Wilde, Al Pacino a opté pour la simplicité et le dépouillement : costumes contemporains, décors minimaux, mise en scène statique. Tout est fait pour mettre de l’avant le texte somptueux de Wilde, qui reste, dans son exploration de la religion et de la sexualité, d’une actualité troublante. Il sied particulièrement bien au cinéma, puisque c’est d’abord un drame du regard, de ce qu’on ne doit pas voir, contempler et donc désirer.

Salomé est aussi un film d’acteur au meilleur sens du terme, où ceux-ci se présentent à nous sans retenue, sans peur, plus grands que nature. Rarement aura-t-on vu une représentation aussi directe, sauvage, troublante du désir féminin – jusqu’à la monstruosité, jusqu’à la folie – que celle que livre Jessica Chastain. Comme possédé par le rôle, magistral, Pacino crée un Hérode moqueur, superstitieux, ridicule. Ce film vient nous rappeler que si le cinéma et le théâtre ont quelque chose en commun, c’est d’abord l’art de l’acteur.

Projections à l’occasion du Festival du nouveau cinéma : lundi 12 octobre 12h30 et dimanche 18 octobre 13h30 au Cinéma du Parc. Le film (78 minutes) est précédé d’un documentaire sur le tournage (95 minutes), lui aussi réalisé par Al Pacino.

Communiqué de presse | FNC

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