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Vies et morts d’Antonin Artaud

Marseille, le Mexique précolombien et l’Irlande gaëlique, le Théâtre Alfred-Jarry et le Théâtre de la Cruauté, l’asile de Rodez, la conférence du Vieux-Colombier, l’émission censurée Pour en finir avec le jugement de dieu, l’exposition Van Gogh à l’Orangerie: ces lieux et ces événements jalonnent l’existence d’Antonin Artaud et marquent le déploiement d’une œuvre essentielle.

Sa disparition, le 3 mars 1948, donne le signal d’un «emportement» autour de sa mémoire. Peu de créations, au cours du dernier demi-siècle, auront été l’objet d’autant d’appropriations critiques, littéraires ou théâtrales. Aux faits et aux écrits se sont souvent substituées des histoires frappantes, parfois délirantes, formant un récit édifiant dont nous sommes loin d’avoir mesuré les effets sur notre lecture d’Artaud. Loin des fabulations et des conversions, cet essai suit la trajectoire d’une vie et le tracé d’une oeuvre qui, dans «une terrible lutte contre le langage», a cherché «un impossible écrit».

Olivier Penot-Lacassagne est maître de conférences à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3. Il a publié et dirigé plusieurs ouvrages, parmi lesquels Contrecultures ! (CNRS Éditions, 2013), Engagements et déchirements. Les intellectuels et la guerre d’Algérie, co-écrit avec Catherine Brun (Gallimard/IMEC, 2012), Le Surréalisme en héritage: les avant-gardes après 1945 (L’Âge d’Homme, 2008) et Antonin Artaud (Aden, 2007).

Communiqué de presse | CNRS Éditions

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