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Message franco-ontarien pour la Journée du Théâtre 2016, par Sasha Dominique

LA RENCONTRE

Un frisson, un frôlement, une respiration. Un clin d’œil, une parole et ça y était: le coup de foudre instantané. Un coup de foudre dont on espère ne jamais se départir. Éternel et durable. Coup de foudre qui se révèle être la preuve tangible d’un engagement profond, au-delà de tout artifice: une réelle communion. Pour faire un pied de nez à l’éphémère et au libertinage.

Je me suis laissé complètement ensorceler, pour ne pas dire happer par ta présence. T’avais-je cherché? Espéré? Désiré? Courtisé? Peu importe; tu as croisé mon chemin et je t’ai accordé ma confiance. Aveuglément. Depuis lors, tu ne m’as jamais laissé tomber et je souhaite qu’il en soit ainsi tout au long de ma vie. De notre vie. Tu fus, tu es et tu seras. Tu tapisses mon âme et mon cœur de tes paroles et de tes gestes; tu te réfugies dans les moindres recoins de ma peau. Pour te faire beau, sans doute.

Tu es dorénavant une partie intrinsèque de qui je suis. Émerveillé, tenace, fonceur, intransigeant et par-dessus tout, passionné.

Ce corps à corps peut tout aussi bien en être un qui, du même coup, rallie nos âmes. Une indissociabilité, quoi.

Après tout, qui s’en plaindra?

Je dois te faire une confidence, cependant; malgré cette harmonie parfaite entre nous, ne m’en veux pas si je ne te garde pas exclusivement pour moi. Il me faut te partager avec d’autres. Avec plusieurs autres. Te garder uniquement pour moi serait égoïste et dans l’ordre contraire des choses. Ça ne t’avantagerait pas.

Tu existes pour être vu, entendu, partagé, découvert, célébré et applaudi. C’est ainsi que tu prends tout ton sens et ton envol.

Tu existes pour être libre et sans frontière. Éternel voyageur et conquérant, exposé à tout vent. Tu possèdes une force morale au-delà de tout préjugé ou préjudice; tu sais être fier et poli, rebelle et sage, triste et rieur.

Chaque fois que quelqu’un t’en donne l’occasion, tu brilles de tous tes feux. Et c’est pour cela que nous sommes des milliers à t’admirer; que dis-je, des milliers?!… J’ai cessé de compter depuis longtemps le nombre de tes admirateurs.

Tu es plus grand que chacun de nous qui t’accueillons à bras ouverts, peu importe où et sous quelle forme tu te présentes : dans une poche ou sur un grand plateau, en ombre chinoise ou en plein air. Encore et toujours, grandiose et intemporel.

Tu nous embrasses et nous embrases tous équitablement, sans distinction de cultures ou de langues. Nous t’en remercions avec dignité et panache.

Lorsque tu salues, nous t’applaudissons; tu en redemandes, c’est ton jour de gloire! Nous nous levons, nous crions même parfois BRAVO: tu jubiles, tu es comblé, tu as déjà hâte à demain où tu seras à nouveau acclamé… enfin, nous l’espérons. Profondément.

Tu es mon souffle de vie, ma plus grande inspiration et il en sera de même jusqu’à ma dernière expiration. Promis.

Théâtre: mon ami, mon amour… à toi pour toujours.

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