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Premier Acte en 2016-2017 : Une saison ancrée dans la réalité du monde

La saison 2016-2017 de Premier Acte explore une grande variété d’esthétiques et de langages et compte aussi quelques « ovnis théâtraux ». Elle ratisse large et emprunte bien des chemins de traverse. Et si une ligne directrice semble se dégager des onze propositions à l’affiche, les formes seront, quant à elles, plus éclatées que jamais.

Et puisque l’art théâtral ne peut être étranger au monde dont il est issu, la saison de cette année est résolument empreinte de cette réalité. Plusieurs des spectacles offerts l’interrogent, la critiquent, l’exposent. À certains moments, elle est présentée de façon bien nette, forte ou choquante, et parfois davantage en filigrane.

Automne

En ouverture de saison, le Théâtre Kata présente Doggy dans gravel d’Olivier Arteau-Gauthier. Une performance qui amalgame théâtre, musique et danse, pour mieux saisir les excès de l’adolescence. Suivra Stockholm, le syndrome, texte de Gabriel Fournier présenté par la compagnie Le chien sourd. Une prise d’otages qui devient prétexte à une amusante plongée dans l’absurde…comme si Ionesco écrivait une comédie noire ! Puis viendra Envies, écrite par Samantha Clavet et présentée par le Théâtre escarpé. Une plongée sans pudeur, et pourtant sensible et touchante, dans l’univers d’une « escorte ». Cette pièce est présentée hors les murs au bar Le Sinatra (anciennement L’Autre Zone).

En novembre, la pièce Parfois, la nuit, je ris tout seul, présentée par le Théâtre de la marée haute, s’installera dans la salle intime de Premier Acte. Deux clowns-tragiques-postmodernes plongent dans les univers de Mano Solo et de Jean-Paul Dubois. Fuck toute de Catherine Dorion et Mathieu Campagna rassemble des textes anonymes, glanés en particulier sur la blogosphère, qui ne s’attaquent pas aux « problèmes » de notre société, mais à sa triste absurdité. Juste à temps pour les fêtes, La Vierge folle, revient avec Les contes à passer le temps. Six auteurs et acteurs ont dévoré leur quartier pour mieux nous raconter Québec. Cette pièce est présentée hors les murs à la Maison Chevalier, 50, rue du Marché-Champlain.

Hiver

La saison hivernale débutera avec Le jeu, un texte de Samuel Corbeil librement inspiré de Milan Kundera, une production du collectif du Vestiaire. Quand un jeu, un banal jeu de rôles, pousse deux personnes dans leurs derniers retranchements. Ensuite, la Brute qui pleure présente son premier spectacle : Froid, un texte de Lars Norén. Un regard implacable sur le racisme et l’intolérance. Un texte puissant, actuel et, par les temps qui courent, essentiel. Suivra immédiatement la pièce Trafiquées, présentée par les Gorgones. Le trafic d’être humain, vu par le biais du récit poignant d’une jeune adolescente victime de cette exploitation innommable.

[Mal]heureuses, texte d’Élodie Cuenot présenté par CARGO Théâtre, prendra l’affiche en avril. Entre documentaire et fiction, la vie et le destin de trois femmes de dictateurs. En clôture de saison, on assistera à Pan tu gēmu (du pain et des jeux) d’Opus neuf, un solo qui emprunte équitablement à la danse, à la musique et à la performance pour raconter un dessein exceptionnel, celui d’une conversion par l’ouverture.

Communiqué de presse | Premier Acte

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