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Le OFFTA a dévoilé la programmation de sa 10e édition

Ce jeudi 28 avril au Monument-National, LA SERRE – arts vivants a dévoilée la programmation de la 10e édition du OFFTA, festival voué à la jeune création contemporaine en arts vivants. L’organisme a profité de l’occasion pour lancer ses nouveaux espaces de résidences : Les Ateliers de LA SERRE.

LA 10e ÉDITION DU OFFTA

Pour son 10e anniversaire, la programmation du OFFTA regroupe 21 spectacles, dont un focus sur la Scène contemporaine autochtone, l’événement spécial Décalogue aux Jardins Gamelin, 8 activités satellitaires et une réflexion autour de la notion de (sur)vivre.

DÉCALOGUE, un évènement spécial du 10e en extérieur en collaboration avec le Partenariat du Quartier des spectacles

Décalogue consiste en une série d’œuvres pluridisciplinaires à l’image des dix années du festival. Chaque soir aux Jardins Gamelin à 18h, à la manière d’une carte blanche, un artiste est invité à créer une nouvelle œuvre ou à piger dans son répertoire et l’adapter au contexte extérieur de la place Émilie-Gamelin.

PME-ART (30 mai), Manuel Roque (31 mai), Geneviève & Matthieu (1er juin), Félix-Antoine Boutin (2 juin), Mélanie Demers (3 juin), un MixOFF de Cris Derksen & Frannie Holder – SCA (4 juin), Philippe Boutin (5 juin), La 2e porte à Gauche (6 juin), Sarah Berthiaume (7 juin) et Castel Blast (8  juin).

PROGRAMMATION

S’étant toujours intéressé aux pratiques de différents horizons et à l’occasion de cette 10e édition, le OFFTA présente Scène contemporaine autochtone (SCA), une programmation produite par ONISHKA et élaborée en collaboration avec la commissaire Émilie Monnet. Tissé à travers l’ensemble de la programmation du festival, SCA présente un évènement d’ouverture, 6 créations d’arts vivants autochtones ainsi que 2 tables rondes.

Le OFFTA s’ouvrent en grand avec toute la diversité qui a fait sa marque depuis dix ans: Le 30 mai à 17h, rendez-vous aux Jardins Gamelin pour une cérémonie d’ouverture, afin de reconnaitre que nous sommes aujourd’hui sur les territoires traditionnellement partagés par les peuples Haudenosaunee et Anishnaabeg. Puis, dans le cadre de son évènement DÉCALOGUE, le festival présente, en extérieur cette fois, Le DJ qui donnait trop d’information du collectif PME-ART. La soirée se poursuit en fête au Monument-National pour un programme double composé de Pixèle-moi!, où Rétrocolectivo, des manipulateurs d’acétates virtuoses, nous plonge dans l’univers ludique d’un jeu vidéo, et de Gagnant à Vie, un cabaret musical multidisciplinaire signé par l’ingénieux collectif Bureau de l’APA.

Pour les 9 jours qui suivent, des spectacles de dance, théâtre, performance et surtout des formes hybrides faisant fi des disciplines se côtoient. Le festival accueil des Premières : Tsekan d’Émilie Monnet qui nous offre d’un point de vue autochtone et avec une approche onirique, sa vision des grands enjeux du monde actuel, Monumental-National de Jean-Philippe Luckurst Cartier, une performance qui s’enracine dans le contexte historique et géographique du Monument-National, Iktomi les tisserandes de Soleil Launière, Pascale André et Ivanie Aubin-Malo une cérémonie autochtone à la fois traditionnelle et contemporaine présentée en extérieur à la place de la paix,  The Rules Les Règles de Chloé Lum et Yannick Desranleau, Landline de XOSECRET et Productions Menuentakuan qui jumelle des spectateurs de Montréal avec des spectateurs de Mashteuiatsh et  Wendake pour une aventure douce et intime, Nos terres louables, un évènement organisé par Marie-Claude Gendron qui invite Alain Denault, Michelle Lacombe et d’autres invités à se questionner artistiquement sur les enjeux liés à l’industrie minière et Traditional dance or this dance is in commemeration of the 103rd anniversary of the Rite of spring d’Amelia Ehrhardt.

OFFTA soutient la création locale dans son moment d’émergence et présente ainsi premières étapes de travail. Cette année, le festival vous invite à rencontrer trois nouveaux projets : La Singularité est proche de Jean-Philippe Baril Guérard qui nous fait frémir en nous faisant imaginer comment une machine pourrait permettre aux humains de vaincre la mort, Youngnesse de projets hybris qui fait vibrer cet état fondamentalement radical qu’est la jeunesse et enfin Pour de Daina Ashbee proposant des états de corps hypnotisant où le féminin rencontre l’animal.

La programmation affiche également certaines reprises de spectacles, auxquels le festival désir donner une plus longue vie : Untied Tales (the vanished power of the usual reign), une magnifique création de Clara Furey qui aborde la rencontre de l’autre, Ruminant Ruminant qui ne parle pas de bovin, mais où Brice Noeser et Karina Iraola danse parfois, chante aussi un peu pour tenter de comprendre où tout ça s’en va, Feeled où le collectif Wives invente un sport expérimental qui cherche des manières de s’en sortir, Beauté Brute où trois femme-créature du collectif LA TRESSE se retrouvent à travers le rituel, Fins des périples dans les vaisseaux du manège global Marc-Antoine K. Phaneuf décape l’identité Québecoise en commentant un diaporama d’images trouvées sur internet, Relais Papillon de Caroline St-Laurent où cinq athlètes issues de la natation et de la danse expérimentent l’Exerciseur à nage sur place, Hidden Paradise Alix Dufresne et Marc Béland se réapproprient par la parole et le corps les mot d’Alain Denault sur les paradis fiscaux et Post performance / Conversation Action Maria Hupfield invite Alanis Obomsawin à dialoguer de solidarité intergénérationnelle.

Le OFFTA propose aussi 8 activités satellitaires comprenant les résidences de 2 artistes de la relève : Ariane Dessaules (Maison de la culture du Plateau Mont-Royal) et Mélanie Langlais (Monument-National), une table ronde autour de la question de la création en collectif animé par aparté, 2 tables rondes sur différents enjeux liés à l’art autochtone et deux party célébrant les 10 ans du festival.

En clôture, le OFFTA récidive cette année avec ses MixOFF, des objets scéniques aux frontières de diverses pratiques culturelles et artistiques. Pour sa 10e édition, le festival est fier d’inviter de Berlin le collectif d’art scénique Henrike Iglesias et l’artiste visuelle montréalaise Nadège Grebmeier Forget à travailler ensemble et faire éclore de nouveau langage transatlantique.

Communiqué de presse | OFFTA

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