S’il désigne lui-même André Brassard comme son mentor artistique, pour l’avoir eu comme professeur à l’École nationale de théâtre, puis avoir joué sous sa direction à deux reprises, René Richard Cyr est aussi l’un de ses plus dignes successeur·es. Dans son rapport à l’œuvre de Michel Tremblay, notamment, qu’il a su amener ailleurs tout en lui étant fidèle.

 
Le 7 mars 1971, René Richard Cyr a 12 ans. En ce dimanche des plus banals, aux côtés de sa mère et de son père, devant le téléviseur, il découvre les mots d’un auteur prolifique : Tremblay. C’est l’heure du téléthéâtre. Enfoui dans son fauteuil, sous le choc, il reconnaît aussitôt son univers à l’écran ; il entend sa mère, ses tantes, ses voisines. La liberté artistique n’est donc pas réservée aux bourgeois ou à une élite quelconque. En pièces détachées sera sa première lueur d’espoir quant à un théâtre aux allures de vrai monde.

S’il a d’abord connu Michel Tremblay comme père théâtral, c’est plus tard, toujours à la télé, qu’il découvre la personne. Invité à l’émission Réal Giguère illimité, l’auteur est vêtu de ce qui s’apparente à une robe et parle ouvertement de son homosexualité…

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