Dernier numéro JEU 188 ∙ Fragments d’un théâtre amateur

Le théâtre amateur éclairé par les feux de l’Antiquité

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On sait tout le mal qui peut être dit des réseaux sociaux, des jeux vidéo et autres univers de consomption de soi dans la consommation du monde. Les Grecs et les Romains antiques, eux aussi, abhorraient l’oisiveté et les loisirs vains. La façon dont ils envisageaient leur rapport au temps nous offre un éclairage sur le théâtre amateur.

Des heures dilapidées à consulter ou à jouer, hypnotisé·es, sur nos écrans portables… Nous sommes aujourd’hui maîtres et maîtresses en consommation de temps « libre », tant il nous est urgent de nous détourner du labeur. Après tout, il s’agit là de notre temps, que l’on sent trop souvent envahi par un travail pas toujours enrichissant. Mais ne remplaçons-nous pas, au nom de cette liberté, une aliénation par une autre ? Qui est jamais sorti grandi, ou même simplement satisfait, de deux heures passées en défilement morbide (doomscrolling) ou à jouer à Candy Crush ? Nous n’en avons pas moins cédé, durant ces heures, notre « temps de cerveau humain disponible » aux marchands du Temple.

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