Dernier numéro JEU 189 ∙ Médiation théâtrale

Parcours d’une inestimable pionnière

© Jean-Michael Seminaro

La première à avoir exploré diverses avenues de médiation théâtrale avec des groupes d’enfants puis d’adultes, Monique Rioux a permis par ses expérimentations d’inclure le jeune public dans les processus de création de spectacles s’adressant à lui. Survol d’une trajectoire qui, au fil des décennies, a inspiré nombre de créateurs et de créatrices de tous horizons.

Annie Gascon : Au fil de nos conversations, Monique, tu as relaté des événements de ton enfance qui font écho à ton cheminement professionnel. Si on commençait par-là ?

Monique Rioux : Au début des années 1940, j’habitais Villeray avec mes parents. À 4 ans, ils m’ont envoyée suivre des cours de diction. J’y ai appris, entre autres, la fable La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf, que je récitais sur la galerie à l’arrière de notre maison. Tout le monde me regardait. Quelques années plus tard, déménagée à Longueuil, je montais dans ma cour des contes que je connaissais, comme Blanche-Neige. Le garage, la clôture me servaient de décor. Je faisais une partie de l’histoire, puis je demandais à mes voisins et voisines de changer de côté. J’avais 11 ans. Cette mise en espace du public, je l’ai conservée dans mes mises en scène à La Marmaille, comme dans On n’est pas des enfants d’école, Parasols et L’Umiak. Par ailleurs, j’ai toujours privilégié les petits publics, car j’aime cette proximité.

(Le sujet vous intéresse ? Lisez la suite dans JEU 189.)

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À propos de

Annie Gascon est titulaire d’une maîtrise en théâtre de l’UQAM. Son parcours est jalonné d’expériences en jeu, en enseignement et en animation, en rédaction et en direction des communications au Théâtre Petit à Petit, qu’elle a cofondé, à la Nouvelle Compagnie Théâtrale, au Festival de Théâtre des Amériques et au Théâtre du Nouveau Monde, où elle dirige, jusqu’à ce jour, la publication de L’Emporte-Pièces.