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Dictionnaire des artistes du théâtre québécois

De Claude Accolas à Alain Zouvi, 450 artistes ayant marqué le théâtre québécois sont répertoriés dans ce premier dictionnaire de notre activité théâtrale. Dans ce livre unique renfermant 150 photos, on trouve consignés le parcours professionnel et les principales réalisations de ces interprètes, metteurs en scène et scénographes au sens large. Nés entre 1839 et 1974, ces créateurs ont fait du théâtre d’ici l’un des plus dynamiques de la planète.

Sous la direction de Michel Vaïs, docteur ès études théâtrales et rédacteur en chef des Cahiers de théâtre JEU, trente-trois collaborateurs spécialisés et attentifs à l’évolution du théâtre québécois ont écrit les articles de cet ouvrage de référence exceptionnel.

Depuis l’entrée en scène des « pré-professionnels », qui ont formé et inspiré nos premiers professionnels de la scène, jusqu’aux nouvelles étoiles de nos planches ayant tout de même une bonne dizaine d’années de métier, ce premier dictionnaire de l’activité théâtrale québécoise inclut les principaux artistes, dirigeants et pédagogues sans égard à leur origine, leur langue, leur secteur de travail (jeunes publics, comédie estivale, marionnette, variétés, etc.) ou leur statut social, chacun bénéficiant d’un commentaire critique. En complément, un index des artistes cités mais sans entrée permet de retracer facilement les productions auxquelles ceux-ci ont pu participer, ainsi que les noms de leurs collaborateurs de l’époque.

Collaborateurs

Hélène Beauchamp, Patricia Belzil, Raymond Bertin, Claire Dé, Jean-Marc Larrue, Renée Noiseux-Gurik, Christian Saint-Pierre, Louise Bail, Luc Bellemare, Josée Bilodeau, Pascal Blanchet, Étienne Bourdages, Marie-Andrée Brault, Catherine Cyr, Gilbert David, Ludovic Fouquet, Lise Gagnon, Adeline Gendron, Diane Godin, Jean Cléo Godin, Hervé Guay, Hélène Jacques, Dominique Lafon, Véronique Lamontagne, Gilles Marsolais, Guylaine Massoutre, Élizabeth Plourde, André Ricard, Lucie Robert, Irène Roy, Sylvain Schryburt, Anne-Marie Villeneuve et Philip Wickham.

Dictionnaire des artistes du théâtre québécois

JEU et Québec Amérique, 2008, 424 p., ill., 34.95 $ (papier) ou 22.99 $ (epub). En vente à nos bureaux et sur le site de Québec Amérique.

Mise à jour (24 mai 2017)

De Claude Accolas à Alain Zouvi, les 450 artistes ayant le plus marqué le théâtre québécois ont une entrée dans le Dictionnaire des artistes du théâtre québécois, paru chez Québec Amérique. On y trouve consignés le parcours professionnel et les principales réalisations de ces interprètes, metteurs en scène, scénographes au sens large (décorateurs, éclairagistes, concepteurs de son et de costumes). Nés entre 1839 et 1974, ces artistes ont fait du théâtre québécois un des plus dynamiques de la planète. Ce premier dictionnaire de l’activité théâtrale québécoise inclut les principaux artistes, dirigeants et pédagogues sans égard à leur origine, leur langue, leur secteur de travail (jeunes publics, comédie estivale, marionnette, variétés, etc.) ou leur statut social (amateur ou professionnel), chacun bénéficiant d’un commentaire critique.

Le temps est venu d’y faire une mise à jour basée notamment sur les réactions, les commentaires et les nouvelles informations que nous ont adressés nos lecteurs.

Un dictionnaire n’est jamais seulement l’aboutissement d’une entreprise, c’est aussi le commencement d’une histoire. Résultat d’un effort considérable consenti par 34 collaborateurs, le nôtre est une œuvre en évolution, qui sera l’objet de révisions et d’ajouts, comme tout dictionnaire digne de ce nom. Il est donc inévitable que, un jour, certains groupes ou individus voudront poursuivre ce travail et, nous l’espérons, auront les moyens de le faire avancer. Nous le leur souhaitons de tout cœur. À leur intention, nous colligeons ici des informations précieuses, dont certaines restent à contre-vérifier, même si nous les tenons aujourd’hui pour crédibles. Notons que les 450 entrées de l’ouvrage ont la plupart du temps été rédigées à partir de curricula vitarum fournis par les artistes eux-mêmes, ou par leur héritiers. Or souvent, ces documents mêlent les dates et les lieux, contiennent des titres approximatifs et, surtout, ne distinguent pas entre le travail effectué au théâtre et celui pour la télévision. Ainsi, selon au moins deux sources, des rôles attribués à Charlotte Boisjoli dans le Dictionnaire n’ont pas été joués par elle, contrairement à ce que l’on trouve dans son CV. Par ailleurs, des artistes à qui l’on a lu le texte de leur entrée n’y ont pas décelé d’erreurs que d’autres constatent aujourd’hui. Il est certain que c’est la parution du Dictionnaire qui aura permis de rectifier des faits considérés comme avérés auparavant, ou d’en découvrir de nouveaux.

Cela dit, même si nous avons encore reçu plusieurs suggestions d’ajouts à la liste des 450 artistes choisis, nous n’ajouterons pas ici de nouveaux noms, ni ne ferons de retouches au contenu du Dictionnaire. Signaler les nouvelles réalisations importantes de tel ou tel artiste, ou par exemple le fait que Wajdi Mouawad a été nommé en 2009 artiste associé au Festival d’Avignon, nous aurait obligés à lancer de nouvelles recherches que seule une nouvelle édition de l’ouvrage permettrait. En revanche, nous proposons ici des précisions et des corrections d’erreurs qui nous ont été signalées par nos lecteurs. Merci aux personnes suivantes de nous en avoir fait part: Pascal Blanchet, Françoise Faucher, Richard Lacroix, Renée Noiseux Gurik, Hervé Guay, Serge Marois, Aubert Pallascio, Louise Renald, Dominique Marcon, Louis-Dominique Lavigne, Jean-Marie Grimaldi, André G. Bourassa, André Couture.

Coquilles

Une seule coquille – découverte par une libraire – avait été dépistée rapidement. Il faut dire que huit paires d’yeux avaient scruté l’ouvrage avant sa parution, si l’on ajoute les correcteurs de Jeu à ceux de Québec Amérique. La coquille apparaît dans l’entrée Kim Yaroshevskaya, qui a marqué le Québec en jouant à la télévision le rôle de la poupée Fanfreluche (et non Franfreluche).

Puis, nous en avons dépisté une seconde : page 411, il faut lire Paula (et non Paul) de Vasconcelos.

Décès

Vingt-cinq artistes ayant une entrée dans le Dictionnaire sont décédés depuis la parution :

Jean Herbiet, le 31 mars 2008, à Ottawa

Paul Bussières, le 19 juillet 2008, à Québec

Amulette Garneau, le 7 novembre 2008, à Montréal

Micheline Legendre, le 5 janvier 2010, à Montréal

Jean Dalmain, le 28 mars 2010, à Longueuil (?)

Marthe Turgeon, le 28 août 2011, à Montréal

Jean Faucher, le 1er février 2013, à Montréal

Huguette Oligny, le 9 mai 2013, à Montréal

Hélène Loiselle, le 7 août 2013, à Sainte-Adèle

Jean-Louis Roux, le 28 novembre 2013, à Montréal

Catherine Bégin, le 30 décembre 2013, à Montréal

Marjolaine Hébert, le 28 juillet 2014, à Longueuil

Gilles Latulippe, le 23 septembre 2014, à Montréal

Françoise Graton, le 7 novembre 2014, à Montréal

Paul Buissonneau, le 30 novembre 2014, à Montréal

Monique Joly, le 7 juillet 2015, à Montréal 

François Barbeau, le 28 janvier 2016, à Montréal

Claude Michaud, le 21 février 2016, à Montréal

Rita Lafontaine, le 4 avril 2016, à Montréal

André Montmorency, le 5 juillet 2016, à Montréal

Benoît Girard, le 25 mars 2017, à Montréal

Janine Sutto, le 28 mars 2017, à Montréal

Rodrigue Mathieu, le 13 avril 2017, à Montréal

Paul Hébert, le 20 avril 2017, à Québec

Nicole Leblanc, le 23 mai 2017, à Montréal

Le nombre d’artistes encore vivants ayant une entrée dans l’ouvrage passe donc à 325 le 24 mai 2017.

Vrais noms

Le véritable nom d’Arthur (et Juliette) Petrie est Pitre. Nous l’avons appris grâce au collaborateur Pascal Blanchet, qui a trouvé dans un journal en juillet 2008 la notice nécrologique de sa fille, Patricia Bénac.

Le véritable nom de Paul Cazeneuve est Georges Alba.

Précisions

Dans l’entrée Yvette Brind’Amour, nous donnons 1949 comme date de la fondation du Théâtre du Rideau Vert. En réalité, la compagnie a été incorporée en 1948, mais la première pièce (Les Innocentes) y a été présentée l’année suivante.

Dans l’entrée Jean Despréz, le titre de sa pièce, La Cathédrale…, doit se terminer par trois points de suspension, par allusion au titre de l’œuvre de Debussy à laquelle elle se réfère lors d’une conférence de presse. C’est ainsi que son biographe l’écrit.

Erreurs factuelles

Au sujet de Julien Daoust, voici ce que nous a écrit André G. Bourassa : Daoust crée la Conscience d’un prêtre sous le titre de Prêtre martyr à la Salle Jacques-Cartier de Québec en mars 1908 et l’y reprend en mars 1909 sous le titre de Prêtre martyr ou Le Secret de la confession. Il a créé Allô! allô! Québécoise au Canadien de Québec fin janvier – début février 1910, donc avant la Belle Montréalaise.  Voir Beaucage, le Théâtre à Québec au début du XXe siècle,  p. 241-262.

Dans l’entrée Jasmine Dubé : c’est Louis-Dominique Lavigne qui a fait la mise en scène de Bouches décousues en 1984; Jasmine Dubé avait écrit le texte et a interprété un des rôles.

Entrée Germaine Duvernay : le Lyceum où elle aurait fait ses débuts n’est pas le TNM actuel, mais l’actuel Métropolis. Il est aussi question du Lyceum dans l’entrée Alphonse Victor Brazeau.

Dans l’entrée sur Jean Faucher, il est dit que « dès 1947 », il travaille à l’Anjou et au Stella. Or, les Faucher (Jean et Françoise) ne sont arrivés à Montréal qu’en 1951.

Entrée Gratien Gélinas : selon Jean-Marie Grimaldi, il n’a jamais réussi à « prendre possession du vaste Théâtre Gaiety’s (ex-Radio-Cité, actuel TNM) », comme nous l’écrivons, car Gélinas « était pauvre. C’est la Brasserie Dow qui a acheté le Théâtre et ils ont donné la gérance de la scène à M. Gélinas, et M. Laurent Lacroix est demeuré gérant de la salle. »

Le véritable nom de la troupe d’Antoinette Giroux est « Comédiens unis » et non « Compagnie de Montréal », qui est le nom de celle de Paul Langlais.

Selon son fils Jean-Marie, Jean Grimaldi serait arrivé à Montréal « en 1928 ou 29, juste avant la Crise» et non en 1926 tel que nous l’avons écrit. On lit dans son entrée qu’il est « l’auteur de plus de 200 pièces comiques (aux actes interchangeables) », mais selon son fils : « Il n’a pas écrit 200 pièces, mais 22. Il est aussi l’auteur de 60 sketchs et de 40 ouvertures (décors, chant et danse). » Enfin, nous écrivons que Grimaldi a dirigé les carrières d’Olivier Guimond fils et de Manda Parent pendant plus de 20 ans; Jean-Marie Grimaldi précise : « Olivier Guimond est resté 26 ans dans la troupe sous le nom de Ti-Zoune jr., Manda, 32 ans […]. »

Un des théâtres fondés par Paul Hébert est le Chantecler (premier théâtre d’été au Québec), situé dans l’ancienne salle Cocorico de l’hôtel Chantecler, ainsi nommé d’après une variété de poulet obtenue par croisements par les agronomes d’Oka. Dans les entrées Paul Hébert et Albert Millaire, nous avons écrit le nom de ce théâtre avec un C, comme le théâtre Chanteclerc, qui deviendra en 1930 le Stella, puis, le Rideau Vert. Paul Hébert a fondé le Chantecler avec Albert Millaire à Sainte-Adèle, en 1956. C’est là qu’Albert Millaire a joué la Mégère apprivoisée, en 1957.

Dans l’entrée sur Richard Lacroix, on lui attribue le Prix Téléfilm Canada pour la meilleure production de télévision canadienne de langue française pour le moyen métrage de marionnettes pour la télévision, Hugo et le dragon, pour lequel il était concepteur visuel et directeur artistique. Or dans le domaine du cinéma et de la télévision, ce sont les producteurs qui récoltent ces honneurs.

Dans l’entrée Eugène Lassalle, nous avons confondu le conservatoire Lavallée-Smith, fondé en 1906, rue Sainte-Catherine, angle Saint-Denis, d’abord angle sud-est puis nord-est, avec celui de Lassalle, fondé à l’automne de 1907, rue University, angle René-Lévesque (alors Dorchester). André G. Bourassa dit avoir vérifié cela auprès de Mireille Barrière. Le Conservatoire Lassalle a fait les corrections sur son site.

La date de naissance est erronée dans l’entrée Gilles Latulippe. Il faudrait plutôt lire : le 31 août 1937.

Dans l’entrée Jean-Denis Leduc, on mentionne quatre fondateurs de la Licorne. Il y en a eu trois autres : Armand Labelle, Aubert Pallascio et Jacques Thisdale, mais ceux-ci sont partis peu de temps après la fondation.

La date de naissance de Micheline Legendre est le 18 février 1923, et non 1928.

Dans l’entrée Louis-Dominique Lavigne, son monologue de 2007 se nomme précisément Bobby ou Le vertige du sens et il ne s’agit pas spécifiquement d’une pièce pour adolescents.

Dans l’entrée Serge Marois, on écrit qu’il a remporté le masque de la production jeunes publics pour sa mise en scène de l’opéra de chambre Pacamambo, alors que c’est la pièce de théâtre du même nom qu’il a montée pour l’Arrière-Scène, et qui a gagné ce prix. C’est Claude Poissant qui a mis en scène l’opéra Pacamambo, créé par Chants libres aux Coups de théâtre.

Dans l’entrée de Bella Ouellette, le Dictionnaire indique qu’elle a fait partie de la création du spectacle à succès de Germain Beaulieu, la Passion, mise en scène par Julien Daoust en 1902. Or l’historienne Renée Noiseux-Gurik nous signale que le journal La Patrie indique le 11 mars 1902 qu’il n’y a que quatre rôles de femmes dans ce texte : celui de Marie, qui a été tenu par Madame Bouzelli, celui de Marie-Madeleine, tenu par Mademoiselle Rhéa, celui de Marthe, tenu par Mademoiselle Johanns, et enfin une femme (ou Anne, sœur du Calife), jouée par Mademoiselle Sérafini (ou Séraphini). Cependant, cela ne veut pas dire que Bella Ouellette n’a pas tenu un de ces rôles par la suite, car ce texte a souvent été repris et elle a fait partie, à partir de 1903, de la troupe de Julien Daoust.

Contrairement à ce qui est écrit, Guy Provost n’a pas été au Conservatoire de Paris. Il fallait la citoyenneté française. Sita Riddez serait la seule à y avoir été admise et promue : elle avait la double nationalité.

Dans l’entrée Fernand Rainville, la création de Légendes fantastiques a eu lieu en 1998 et non en 1989.

Il est impossible qu’Idola Saint-Jean ait, durant la Première Guerre mondiale, étudié avec Coquelin aîné, mort en 1909. Elle a donc dû le faire avec Dumesnil, ce qui voudrait dire qu’auparavant, au début du siècle, elle a dû étudier brièvement auprès de Coquelin, puisqu’il la recommande et qu’on connaît le contenu de la lettre de recommandation qu’il lui a rédigée.

Dans l’entrée Pierre Curzi, ce n’est pas au Rideau Vert (TRV) qu’il a joué dans En attendant Godot sous la direction de Jean Salvy en 1984, mais au Café de la Place.

Ajouts

Bella Ouellette est née le 19 octobre 1885.

Julien Daoust est né le 19 juillet 1866.

Entrée Blanche de la Sablonnière : il est écrit que la Compagnie franco-canadienne « entame » sa brève carrière avec Louis Riel, dont Blanche de la Sablonnière interprète le premier rôle féminin, qui est son premier engagement professionnel. Or, cette appellation de « Compagnie franco-canadienne » est déjà utilisée dans la décennie précédente pour plusieurs spectacles, joués notamment par Victor Alphonse Brazeau. Il est aussi écrit que l’on ignore l’auteur de Louis Riel, or il s’agirait de l’Américain Clay Greene.

Entrées Fred Barry et Albert Duquesne : le véritable nom de la Troupe Barry-Duquesne est « Association d’artistes canadiens », dite « Association des dix ».

Index

Dans l’« Index des artistes cités n’ayant pas d’entrée dans cet ouvrage », devant le nom de Christian Lapointe, il est écrit par erreur que son nom apparaît notamment à la page 339.

 

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