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Pendant ce temps-là à Montréal

Le Théâtre Denise-Pelletier (TDP), ZH Festival (anciennement Zone Homa) et l’Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga-Maisonneuve s’associent pour proposer un projet de médiation culturelle et de création artistique multidisciplinaire dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve : Pendant ce temps-là à Montréal.

Inspirés de lieux et de personnages historiques du quartier, les artistes dévoileront leurs créations en danse, théâtre, poésie et performance et invitent les spectateurs à célébrer Montréal. Explorez avec eux l’histoire du quartier, passée et présente, à travers une célébration artistique atypique et conviviale, le 12 août prochain au Parc Morgan et à la Salle Fred-Barry du TDP, dans le cadre de la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal.

De manière continue, entre 14 h et 19 h, les spectateurs découvriront, entre autres, l’histoire véridique et inventée de la Femme d’un vieux quartier, des installations sonores et vidéo qui questionnent le City Beautiful (mouvement urbanistique né en 1914), un ballet vertical à la beauté baroque inspiré de Guido Molinari, une chorégraphie entre mémoire des Premières Nations et identité contemporaine, un texte qui parle de gentrification, d’immigration, de prostitution, de drogue, d’alcool et de hockey, et finalement, un marathon poétique pour déclamer et scander le quartier.

Marie-Hélène Chaussé

Installation sonore conçue lors des ateliers de médiation : Que reste-t-il du mouvement City Beautiful? De cette capacité de rêver la ville et d’y projeter un avenir radieux? Poètes et philosophes en puissance, les enfants bricolent, entre deux jeux, des utopies d’une simplicité désarmante. Fruit d’une douce infiltration artistique à La Maison des Enfants, une installation sonore rend hommage à l’idéalisme impétueux des enfants du quartier.

Vidéo-poèmes conçus lors des ateliers de médiation : Les jeunes du Carrefour Jeunesse et du Centre Jeunesse Boyce-Viau vous livrent une visite guidée du quartier. Visions sensibles et fragmentées, c’est le témoignage de leur expérience vécue du quartier Hochelaga qui prend forme au fil des mots et des images de leur vidéo-poèmes.

Performance : Femmes machines, femmes de guerre, bobine de fil, vieille soupière, institutrice, incendiaire, machine à coudre et à recoudre et à recoudre et à recoudre. Petit poème performé de L’Histoire véridique et inventée de la Femme d’un vieux quartier.

Félix-Antoine Boutin et Gabriel Plante

Les metteurs en scène Félix-Antoine Boutin et Gabriel Plante explorent l’œuvre picturale de Guido Molinari, enfant prodige du quartier Hochelaga-Maisonneuve, en créant une suite incessante de chutes dans un ballet vertical poétique interpété par les danseurs Alexis Lefèbvre et Sophie Breton. Le tout accompagné par la musique de Florence Blain-Mbaye au cor anglais et au hautbois. Cet événement unique décortique l’être humain dans ses affaissements, qu’ils soient individuels ou sociaux, menant ultimement à la solidarité; caractère intrinsèque du quartier.

Andrea Peña

Aqui (_here) est une œuvre qui explore Hochelaga dans ses états actuels, passés et transitoires. Une représentation de la culture, de l’identité, du lieu et de l’immigration qui vise à faire ressortir l’histoire d’Hochelaga en tant que cité contemporaine d’aujourd’hui et la mémoire du village disparu des Premières Nations. Le travail explore la notion de lieu, en tant que racine géographique hôte de l’immigration et de la sédimentation.

Éric Noël

Éric Noël s’intéresse au milieu des bars faisant partie du quartier Hochelaga, plus particulièrement au moment des séries éliminatoires de hockey des canadiens de Montréal. Il nous présente une lecture publique de son oeuvre de fiction Hochelag en séries interprétée par six comédiens qui incarneront six personnages issus de ces six matchs en regard sur notre rapport à l’alcool et au hockey.

«J’habite Hochelag. Pas HoMa : Hochelag. Le sud-ouest du quartier : Aylwin/Ste-Cath. Là où les clichés persistent. Ça a commencé par une contrainte auto imposée au début des séries éliminatoires de hockey : aller, chaque soir de match du Canadien, dans un bar différent du quartier. Parler aux gens. Parler du quartier, de gentrification, d’immigration, de prostitution, de drogue, d’alcool et de hockey. Je me disais que ça allait durer au moins un mois. Puis les Canadiens, qui en ont sûrement contre moi ou contre le théâtre, ont été sèchement éliminés en six matchs par les Rangers de New York. J’ai tout de même décidé de continuer à aller dans les bars.»

La Criée

Deux micros, le public, les membres de La Criée et un chronomètre. À partir de trois thèmes répartis en une heure, les spectateurs auront chacun trente secondes pour cracher tout ce qu’ils ont à dire sur leur façon de voir et percevoir leur quartier,  comment ils le vivent au quotidien ou comment ils le rêvent dans le futur. À la fin de chaque partie, les membres de la Criée auront recueilli les témoignages du public pour en faire un texte en prose inspiré de ceux-ci. Au menu : ateliers d’écriture et musique. La Criée invite également le public à apporter ses textes ainsi que ceux de leurs auteurs favoris.

Pendant ce temps-là à Montréal

Une production du Théâtre Denise-Pelletier, de ZH Festival et de l’Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Au Parc Morgan et à la Salle Fred-Barry, à l’occasion du 375e anniversaire de Montréal, le 12 août 2017.

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