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Le Prix Gratien-Gélinas décerné à Gabrielle Chapdelaine

Charlie Marois

Monsieur Gabriel Plante, président de la Fondation du Centre des auteurs dramatiques, et madame Mitsou Gélinas, porte-parole du Prix Gratien-Gélinas, ont le plaisir d’annoncer que le Prix Gratien-Gélinas 2018 est décerné à Gabrielle Chapdelaine pour son texte Une journée. Elle est la 24e lauréate de ce prix remis annuellement par la Fondation du CEAD avec le soutien de Québecor.

Gabrielle Chapdelaine est née à Sorel et a presque connu les années 1980. Elle a terminé, en 2017, sa formation en écriture dramatique à l’École nationale de théâtre du Canada. Elle a participé à diverses plateformes pour la relève telles que Zone Homa, en 2015, et Vous êtes ici\You Are Here de La Serre — arts vivants en 2017. Ses plus récentes pièces, Une journée et La retraite, ont été montées par Philippe Cyr au Studio du Monument-National en mars 2018, dans le cadre de son passage à l’École nationale.

Une journée

Vingt-quatre heures dans la vie de quatre jeunes adultes: Alfonso, Harris, Debs et Nico: le train-train quotidien, les tentatives routinières pour y échapper, les irruptions d’imprévus à la fois espérés et craints… L’étrange sensation d’habiter une vie façonnée par tous les films qu’ils ont vus. Et le sentiment flottant que ces quatre personnages ne sont que des aspects d’une seule et même personne.

Les commentaires du jury: «Grâce à une forme aussi rigoureuse que ludique et inventive, l’autrice saisit avec acuité le mal-être de personnages de la jeune génération urbaine pour lui donner une portée universelle. Par son écriture alerte, souple, sophistiquée sans en avoir l’air, Une journée traite avec légèreté de sujets graves dans une perspective où cohabitent à la fois la dérision et la lumière.»

Une mention spéciale pour Jean-Denis Beaudoin

Le jury a tenu à décerner une mention au texte Dévorés de Jean-Denis Beaudoin, dans lequel une mère et son fils s’inscrivent à un concours où ils se diffusent en direct à la télévision en train de fêter l’Halloween. Alors que s’ajoutent à eux le livreur de lait, l’amoureuse du fils et leur copain Félix qui traîne avec lui un ami inquiétant, tout s’enfonce inexorablement dans un troublant cauchemar. «L’auteur crée un huis-clos surprenant où le réel et le surréel deviennent inextricables pour construire un univers à la fois inquiétant et familier. Détournant habilement les codes des fictions d’horreur, Dévorés propose une variation sur le thème du double, afin de questionner avec une violence allègrement grotesque les liens qui fondent la famille, l’amitié et le désir.» L’auteur recevra une bourse de 1 000$.

Communiqué de presse | CEAD

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