Catégorie : JEU 177 : Chimères et autres bêtes de scène

Sous la codirection de Philippe Mangerel et Sophie Pouliot.

Être fantastique de la mythologie grecque, au corps hybride tenant du lion, de la chèvre et du serpent, la chimère est un monstre symbolique crachant le feu comme le dragon. Son nom a fini par désigner toutes les créatures amalgamant les attributs de diverses bêtes, mais aussi les désirs humains et les rêves impossibles à atteindre. Métaphore du polymorphe et du changeant, des identités fluides, elle se manifeste dans l’art à travers la multidisciplinarité. Artiste trans, Pascale Drevillon (en couverture) relate ici les étapes et les défis de la construction identitaire. Suzie Wordofa analyse, pour sa part, deux pièces africaines dont les figures d’altérité nous interpellent. Dave Jenniss, de la compagnie Ondinnok, débusque l’esprit animal surgissant dans son processus de création. Annab Aubin-Thuot s’intéresse à l’irrévérence foncière des bouffon·nes, et Marie Brassard évoque certaines créations dont les siennes, où l’identité des êtres n’est jamais fixe. Caroline Mangerel met en lumière la pluridisciplinarité chez deux artistes du Brésil.

Mégane Desrosiers s’interroge sur la posthumanité en cette ère pandémique, et Virginie Chauvette se penche sur la conscience tourmentée des personnages d’Étienne Lepage. Hors dossier, plusieurs textes explorent les sentiments confus d’un milieu artistique ébranlé dans ses fondements

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