Nathalie Cauwet a pris la relève de Sylvie Lessard il y a près d’un an à la tête de la Rencontre Théâtre Ados (RTA). Dans la situation actuelle du sous-financement des arts, cela s’avère une tâche complexe, mais Nathalie Cauwet travaille dans ce domaine depuis près de 20 ans.
Il est parfois ardu de monter dans un train en marche, mais vous possédez une expérience très variée en culture. Comment cela s’est-il avéré bénéfique depuis près d’un an à la tête de RTA ?
Je dirais que si je n’avais pas évolué dans le milieu culturel, il aurait été très complexe de saisir les multiples enjeux et ramifications des projets de la RTA. Mes 17 années d’expérience dans le secteur culturel m’ont permis de tisser de nombreux liens, que ce soit avec les artistes, les producteurs, les diffuseurs ou encore les partenaires financiers. Je connaissais déjà les rouages de ce merveilleux monde, ce qui m’a définitivement aidée à aborder positivement le travail de terrain à la RTA. Quant à la mission de la RTA — mettre en lien les ados et la culture —, elle résonne profondément avec mes convictions, mes valeurs et ma volonté de m’investir dans le milieu. C’est une mission qui me porte et me motive au quotidien.
La programmation de RTA vise toujours un large spectre d’intérêts pour votre public. Cette année, on dirait que les enjeux d’identité et de santé mentale sont abordés de diverses façons au sein des spectacles présentés ?
Effectivement ! Pour bâtir une programmation pertinente à la RTA, il est essentiel de rester en phase avec les préoccupations des adolescents. Notre direction artistique s’oriente donc naturellement vers des compagnies qui explorent ces thématiques. Les artistes sont des observateurs de la société, et leurs spectacles reflètent les préoccupations de la jeunesse. Aujourd’hui, les questions d’identité et de santé mentale sont omniprésentes, tant chez les adolescents que dans la société en général. Les jeunes font preuve d’ouverture et refusent les compromis. À la RTA, nous tentons de faire notre part en leur proposant des œuvres qui stimulent la réflexion et encouragent le dialogue.
Est-ce qu’on voit se profiler de futurs praticiens des arts vivants dans le cadre de vos activités pour tous, à tout le moins, un futur public peut-être ?
Tout à fait ! Je fais partie de celles et ceux qui croient qu’il est essentiel d’exposer les jeunes à toutes les formes d’art et, surtout, de les accompagner dans cette découverte. Une œuvre qui suscite une discussion est précieuse et nécessaire. Grâce à nos propositions artistiques et à nos activités de médiation, nous savons que plusieurs jeunes développeront un intérêt durable pour les arts vivants et, pour certains, en feront même leur métier. L’histoire de la RTA, qui existe depuis maintenant 29 ans, en est la preuve : plusieurs comédien·nes professionnel·les d’aujourd’hui ont fait leurs premières armes au sein de la LIRTA, ont assisté à nos spectacles ou ont pris part à nos activités de médiation avant d’embrasser une carrière artistique.
Sachant que les programmations sont préparées à l’avance, mais sans dévoiler de secrets, vers quoi vous dirigez-vous pour la trentième édition de la RTA ?
En 2026, la RTA célèbrera ses 30 ans, et j’aimerais marquer cette édition d’une programmation mémorable. Il ne s’agit pas de tomber dans la nostalgie, mais bien de se tourner vers l’avenir avec audace, tout en mettant en valeur des compagnies établies et de la relève. Je ne peux en dire plus pour l’instant, mais je peux déjà affirmer que ce sera une édition exceptionnelle !
À la veille du budget provincial, on ne peut passer sous silence l’enjeu du sous-financement en culture. Comment cela affecte-t-il votre organisation ?
Concrètement, nous avons déjà dû annuler deux spectacles de notre programmation 2025. Dans les deux cas, les compagnies concernées n’avaient pas reçu le financement nécessaire et ne pouvaient poursuivre leur travail de création. Par ailleurs, plusieurs écoles nous ont informés qu’elles ne pourraient assister aux spectacles ou participer aux activités, faute de budget. Nous avions des projets d’expansion ambitieux, mais nous devons les revoir à la baisse. Certains sont carrément mis sur pause, dans l’espoir de les reprendre un jour. On nous sollicite pour étendre nos activités à travers le Québec, ce qui nécessiterait d’embaucher de nouveaux travailleurs culturels et de développer des outils adaptés. Or, sans un financement adéquat, nous ne pourrons répondre à cette demande.
La Rencontre Théâtre Ados aura lieu du 31 mars au 12 avril 2025, notamment à la Maison des arts de Laval.
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Nathalie Cauwet a pris la relève de Sylvie Lessard il y a près d’un an à la tête de la Rencontre Théâtre Ados (RTA). Dans la situation actuelle du sous-financement des arts, cela s’avère une tâche complexe, mais Nathalie Cauwet travaille dans ce domaine depuis près de 20 ans.
Il est parfois ardu de monter dans un train en marche, mais vous possédez une expérience très variée en culture. Comment cela s’est-il avéré bénéfique depuis près d’un an à la tête de RTA ?
Je dirais que si je n’avais pas évolué dans le milieu culturel, il aurait été très complexe de saisir les multiples enjeux et ramifications des projets de la RTA. Mes 17 années d’expérience dans le secteur culturel m’ont permis de tisser de nombreux liens, que ce soit avec les artistes, les producteurs, les diffuseurs ou encore les partenaires financiers. Je connaissais déjà les rouages de ce merveilleux monde, ce qui m’a définitivement aidée à aborder positivement le travail de terrain à la RTA. Quant à la mission de la RTA — mettre en lien les ados et la culture —, elle résonne profondément avec mes convictions, mes valeurs et ma volonté de m’investir dans le milieu. C’est une mission qui me porte et me motive au quotidien.
La programmation de RTA vise toujours un large spectre d’intérêts pour votre public. Cette année, on dirait que les enjeux d’identité et de santé mentale sont abordés de diverses façons au sein des spectacles présentés ?
Effectivement ! Pour bâtir une programmation pertinente à la RTA, il est essentiel de rester en phase avec les préoccupations des adolescents. Notre direction artistique s’oriente donc naturellement vers des compagnies qui explorent ces thématiques. Les artistes sont des observateurs de la société, et leurs spectacles reflètent les préoccupations de la jeunesse. Aujourd’hui, les questions d’identité et de santé mentale sont omniprésentes, tant chez les adolescents que dans la société en général. Les jeunes font preuve d’ouverture et refusent les compromis. À la RTA, nous tentons de faire notre part en leur proposant des œuvres qui stimulent la réflexion et encouragent le dialogue.
Est-ce qu’on voit se profiler de futurs praticiens des arts vivants dans le cadre de vos activités pour tous, à tout le moins, un futur public peut-être ?
Tout à fait ! Je fais partie de celles et ceux qui croient qu’il est essentiel d’exposer les jeunes à toutes les formes d’art et, surtout, de les accompagner dans cette découverte. Une œuvre qui suscite une discussion est précieuse et nécessaire. Grâce à nos propositions artistiques et à nos activités de médiation, nous savons que plusieurs jeunes développeront un intérêt durable pour les arts vivants et, pour certains, en feront même leur métier. L’histoire de la RTA, qui existe depuis maintenant 29 ans, en est la preuve : plusieurs comédien·nes professionnel·les d’aujourd’hui ont fait leurs premières armes au sein de la LIRTA, ont assisté à nos spectacles ou ont pris part à nos activités de médiation avant d’embrasser une carrière artistique.
Sachant que les programmations sont préparées à l’avance, mais sans dévoiler de secrets, vers quoi vous dirigez-vous pour la trentième édition de la RTA ?
En 2026, la RTA célèbrera ses 30 ans, et j’aimerais marquer cette édition d’une programmation mémorable. Il ne s’agit pas de tomber dans la nostalgie, mais bien de se tourner vers l’avenir avec audace, tout en mettant en valeur des compagnies établies et de la relève. Je ne peux en dire plus pour l’instant, mais je peux déjà affirmer que ce sera une édition exceptionnelle !
À la veille du budget provincial, on ne peut passer sous silence l’enjeu du sous-financement en culture. Comment cela affecte-t-il votre organisation ?
Concrètement, nous avons déjà dû annuler deux spectacles de notre programmation 2025. Dans les deux cas, les compagnies concernées n’avaient pas reçu le financement nécessaire et ne pouvaient poursuivre leur travail de création. Par ailleurs, plusieurs écoles nous ont informés qu’elles ne pourraient assister aux spectacles ou participer aux activités, faute de budget. Nous avions des projets d’expansion ambitieux, mais nous devons les revoir à la baisse. Certains sont carrément mis sur pause, dans l’espoir de les reprendre un jour. On nous sollicite pour étendre nos activités à travers le Québec, ce qui nécessiterait d’embaucher de nouveaux travailleurs culturels et de développer des outils adaptés. Or, sans un financement adéquat, nous ne pourrons répondre à cette demande.
La Rencontre Théâtre Ados aura lieu du 31 mars au 12 avril 2025, notamment à la Maison des arts de Laval.
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