Après le succès de sa première création éponyme, Cavalia est devenu géant, comme dans colossal ou autres superlatifs dont on qualifie depuis 2011 le deuxième spectacle à grand déploiement de la compagnie. Avant même que ne débute Odysséo, le chapiteau en impose et l’espace de la représentation est déjà spectaculaire, occupant trois fois la place des gradins qui comptent 2000 sièges.
Alors que dans la plupart des spectacles équestres les chevaux nous apparaissent disciplinés à exécuter des figures ou prouesses, Odysséo présente de magnifiques bêtes qui semblent parfois valser sous nos yeux. Tout comme Cavalia, en plus de numéros avec des disciplines équestres comme la voltige ou la haute école, Odysséo nous montre souvent des chevaux libres, qui performent sans cavalier, attelage ou selle, parfois montés à cru, se prêtant aux jeux conçus par le directeur équestre Benjamin Aillaud.
Dans le premier tableau de la deuxième partie, d’abord couchés et se roulant dans le sable, ils forment des groupes de 3 ou 4 aux robes similaires, se laissant simplement guider par les humains. Quand les chevaux paradent ou galopent, leur nombre important (il y en a une trentaine en scène par moments) décuple les possibilités chorégraphiques dans l’installation scénique qui contient une véritable colline reconstituée avec des centaines de tonnes de pierres et de sable. Sur l’immense écran de fond sont projetées des images qui viennent enjoliver un tableau, agrandir encore l’espace ou faire parfaite illusion de nature: forêts, déserts, prairies et collines verdoyantes, chutes…
Les spectateurs en grand nombre créent une ambiance avec beaucoup d’allées et venues, un volume sonore élevé, mais surtout, on sent l’enthousiasme du public qui réagit aux gestes et aux mouvements des artistes à deux et à quatre pattes. Et on se surprend à plaindre plutôt qu’à houspiller intérieurement les retardataires: les chevaux d’Odysséo sont tellement captivants!
Le mariage à trois des acrobates, des chevaux et des cavaliers donne lieu à l’un des très beaux moments du spectacle: un poétique carrousel avec tissus aériens. Dans ce numéro tout en blanc à quatre chevaux, d’élégants cavaliers manipulent quatre tissus en synchronisation avec les acrobates aériens, assurant une suite complexe de figures, successives ou simultanées, dans un mouvement continu. Les vrais chevaux cèdent le pas aux faux d’un manège à pôles rotatifs pour un adage au mât chinois très intéressant où les acrobates ont développé une technique adaptée à un appareil dont la mécanique sophistiquée relève d’une conception unique au monde. Il faut parler aussi des acrobates guinéens, splendides sauteurs et experts en pyramides dont l’énergie et le sourire franc sont communicatifs.
Comment ne pas admirer le dynamisme du galop de Timeo, un Appaloosa de 8 ans, qui frôle les rebords de la piste de ses sabots pendant le numéro de voltige cosaque. Ou les allures juvéniles nerveuses et le luisant pelage noir de Zajn qui bondit dans le sable; l’étalon arabe égyptien de 7 ans capte les regards. Avec sa finale qui scintille de millions de gouttes d’eau, son esthétique soignée et sa troupe d’artistes aux multiples talents, le photogénique Odysséo fait de très jolies images et ravit les amateurs de chevaux.
Odysséo. Direction artistique: Normand Latourelle. Mise en scène: Wayne Fowkes. Direction et chorégraphie équestre: Benjamin Aillaud. Une production Cavalia présentée sous chapiteau au 2805, boulevard du Souvenir, Laval, jusqu’au 21 juillet 2013.
Après le succès de sa première création éponyme, Cavalia est devenu géant, comme dans colossal ou autres superlatifs dont on qualifie depuis 2011 le deuxième spectacle à grand déploiement de la compagnie. Avant même que ne débute Odysséo, le chapiteau en impose et l’espace de la représentation est déjà spectaculaire, occupant trois fois la place des gradins qui comptent 2000 sièges.
Alors que dans la plupart des spectacles équestres les chevaux nous apparaissent disciplinés à exécuter des figures ou prouesses, Odysséo présente de magnifiques bêtes qui semblent parfois valser sous nos yeux. Tout comme Cavalia, en plus de numéros avec des disciplines équestres comme la voltige ou la haute école, Odysséo nous montre souvent des chevaux libres, qui performent sans cavalier, attelage ou selle, parfois montés à cru, se prêtant aux jeux conçus par le directeur équestre Benjamin Aillaud.
Dans le premier tableau de la deuxième partie, d’abord couchés et se roulant dans le sable, ils forment des groupes de 3 ou 4 aux robes similaires, se laissant simplement guider par les humains. Quand les chevaux paradent ou galopent, leur nombre important (il y en a une trentaine en scène par moments) décuple les possibilités chorégraphiques dans l’installation scénique qui contient une véritable colline reconstituée avec des centaines de tonnes de pierres et de sable. Sur l’immense écran de fond sont projetées des images qui viennent enjoliver un tableau, agrandir encore l’espace ou faire parfaite illusion de nature: forêts, déserts, prairies et collines verdoyantes, chutes…
Les spectateurs en grand nombre créent une ambiance avec beaucoup d’allées et venues, un volume sonore élevé, mais surtout, on sent l’enthousiasme du public qui réagit aux gestes et aux mouvements des artistes à deux et à quatre pattes. Et on se surprend à plaindre plutôt qu’à houspiller intérieurement les retardataires: les chevaux d’Odysséo sont tellement captivants!
Le mariage à trois des acrobates, des chevaux et des cavaliers donne lieu à l’un des très beaux moments du spectacle: un poétique carrousel avec tissus aériens. Dans ce numéro tout en blanc à quatre chevaux, d’élégants cavaliers manipulent quatre tissus en synchronisation avec les acrobates aériens, assurant une suite complexe de figures, successives ou simultanées, dans un mouvement continu. Les vrais chevaux cèdent le pas aux faux d’un manège à pôles rotatifs pour un adage au mât chinois très intéressant où les acrobates ont développé une technique adaptée à un appareil dont la mécanique sophistiquée relève d’une conception unique au monde. Il faut parler aussi des acrobates guinéens, splendides sauteurs et experts en pyramides dont l’énergie et le sourire franc sont communicatifs.
Comment ne pas admirer le dynamisme du galop de Timeo, un Appaloosa de 8 ans, qui frôle les rebords de la piste de ses sabots pendant le numéro de voltige cosaque. Ou les allures juvéniles nerveuses et le luisant pelage noir de Zajn qui bondit dans le sable; l’étalon arabe égyptien de 7 ans capte les regards. Avec sa finale qui scintille de millions de gouttes d’eau, son esthétique soignée et sa troupe d’artistes aux multiples talents, le photogénique Odysséo fait de très jolies images et ravit les amateurs de chevaux.
Odysséo. Direction artistique: Normand Latourelle. Mise en scène: Wayne Fowkes. Direction et chorégraphie équestre: Benjamin Aillaud. Une production Cavalia présentée sous chapiteau au 2805, boulevard du Souvenir, Laval, jusqu’au 21 juillet 2013.