Deuxième opus de la compagnie La nuit/Le bruit, Contre la suite du monde est « un plaidoyer contre nous-mêmes », affirme les créateurs Jean-François Boisvenue et Claire Renaud. C’est « un cri contre l’accélération et contre la léthargie, contre ceux qui ne font rien et ceux qui nous précipitent au fond du gouffre, contre l’individualisme et la masse ». Le texte, destiné à « ceux qui ne se retrouvent nulle part dans ce grand n’importe quoi », sera lu par Peter Farbridge, Ricardo Lamour et Dominique Leclerc, « accompagnés de quelques éléments scéniques préliminaires », à l’occasion du ZH Festival.
Après La dette de Dieu, un « solo poético-documentaire qui abordait les thèmes du crédit et de l’endettement », Contre la suite du monde, deuxième volet d’une trilogie, prolonge les réflexions du tandem à propos d’enjeux sociaux, politiques et philosophiques préoccupants. La pièce aborde ce que certains nomment le « décrochage social », à commencer par Gérard Bouchard dans un article intitulé « Le Québec va mal », paru le 19 décembre 2016 dans La Presse. « Le décrochage social s’apparente au sentiment d’exclusion que ressentent les Québécois face à la politique et aux élites socioéconomiques, précisent les créateurs. Si ce sujet nous touche, c’est que nous percevons clairement l’épuisement politique qui atteint la société. Nous écrivons en partie sur le décrochage de gens qui nous ressemblent, mais aussi sur ce qui se passe dans la tête des autres types de décrocheurs, comme les hauts dirigeants, les analphabètes, les trolls et les haters. » Ainsi, les créateurs n’hésitent pas à comparer leur spectacle à « un poste de radio qui cherche sa fréquence » : « On a accès à une dizaine de personnages sans mise en contexte, des moments d’introspection ou de confidence, des montées de lait, des entrevues avec des philosophes… Le tout donne en quelque sorte la température de notre société, celle-là qui se perd dans tout ce bruit, cette pluralité de voix qui parlent uniquement à la première personne et qui ne s’écoutent pas. »
Jean-François Boisvenue et Claire Renaud souhaitent provoquer sur scène une collision des disciplines : « Cette fois, nous avons un intérêt tout particulier pour le traitement du son. Un dispositif sonore interactif sera intégré à l’espace et aux accessoires. Des capteurs, activés par les interprètes, déclencheront des sons ou des effets sonores, de manière à suggérer le sentiment de saturation qu’on peut ressentir et qui nous empêche parfois de penser. Indirectement pris à partie par tous ces monologues, le spectateur peut endosser le rôle du juge, du complice, de la victime ou du critique… suivant la posture qu’il voudra adopter par rapport à notre proposition, qui n’est autre qu’un espace de réflexion sur nos propres paradoxes. »
Texte et mise en scène : Jean-François Boisvenue et Claire Renaud. Son : Marc-André Mignault. Conseiller artistique : René-Daniel Dubois. Avec Peter Farbridge, Ricardo Lamour et Dominique Leclerc. Une production de La nuit/Le bruit. À la Maison de la culture Maisonneuve, à l’occasion du ZH Festival, le 31 juillet 2018.
Deuxième opus de la compagnie La nuit/Le bruit, Contre la suite du monde est « un plaidoyer contre nous-mêmes », affirme les créateurs Jean-François Boisvenue et Claire Renaud. C’est « un cri contre l’accélération et contre la léthargie, contre ceux qui ne font rien et ceux qui nous précipitent au fond du gouffre, contre l’individualisme et la masse ». Le texte, destiné à « ceux qui ne se retrouvent nulle part dans ce grand n’importe quoi », sera lu par Peter Farbridge, Ricardo Lamour et Dominique Leclerc, « accompagnés de quelques éléments scéniques préliminaires », à l’occasion du ZH Festival.
Après La dette de Dieu, un « solo poético-documentaire qui abordait les thèmes du crédit et de l’endettement », Contre la suite du monde, deuxième volet d’une trilogie, prolonge les réflexions du tandem à propos d’enjeux sociaux, politiques et philosophiques préoccupants. La pièce aborde ce que certains nomment le « décrochage social », à commencer par Gérard Bouchard dans un article intitulé « Le Québec va mal », paru le 19 décembre 2016 dans La Presse. « Le décrochage social s’apparente au sentiment d’exclusion que ressentent les Québécois face à la politique et aux élites socioéconomiques, précisent les créateurs. Si ce sujet nous touche, c’est que nous percevons clairement l’épuisement politique qui atteint la société. Nous écrivons en partie sur le décrochage de gens qui nous ressemblent, mais aussi sur ce qui se passe dans la tête des autres types de décrocheurs, comme les hauts dirigeants, les analphabètes, les trolls et les haters. » Ainsi, les créateurs n’hésitent pas à comparer leur spectacle à « un poste de radio qui cherche sa fréquence » : « On a accès à une dizaine de personnages sans mise en contexte, des moments d’introspection ou de confidence, des montées de lait, des entrevues avec des philosophes… Le tout donne en quelque sorte la température de notre société, celle-là qui se perd dans tout ce bruit, cette pluralité de voix qui parlent uniquement à la première personne et qui ne s’écoutent pas. »
Jean-François Boisvenue et Claire Renaud souhaitent provoquer sur scène une collision des disciplines : « Cette fois, nous avons un intérêt tout particulier pour le traitement du son. Un dispositif sonore interactif sera intégré à l’espace et aux accessoires. Des capteurs, activés par les interprètes, déclencheront des sons ou des effets sonores, de manière à suggérer le sentiment de saturation qu’on peut ressentir et qui nous empêche parfois de penser. Indirectement pris à partie par tous ces monologues, le spectateur peut endosser le rôle du juge, du complice, de la victime ou du critique… suivant la posture qu’il voudra adopter par rapport à notre proposition, qui n’est autre qu’un espace de réflexion sur nos propres paradoxes. »
Contre la suite du monde
Texte et mise en scène : Jean-François Boisvenue et Claire Renaud. Son : Marc-André Mignault. Conseiller artistique : René-Daniel Dubois. Avec Peter Farbridge, Ricardo Lamour et Dominique Leclerc. Une production de La nuit/Le bruit. À la Maison de la culture Maisonneuve, à l’occasion du ZH Festival, le 31 juillet 2018.