Cath Langlois

Parfois, la nuit, je ris tout seul : Mais pourquoi ?

Vêtus de longs manteaux en peau de castor, après avoir bien ri à la lecture du programme de la soirée, les deux comparses retirent leurs innombrables vêtements superposés. Derrière chaque nouvelle pelure retirée apparaît un autre caractère, une autre époque, comme autant d’habits qui font et défont le moine. Au fil de ce lent striptease …

Pierre-Marc Laliberté

Les marches du pouvoir : Machine de démolition

La pièce se présente en écho à l’actuelle campagne aux présidentielles états-uniennes. Un écho presque fade, où l’ampleur des bassesses et des dommages collatéraux du réel dépasse de loin la « tendre » fiction des Marches du pouvoir. Beau Willimon, de passage à Québec pour la première québécoise, également scénariste de la série House of Cards, …

Marianne Duval

#PigeonsAffamés : Le troupeau des avaleurs de graines

Les pigeons des villes s’agglutinent en bandes sur les places publiques et grappillent tout ce qu’on leur donne… sans discernement. Ils sont toujours affamés et en cela conformes à nos attentes. Les corps des comédiens repus de mots et de conditionnements identiques s’abattent sur la scène vide comme une nuée d’oiseaux dénués de cervelle. Bien …

Nicola-F Vachon

Gloucester : Un brillant Shakespeare pour les nuls

Gloucester est un texte qui se construit sur la matière brute de la cosmogonie shakespearienne, et telle une supernova, cette tragédie comique explose littéralement sur le plateau foisonnant de la Bordée. Ici, les éléments mobiles du décor se disputent l’espace avec les comédiens polymorphes qui se liquéfient en leurs multiples personnages dans un rythme soutenu …

Las Ideas : Fissures dans les poupées gigognes

Une idée émise comme hypothèse se développe dans l’imaginaire de l’autre, rebondit vers son émetteur, qui la relance, amplifiée, modulée, trafiquée. Les deux comédiens de ce remue-méninge sont installés autour d’une table de ping-pong, métaphore parfaite de ce jeu de l’esprit. La balle frappée au bond est redirigée vers l’adversaire, mais il faut maintenir la …

© Renaud Philippe

Straight Jacket Winter : Immigrants de l’intérieur

Voyage dans la naïveté et l’enfermement volontaire, Straight Jacket Winter, empruntant à L’Hiver de force de Réjean Ducharme et un tout petit peu à la ville de Vancouver, nous présente le lent repli sur soi de deux jeunes qui découvrent l’étranger. Les deux auteurs québécois empruntent rapidement la voie des migrants intérieurs, perdus dans ce …