Le roi se meurt : Cérémonie grotesque

C’est probablement la meilleure pièce d’Ionesco. Après les pirouettes verbales et les excentricités pures du maître de l’absurde, la désarticulation du langage et la caricature des comportements petits-bourgeois, Ionesco décrit une expérience intime et douloureuse: son agonie à la suite d’une longue maladie, qui a failli le laisser sur le carreau à 53 ans. Écrite …

La Vérità : Cirque daliesque

Depuis le très touchant Icaro, que j’avais vu deux fois à Montevideo en 1994, puis à Québec et à Montréal, Daniele Finzi Pasca a fait bien du chemin dans le monde des images, de New York à Turin, en passant par Londres et Moscou. S’appuyant sur une riche expérience circassienne avec les cirques du Soleil …

Petit bonhomme en papier carbone : Entre réalité et fantaisie

L’unique interprète de ce théâtre d’objets, Francis Monty, raconte l’histoire d’un jeune garçon à qui il arrive toutes sortes d’aventures, en se servant de nombreux accessoires: feuilles de papier grossièrement dessinées, petites boîtes de carton, papiers mouchoirs, petites lampes, auto miniature… L’interprète est soutenu par un complice au son, au bruitage, aux éclairages plutôt sommaires, …

La Corneille : Nourrie de réalité, chatouillant l’absurde

Je l’avoue: je n’ai jamais beaucoup aimé les pièces de Lise Vaillancourt. Depuis Marie-Antoine, opus 1 (quel titre étrange!), en 1984, j’ai toujours trouvé ses textes abscons, compliqués, voire torturés. Si je n’ai probablement pas vu les douze textes qui ont précédé la Corneille, aucune des pièces auxquelles j’ai assisté ne m’a laissé de souvenir …