Entrevues

12e Jamais Lu : rencontre avec Geoffrey Gaquère

Le Festival du Jamais Lu remet le couvert pour une 12e édition. Du 3 au 10 mai 2013, auteurs de tout poil, amoureux de verbes fourchus et observateurs attentifs de la relève artistique d’ici et d’ailleurs, se réunissent aux Écuries dans une ambiance de joyeux cabaret théâtral et littéraire. Pour vous mettre l’eau à la bouche et stimuler vos neurones, JEU vous propose une série de rencontres avec des auteurs de la 12e édition du Jamais Lu.

Rencontre no 3 : Geoffrey Gaquère

Conception, scénarisation et mise en lecture : Geoffrey Gaquère. Soirée : Le dénominateur commun. Auteurs : François Archambault, Emmanuelle Jimenez et Isabelle Leblanc. Distribution: Murielle Dutil, Maxime Gaudette, Julien Poulin et Marie-Hélène Thibault. Invités : Jean-François Arguin, physicien, François-Joseph Lapointe, généticien, Solange Lefebvre, théologienne et Nicolas Levesque, psychologue.

Décrivez votre soirée en trois mots.

Où. Allons. Nous.

Décrivez l’un de vos personnages.

Je suis incapable de répondre à ça puisque François, Emmanuelle et Isabelle sont en train d’écrire en ce moment (notez que l’entrevue a eu lieu le jour du dévoilement de la programmation). C’est le côté un peu freakant du truc, je n’ai aucune idée de ce à quoi ça va ressembler. Je leur ai dit que ça pouvait prendre la forme qu’ils voulaient. Ça peut être un verbatim de leurs rencontres avec le physicien, le généticien, la théologienne et le psychologue. Ça peut aussi être un texte inspiré par cette rencontre, de la poésie ou encore des scènes ultras réalistes. Avec ce matériel, mon défi, c’est de faire un collage qui se tient. 

Cinq sujets abordés dans votre soirée.

L’âme. Dieu. Le bagage génétique. L’évolution. Le Big Bang.

Pourquoi être artiste plutôt que de faire quelque chose que l’ensemble de la société jugerait utile ?

Je ne serais tout simplement pas capable de faire autre chose que de tenter d’entrer en communication avec les gens. La mise en scène, pour moi, c’est une manière de développer une pensée, un propos à travers tous les langages du théâtre. J’oserais dire que le jeu ne m’est plus aussi primordial. J’arrive plus certainement à me développer en tant qu’être humain et à trouver ma liberté dans l’exercice de la mise en scène. 

Le Jamais Lu, qu’est-ce que ça représente pour vous ?

Quand on me dit Jamais Lu, je pense tout de suite à des souvenirs de jeunesse. J’étais à l’École nationale pendant que le Jamais Lu naissait. Ce n’est donc pas d’hier qu’on se côtoie le festival et moi. Les tout premiers textes de Fanny Britt, c’est là, dans la petite salle de l’Aparté, le café-théâtre qui était situé juste en face de l’École, que je les ai mis en lecture. Il faut dire que c’est toute une génération qui a grandi en même temps que le Jamais Lu. J’ai personnellement mis en scène trois pièces que j’ai d’abord mises en lecture au festival : Couche avec moi (c’est l’hiver), Les lettres arabes et Un gorille à Broadway. En somme, le Jamais Lu, pour moi, c’est un tremplin, un véritable lieu de parole et de prise de risque, un espace à préserver. C’est pourquoi je suis particulièrement fier d’être le codirecteur artistique de cette 12e édition.

Le dénominateur commun

Aux Écuries, dimanche 5 mai 2013,  20 h.

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