Celle qui a été la muse de grands créateurs, qui a inspiré à Édouard Lock des mouvements les plus originaux et extrêmes les uns que les autres s’est enfin donné le droit de laisser monter sa propre inspiration. Louise Lecavalier signe sa première création, So Blue.
Sur une scène dépouillée, éclairée surtout par des nuances de blanc et de bleu, Louise Lecavalier apparaît dans son survêtement presque banal, regard guerrier, pour partager son langage, celui qui passe par la chair et les muscles. En solo dans un premier temps, elle capte l’attention de la salle par un jeu de pieds impressionnant, frénétiques petits pas qui se croisent et s’entrecroisent sans fin. Et hop, changement de registre pour Lecavalier qui enchaîne avec un long déplacement latéral, qui donne l’impression qu’elle glisse sur un rail tant les mouvements sont déconstruits. L’illusion est parfaite, la fluidité et la douceur qui s’en dégagent émeuvent.
Puis, dans le seul moment d’accalmie de So Blue, Louise Lecavalier, appuyée sur sa tête, en chandelle, propose un temps d’arrêt d’une beauté spectaculaire. Vu la position inversée, son chandail se soulève, découvrant son abdomen ciselé. Pendant de longues minutes, le spectateur observe l’air soulever ce ventre qui n’en est presque pas un tellement les muscles sont saillants. La proposition faite par Louise Lecavalier, c’est aussi de voir, de décortiquer et de ressentir ce geste pourtant si commun qu’est respirer.
Préférant les duos aux mouvement de groupe, la nouvelle chorégraphe a voulu partager la scène avec le chorégraphe et danseur Frédéric Tavernini, incarnation de la virilité classique, qui dépasse Lecavalier de deux têtes, en hauteur et en « largeur ». Leur duo, dansé pour une bonne partie sans aucun contact s’effectue au son d’une musique forte, presque égratignée, frôlant la transe. Quand le contact se fait, la puissance de ces deux corps hors du commun mis ensemble est saisissante. Le public ne peut qu’être hypnotisé. Et ovationner le duo pendant de très longues minutes en fin de représentation. Ce qu’il a fait de façon généreuse et sonore, soulignant particulièrement son amour pour Louise Lecavalier, l’interprète et la chorégraphe.
Chorégraphie : Louise Lecavalier. Avec Louise Lecavalier et Frédéric Tavernini. Une production de Fou glorieux. Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, à l’occasion du Festival TransAmériques, jusqu’au 7 juin 2013. À l’Usine C les 12 et 13 octobre 2018.
Celle qui a été la muse de grands créateurs, qui a inspiré à Édouard Lock des mouvements les plus originaux et extrêmes les uns que les autres s’est enfin donné le droit de laisser monter sa propre inspiration. Louise Lecavalier signe sa première création, So Blue.
Sur une scène dépouillée, éclairée surtout par des nuances de blanc et de bleu, Louise Lecavalier apparaît dans son survêtement presque banal, regard guerrier, pour partager son langage, celui qui passe par la chair et les muscles. En solo dans un premier temps, elle capte l’attention de la salle par un jeu de pieds impressionnant, frénétiques petits pas qui se croisent et s’entrecroisent sans fin. Et hop, changement de registre pour Lecavalier qui enchaîne avec un long déplacement latéral, qui donne l’impression qu’elle glisse sur un rail tant les mouvements sont déconstruits. L’illusion est parfaite, la fluidité et la douceur qui s’en dégagent émeuvent.
Puis, dans le seul moment d’accalmie de So Blue, Louise Lecavalier, appuyée sur sa tête, en chandelle, propose un temps d’arrêt d’une beauté spectaculaire. Vu la position inversée, son chandail se soulève, découvrant son abdomen ciselé. Pendant de longues minutes, le spectateur observe l’air soulever ce ventre qui n’en est presque pas un tellement les muscles sont saillants. La proposition faite par Louise Lecavalier, c’est aussi de voir, de décortiquer et de ressentir ce geste pourtant si commun qu’est respirer.
Préférant les duos aux mouvement de groupe, la nouvelle chorégraphe a voulu partager la scène avec le chorégraphe et danseur Frédéric Tavernini, incarnation de la virilité classique, qui dépasse Lecavalier de deux têtes, en hauteur et en « largeur ». Leur duo, dansé pour une bonne partie sans aucun contact s’effectue au son d’une musique forte, presque égratignée, frôlant la transe. Quand le contact se fait, la puissance de ces deux corps hors du commun mis ensemble est saisissante. Le public ne peut qu’être hypnotisé. Et ovationner le duo pendant de très longues minutes en fin de représentation. Ce qu’il a fait de façon généreuse et sonore, soulignant particulièrement son amour pour Louise Lecavalier, l’interprète et la chorégraphe.
So Blue
Chorégraphie : Louise Lecavalier. Avec Louise Lecavalier et Frédéric Tavernini. Une production de Fou glorieux. Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, à l’occasion du Festival TransAmériques, jusqu’au 7 juin 2013. À l’Usine C les 12 et 13 octobre 2018.