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Message québécois de la Journée internationale de la danse

Harold Rhéaume, président du Regroupement québécois de la danse depuis octobre 2014, signe cette année le Message québécois de la Journée mondiale de la danse.

Chez moi, on ne dansait pas. Ça ne faisait pas partie de nos habitudes de vie. Mes toutes premières images de danse me viennent des comédies musicales que je regardais à la télévision, enfant, au retour de l’école. Fred Astaire et Gene Kelly sont les deux premiers hommes que j’ai vu danser. Je me souviens de l’impact que ça a eu sur moi. Je n’arrivais pas à croire que l’on pouvait exprimer tant d’émotions par le simple fait de danser. Pouvoir être puissant, agile, drôle, souple, rythmé, sensuel, athlétique, attendrissant, exaltant : tout ça par le simple fait de déplacer son corps dans l’espace. C’est complètement fou quand on y pense. Mais c’est ça la danse. Fou, inexplicable et accessible à la fois.

Lorsque j’ai commencé à danser professionnellement, c’était justement pour exprimer des choses que je n’arrivais pas à dire autrement. Aucun mot ne pouvait exprimer ce que je ressentais autant que le mouvement.

« Tout ce qui est mû doit nécessairement être mû par quelque chose », disait Aristote.

Chacun de nous, à des degrés différents, seul ou en groupe, a ce profond désir de se mouvoir, d’avancer. Se mouvoir me fait penser à s’émouvoir. Nous sommes souvent émus de voir un enfant ou encore une personne âgée danser, simplement. La danse, dans sa forme la plus simple, est accessible à tous.

Plusieurs choses unissent le genre humain. Et je crois que la danse en fait partie. Tous les peuples, toutes les tribus, toutes les sociétés ont intégré la danse dans leurs traditions et leurs cultures. Une danse, aussi personnelle soit-elle, aussi rituelle soit-elle, aussi prière soit-elle, aussi réjouissance soit-elle. Pour célébrer la vie, la mort, la naissance, le solstice, ou simplement une émotion qui ne pourrait trouver un autre chemin que celui du corps.

Laissons de côté nos différences, nos divergences d’opinions, nos tabous et nos jugements. Laissons de côté notre gêne ou notre inconfort.

Laissons la danse nous mouvoir et nous émouvoir.

Ensemble, dansons.

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Lisez également le message international du chorégraphe et danseur espagnol Israel Galván et le message canadien de Luca « Lazylegz » Patuelli, chorégraphe, interprète et fondateur de ILL-Abilities.

Communiqué de presse | RQD

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