Le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui (CTD’A) a dévoilé sa saison 2026-2027, une programmation de onze spectacles consacrés aux écritures d’ici qui sera aussi la dernière imaginée par son directeur artistique Sylvain Bélanger. Pensée comme un geste de clôture, cette ultime programmation s’inscrit dans la continuité du mandat que Bélanger aura porté pendant 14 ans : défendre une parole plurielle et des formes audacieuses, capables de « regarder là où [la société] dérive et là où elle peut faire mieux » .
À travers satire, dystopie, récit intime ou comédie absurde, les œuvres réunies interrogent les fractures sociales — de la précarité économique à l’urgence climatique — sans céder au cynisme.
Une saison qui traverse les secousses du présent
Dès l’automne, La version qui n’intéresse personne, adapté du roman d’Emmanuelle Pierrot, ouvre la saison avec un récit frontal sur le jugement et la prise de parole, suivi de Juste des bonhommes qui bougent, où Camille Giguère-Côté explore désir et dépression dans une langue éclatée. Dans un registre satirique, Vitesse-lumière | Dromologie 101 de Jacques Laroche détourne la conférence pour critiquer l’obsession du progrès, tandis que Le Palais des Glaces de David Paquet transforme l’inflation en comédie dystopique sur la violence économique.

L’hiver fait place à des propositions qui sondent les mécanismes du regard et des normes sociales : Madeleine, de Maxime Robin, revisite Vertigo dans une forme hybride entre cinéma et théâtre, alors que BIMBO, de Geneviève Labelle et Mélodie Noël Rousseau, détourne les codes de l’hyperféminité dans une fable queer et grotesque.
Au tournant du printemps, la programmation se resserre autour de figures de résistance. Ne priez pas pour nous de Charles Fournier aborde la précarité et les modèles masculins à travers une relation entre un écrivain et un adolescent, tandis que L’affaire Magnolia de Maud de Palma-Duquet met en scène un mouvement d’activisme climatique adolescent, à la fois fougueux et contradictoire. Enfin, Paradis Ébène de Phara Thibault propose une fresque politique et poétique sur l’épuisement et la quête de réparation des femmes noires.

Reprise marquante et événement musical
En parallèle des créations, le CTD’A accueille la reprise de Neige sur Abidjan d’Iannicko N’Doua, présentée en tournée, ainsi qu’un événement musical réunissant Tire le coyote, Salomé Leclerc, Antoine Corriveau et Safia Nolin autour de l’œuvre de Leonard Cohen.

Un théâtre au cœur de la dramaturgie d’ici
Seul théâtre entièrement dédié à la dramaturgie québécoise et canadienne francophone, le CTD’A poursuit avec cette saison sa mission d’accompagnement des artistes, de l’écriture à la scène, en mettant de l’avant des œuvres inédites et des voix diverses.
Le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui (CTD’A) a dévoilé sa saison 2026-2027, une programmation de onze spectacles consacrés aux écritures d’ici qui sera aussi la dernière imaginée par son directeur artistique Sylvain Bélanger. Pensée comme un geste de clôture, cette ultime programmation s’inscrit dans la continuité du mandat que Bélanger aura porté pendant 14 ans : défendre une parole plurielle et des formes audacieuses, capables de « regarder là où [la société] dérive et là où elle peut faire mieux » .
À travers satire, dystopie, récit intime ou comédie absurde, les œuvres réunies interrogent les fractures sociales — de la précarité économique à l’urgence climatique — sans céder au cynisme.
Une saison qui traverse les secousses du présent
Dès l’automne, La version qui n’intéresse personne, adapté du roman d’Emmanuelle Pierrot, ouvre la saison avec un récit frontal sur le jugement et la prise de parole, suivi de Juste des bonhommes qui bougent, où Camille Giguère-Côté explore désir et dépression dans une langue éclatée. Dans un registre satirique, Vitesse-lumière | Dromologie 101 de Jacques Laroche détourne la conférence pour critiquer l’obsession du progrès, tandis que Le Palais des Glaces de David Paquet transforme l’inflation en comédie dystopique sur la violence économique.
L’hiver fait place à des propositions qui sondent les mécanismes du regard et des normes sociales : Madeleine, de Maxime Robin, revisite Vertigo dans une forme hybride entre cinéma et théâtre, alors que BIMBO, de Geneviève Labelle et Mélodie Noël Rousseau, détourne les codes de l’hyperféminité dans une fable queer et grotesque.
Au tournant du printemps, la programmation se resserre autour de figures de résistance. Ne priez pas pour nous de Charles Fournier aborde la précarité et les modèles masculins à travers une relation entre un écrivain et un adolescent, tandis que L’affaire Magnolia de Maud de Palma-Duquet met en scène un mouvement d’activisme climatique adolescent, à la fois fougueux et contradictoire. Enfin, Paradis Ébène de Phara Thibault propose une fresque politique et poétique sur l’épuisement et la quête de réparation des femmes noires.
Reprise marquante et événement musical
En parallèle des créations, le CTD’A accueille la reprise de Neige sur Abidjan d’Iannicko N’Doua, présentée en tournée, ainsi qu’un événement musical réunissant Tire le coyote, Salomé Leclerc, Antoine Corriveau et Safia Nolin autour de l’œuvre de Leonard Cohen.
Un théâtre au cœur de la dramaturgie d’ici
Seul théâtre entièrement dédié à la dramaturgie québécoise et canadienne francophone, le CTD’A poursuit avec cette saison sa mission d’accompagnement des artistes, de l’écriture à la scène, en mettant de l’avant des œuvres inédites et des voix diverses.