Entre clown, mime et comédie physique, cette œuvre, classée parmi les spectacles comiques les mieux notés du Festival Fringe d’Édimbourg 2024, explore les petites choses de la vie avec légèreté et humour. Trygve Wakenshaw compose un moment hors du temps, qui nous replonge en enfance et nous rappelle le pouvoir de l’imagination.
Dès les premières secondes du spectacle, le mime est à l’honneur. Le personnage qu’incarne l’artiste néo-zélandais est en effet bousculé par des rafales de vent, évidemment imaginaires. Il rentre par la suite chez lui, allume sa cheminée et regarde avec tendresse une photo. Pourtant, à l’exception d’une seule chaise, la scène est entièrement vide. C’est bien l’artiste lui-même qui crée des espaces, des temps, des décors, des objets, grâce à sa précision gestuelle et ses bruitages.
Pour que ça fonctionne, il faut que le public s’engage dans ce travail, très ludique, de l’imagination. Et avec Silly Little Things, cela s’enclenche tout naturellement. L’artiste est si fascinant qu’il nous embarque totalement dans son univers. De plus, de nombreuses interactions avec l’audience renforcent cette connexion à l’histoire et l’attachement à l’interprète et à l’histoire qu’il nous livre. On a envie de comprendre la vie de son personnage, un magicien un peu raté, mais surtout seul.

Trygve Wakenshaw incarne son personnage de magicien maladroit, seul en scène dans Silly Little Things. © Anna Sólcová
Rire beaucoup, mais pas que
Tout au long du spectacle, plusieurs scènes de vie défilent devant nos yeux et sont décortiquées. L’artiste les restitue à merveille, attentif à chaque détail. Les mouvements sont délicats et font presque apparaitre les éléments devant nos yeux.
L’humour est omniprésent. C’est souvent absurde, clairement inspiré des cartoons, et hilarant. Du chirurgien qui découvre un oiseau à l’intérieur du ventre d’un patient à l’assistante du magicien qui s’envole dans le ciel après un tour de magie quelque peu raté en passant par les interactions classiques entre une agente de bord et un passager. L’artiste grossit les traits, exagère et déclenche des rires à chaque coup. Le comique de répétition est aussi l’une des clés maitresses du spectacle.

Trygve Wakenshaw, roi des multiples métamorphoses, glisse d’un personnage à l’autre au fil de Silly Little Things. © Anna Sólcová
Côté narration, Silly Little Things nous livre donc l’histoire d’un magicien maladroit, et attendrissant. Au départ abattu par la vie, il développe par la suite une amitié avec son collègue lapin et par la suite, tombe même en amour. Dans un moment très touchant, l’artiste incarne en accéléré toutes les étapes, les plus belles comme les plus tragiques, de l’existence. Après cette scène, de douces larmes se font sentir dans le public.
Avec Silly Little Things, Trygve Wakenshaw nous sort du quotidien tout en nous en livrant les côtés les plus drôles. Grâce à des situations très parlantes, il se lie à son public et l’invite à lâcher prise pour un instant. En plus du rire, il amène aussi à travers sa pièce une sensibilité touchante et une envie de profiter au maximum de la vie.

Trygve Wakenshaw, tête renversée et personnage inversé, distille l’absurde dans Silly Little Things. © Anna Sólcová
Création et interprétation : Trygve Wakenshaw. Jusqu’au 5 juillet à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque (BAnQ), dans le cadre1 de Montréal Complètement Cirque. Le festival présente aussi un deuxième spectacle de l’artiste, Drôle de monstre, à voir les 4 et 5 juillet au Studio de l’Espace Saint-Denis.
Entre clown, mime et comédie physique, cette œuvre, classée parmi les spectacles comiques les mieux notés du Festival Fringe d’Édimbourg 2024, explore les petites choses de la vie avec légèreté et humour. Trygve Wakenshaw compose un moment hors du temps, qui nous replonge en enfance et nous rappelle le pouvoir de l’imagination.
Dès les premières secondes du spectacle, le mime est à l’honneur. Le personnage qu’incarne l’artiste néo-zélandais est en effet bousculé par des rafales de vent, évidemment imaginaires. Il rentre par la suite chez lui, allume sa cheminée et regarde avec tendresse une photo. Pourtant, à l’exception d’une seule chaise, la scène est entièrement vide. C’est bien l’artiste lui-même qui crée des espaces, des temps, des décors, des objets, grâce à sa précision gestuelle et ses bruitages.
Pour que ça fonctionne, il faut que le public s’engage dans ce travail, très ludique, de l’imagination. Et avec Silly Little Things, cela s’enclenche tout naturellement. L’artiste est si fascinant qu’il nous embarque totalement dans son univers. De plus, de nombreuses interactions avec l’audience renforcent cette connexion à l’histoire et l’attachement à l’interprète et à l’histoire qu’il nous livre. On a envie de comprendre la vie de son personnage, un magicien un peu raté, mais surtout seul.
Trygve Wakenshaw incarne son personnage de magicien maladroit, seul en scène dans Silly Little Things. © Anna Sólcová
Rire beaucoup, mais pas que
Tout au long du spectacle, plusieurs scènes de vie défilent devant nos yeux et sont décortiquées. L’artiste les restitue à merveille, attentif à chaque détail. Les mouvements sont délicats et font presque apparaitre les éléments devant nos yeux.
L’humour est omniprésent. C’est souvent absurde, clairement inspiré des cartoons, et hilarant. Du chirurgien qui découvre un oiseau à l’intérieur du ventre d’un patient à l’assistante du magicien qui s’envole dans le ciel après un tour de magie quelque peu raté en passant par les interactions classiques entre une agente de bord et un passager. L’artiste grossit les traits, exagère et déclenche des rires à chaque coup. Le comique de répétition est aussi l’une des clés maitresses du spectacle.
Trygve Wakenshaw, roi des multiples métamorphoses, glisse d’un personnage à l’autre au fil de Silly Little Things. © Anna Sólcová
Côté narration, Silly Little Things nous livre donc l’histoire d’un magicien maladroit, et attendrissant. Au départ abattu par la vie, il développe par la suite une amitié avec son collègue lapin et par la suite, tombe même en amour. Dans un moment très touchant, l’artiste incarne en accéléré toutes les étapes, les plus belles comme les plus tragiques, de l’existence. Après cette scène, de douces larmes se font sentir dans le public.
Avec Silly Little Things, Trygve Wakenshaw nous sort du quotidien tout en nous en livrant les côtés les plus drôles. Grâce à des situations très parlantes, il se lie à son public et l’invite à lâcher prise pour un instant. En plus du rire, il amène aussi à travers sa pièce une sensibilité touchante et une envie de profiter au maximum de la vie.
Trygve Wakenshaw, tête renversée et personnage inversé, distille l’absurde dans Silly Little Things. © Anna Sólcová
Silly Little Things
Création et interprétation : Trygve Wakenshaw. Jusqu’au 5 juillet à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque (BAnQ), dans le cadre1 de Montréal Complètement Cirque. Le festival présente aussi un deuxième spectacle de l’artiste, Drôle de monstre, à voir les 4 et 5 juillet au Studio de l’Espace Saint-Denis.