Catherine Asselin-Boulanger

Dans la tête de Proust : Une chambre, un lit, une tête

Cette figure de style – une gradation –, à laquelle Sylvie Moreau recourt pour présenter son spectacle, me semble décrire avec une telle justesse son option dramaturgique qu’elle me pardonnera de la lui emprunter. Si la vision qu’elle nous offre nous paraît si séduisante, la structure qu’elle a retenue, si convaincante, c’est parce qu’elle ne prétend pas …

© Idra Labrie

Far Away : Vers la dislocation du monde

La troublante histoire de Joan en trois tableaux se veut une sorte de réquisitoire contre la dislocation du monde. La jeune Joan est, malgré elle, témoin d’actes de violence exercés par son oncle contre des hommes et des enfants. Terrifiante découverte atténuée par l’imprécision d’une vision nocturne. S’agit-il d’un geste humanitaire ou d’une simple boucherie? …

Patrick Laroque

Les grands-mères mortes, une fête : Le rendez-vous des souvenirs

Certaines cultures autour du monde célèbrent leurs morts de manière joyeuse et ludique. La prémisse de Les grand-mères mortes, une fête de Karine Sauvé, s’inspire de ces rituels différents des nôtres. L’objectif de ce spectacle, conçu pour les 9 à 14 ans, est de transformer en un cérémonial théâtral les derniers instants de sa grand-mère …

© Caroline Laberge

Ne m’oublie pas : Nos retrouvailles

Une mise en scène de Frédéric Dubois. Une traduction de Fanny Britt. Un texte de Tom Holloway, jeune auteur célébré en Australie. Les raisons étaient nombreuses de nourrir plus d’espoir que d’ordinaire envers la production présentée chez Duceppe ces jours-ci. Malheureusement, Ne m’oublie pas est un spectacle décevant, loin de rendre justice au drame sur …

© Cath Langlois

Froid : Jusqu’au paroxysme de l’extase

La scène est aussi nue que l’esprit réduit des jeunes nationalistes «purs» qui viennent y tuer le temps. C’est ici que se forge une camaraderie virile entre alcool et violence latente. Arguments facétieux, eugénisme affirmé, identité raciale mise à mal toutefois par les impuretés malencontreuses qui se glissent dans cette caste aryenne: la fille a …

Marie-Claude Hamel

Peer Gynt : Humour potache et longueurs

Défi de taille pour le metteur en scène Olivier Morin, qui en signe aussi l’adaptation, le conte philosophique aux accents fantastiques Peer Gynt, écrit par Henrik Ibsen en 1866, compte quelques dizaines de personnages et des pérégrinations autour du monde, qui, à défaut de grands moyens, exigent à tout le moins quelques trouvailles d’imagination. S’inscrivant …