Maxim Paré-Fortin

Je crois ? : Ce que jouer le « je » veut dire

Publiée en 2002 aux Solitaires Intempestifs et mise en scène la même année par Denis Podalydès, la pièce Je crois ? d’Emmanuel Bourdieu traverse aujourd’hui l’Atlantique dans une première production de la Shop Royale. La sobriété de la mise en scène de Benoit Rioux, sa direction d’acteur ainsi que l’espace de la salle intime du Théâtre …

François-Xavier Gaudreault

Trois petites sœurs : Quand frappe la fatalité

Soyons candide : le sujet abordé par la plus récente création de Suzanne Lebeau, soit la mort d’une fillette et les répercussions de celle-ci sur sa famille, peut susciter une certaine appréhension. Bien sûr, il y a présomption que la vétérante de l’écriture jeunesse, qui a déjà traité du rapport amour-haine entre frères et sœurs (Gretel …

© Marie-Andrée Lemire

Mes enfants n’ont pas peur du noir : Promenons-nous dans les bois…

Il est toujours enthousiasmant de découvrir un nouvel auteur de théâtre avec du potentiel, et c’est bien ce que l’on ressent en sortant de Mes enfants n’ont pas peur du noir, le premier texte de Jean-Denis Beaudoin, un conte violent inspiré de la relation tumultueuse que le jeune auteur entretenait avec son frère il y …

Jean-Charles Gabare

Le garçon au visage disparu : La guitare de Jérémy

À quelques jours d’intervalle, deux pièces inédites de Larry Tremblay, aux résonances apparentées, comme les deux volets d’un diptyque, ont pris l’affiche sur des scènes montréalaises. Après Le Joker au Quat’Sous, œuvre drôle et insolite sur la peur de l’autre, c’est à la Licorne qu’on peut apprécier Le garçon au visage disparu, toute nouvelle création …

Yves Renaud

Pourquoi tu pleures…? : Miroir, qui est le plus couard ?

D’aucuns pourraient hésiter à assister au tout dernier opus des Éternels Pigistes étant donné la pénible Mort des Éternels que la compagnie nous a proposée au printemps dernier et qui débutait de fâcheuse façon les festivités de son vingtième anniversaire. Pourtant, ce serait faire preuve d’une bien mauvaise foi que d’oublier, d’une part, les 19 premières …

Cath Langlois

Parfois, la nuit, je ris tout seul : Mais pourquoi ?

Vêtus de longs manteaux en peau de castor, après avoir bien ri à la lecture du programme de la soirée, les deux comparses retirent leurs innombrables vêtements superposés. Derrière chaque nouvelle pelure retirée apparaît un autre caractère, une autre époque, comme autant d’habits qui font et défont le moine. Au fil de ce lent striptease …