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Petits bonheurs 2026 : cirque immersif, forêts sonores et fête participative pour les tout-petits

…Et les idées s’envolent du collectif catalan Animal Religion est le spectacle d'ouverture de Petits Bonheurs 2026 © Nora Baylach

Du 1er au 10 mai, le festival Petits bonheurs déploie à Montréal une programmation foisonnante destinée aux tout-petits, où se croisent cirque immersif, théâtre d’objets, expériences sensorielles et propositions participatives. Avec une quinzaine de spectacles et une série d’activités gratuites, l’événement confirme son ancrage comme rendez-vous incontournable des arts vivants pour la petite enfance.

Parmi les propositions les plus marquantes, …Et les idées s’envolent du collectif catalan Animal Religion ouvre le bal avec un cirque hors norme où le public est directement intégré à l’espace de jeu, dans une traversée sensorielle faite de lumière, de sons et de surprises.

Dans un registre tout aussi immersif, G’zaagiin maleńki – Je te promets une forêt convie les familles à une expérience sonore enveloppante, où voix et violoncelle composent une « forêt » à habiter physiquement, entre écoute et contemplation.

Les voix, percussions et violoncelle d’Emily Marie Séguin et Marie-Hélène Massy Emond invitent les tout-petits à une immersion douce et enveloppante.

Le festival accorde aussi une place importante aux œuvres adressées aux tout premiers âges. Grande Ourse – Petite Ourse, pensée pour les bébés, propose une exploration délicate des sens inspirée du cosmos, tandis que Tricoter transforme fils de laine, musique et mouvement en un espace relationnel à partager.

Plusieurs spectacles misent sur la rencontre entre disciplines. C’est le cas de Magnéééétique Face A, création franco-québécoise qui détourne l’imaginaire de la cassette audio pour explorer les relations humaines à travers danse et musique, ou encore de Le Mobile, où cirque, chant et conte s’entrelacent dans une installation aérienne immersive.

Sous un ciel de lumières et de textures, Grande Ourse – Petite Ourse enveloppe les tout-petits dans une expérience sensorielle délicate, entre mouvements, musique et contemplation du monde. © Luciana D’Anunciacao

Du côté du théâtre et de la marionnette, la programmation navigue entre poésie et jeu. Oryza rend hommage aux gestes invisibles des glaneuses à travers un univers de grains et de chants, tandis que Cadeau : ce qui me reste de toi explore la puissance des mots dans un dispositif ludique et fragmenté. Plus narratif, Petite Ondine revisite Andersen dans une forme de théâtre d’objets centrée sur le désir de transformation et d’émancipation.

La dimension participative, signature du festival, traverse de nombreuses propositions. Club Origami invite les enfants à créer en direct un univers de papier mêlant danse et musique, alors que Marelle musicale, présentée en clôture, transforme l’espace en terrain chorégraphique géant guidé par un DJ et des interprètes.

Dans Marelle musicale, enfants et interprètes transforment l’espace en terrain de jeu chorégraphique, où chaque pas devient rythme et chaque mouvement, une invitation à participer. © Jonathan Lorange Millette

En parallèle, plusieurs activités gratuites viennent ponctuer la programmation, dont une fanfare d’ouverture réunissant enfants musiciens, des ateliers de danse gumboots ou encore des installations interactives comme Stations musicales, où les jeunes publics composent eux-mêmes leurs paysages sonores.

Déployé principalement dans les Maisons de la culture Maisonneuve et Mercier, ainsi que dans divers lieux du quartier Hochelaga-Maisonneuve, le festival propose enfin une exposition tactile autour des fibres, prolongeant l’expérience artistique au-delà de la scène.