À Québec, Premier Acte poursuit son travail auprès de la relève théâtrale avec une saison 2026-2027 composée de neuf spectacles qui « appellent à la transformation ». Dévoilée le 23 avril, la programmation se présente comme un ensemble de prises de parole ancrées dans l’actualité, où les œuvres « affrontent le politique, sondent l’intime [et] questionnent les normes ».
« Fragiles en apparence, mais profondément tenaces », ces créations témoignent, selon la directrice générale et artistique Marie-Pier Lagacé, d’une urgence de dire propre aux artistes de la relève, qui investissent les marges et déplacent les certitudes.

La saison s’ouvrira avec la reprise de la pièce Le vote stratégique (22 septembre au 4 octobre), une satire politique signée du collectif Hommeries! qui transforme la démocratie en terrain de jeu grotesque. Entre partis absurdes et campagne de salissage, le spectacle détourne les codes électoraux pour mieux en révéler les dérives.
Cette tension entre ludique et critique traverse plusieurs propositions, notamment Résolution (janvier-février 2027), un thriller théâtral où un psychologue se retrouve pris en otage dans une consultation forcée, ou encore Les Justes – adaptation féministe (mars-avril 2027), qui revisite le texte de Camus à l’aune des luttes militantes contemporaines et de leurs dilemmes éthiques.

Visuel de la pièce Les Justes, adaptation de Lauriane Charbonneau et mise en scène de Auréliane Macé
La programmation accorde également une place importante aux formes hybrides et aux écritures scéniques éclatées. Le Tiers-Lieu (novembre) explore les relations humaines à l’ère numérique en plongeant dans des espaces virtuels habités par des identités fragmentées, tandis que Ce qu’il nous restera des espèces-proies (février) interroge les dérives du productivisme dans une démarche de recherche-création croisant performance, écologie et littérature.
Du côté de l’intime, plusieurs œuvres s’attachent à faire résonner les parcours individuels avec des enjeux collectifs. Je nous ai promis un fiasco (avril-mai 2027), autofiction de Jorie Pedneault, traverse les thèmes du deuil, de la dépendance et de la transition de genre dans une forme hybride mêlant théâtre, musique et performance. De son côté, Terre des Hommes (octobre), librement inspiré de Saint-Exupéry, propose une plongée poétique dans l’imaginaire d’un pilote perdu dans le désert, entre hallucination et quête existentielle.

La période des Fêtes sera marquée par deux propositions de La Vierge folle : Contes à passer le temps, qui revisite Québec à travers une mosaïque de récits, et Peter Pan (de poche), adaptation du classique pensée pour un jeune public dans un dispositif minimaliste.
En marge de la programmation, Premier Acte poursuit ses activités de médiation — lectures, laboratoires et rencontres — tout en maintenant une tarification solidaire où le public est invité à choisir le prix de son billet selon sa situation.
Avec cette nouvelle saison, le théâtre de Québec confirme son rôle de laboratoire d’idées et de formes, où la relève continue de faire entendre des voix qui bousculent, interrogent et transforment.
À Québec, Premier Acte poursuit son travail auprès de la relève théâtrale avec une saison 2026-2027 composée de neuf spectacles qui « appellent à la transformation ». Dévoilée le 23 avril, la programmation se présente comme un ensemble de prises de parole ancrées dans l’actualité, où les œuvres « affrontent le politique, sondent l’intime [et] questionnent les normes ».
« Fragiles en apparence, mais profondément tenaces », ces créations témoignent, selon la directrice générale et artistique Marie-Pier Lagacé, d’une urgence de dire propre aux artistes de la relève, qui investissent les marges et déplacent les certitudes.
La saison s’ouvrira avec la reprise de la pièce Le vote stratégique (22 septembre au 4 octobre), une satire politique signée du collectif Hommeries! qui transforme la démocratie en terrain de jeu grotesque. Entre partis absurdes et campagne de salissage, le spectacle détourne les codes électoraux pour mieux en révéler les dérives.
Cette tension entre ludique et critique traverse plusieurs propositions, notamment Résolution (janvier-février 2027), un thriller théâtral où un psychologue se retrouve pris en otage dans une consultation forcée, ou encore Les Justes – adaptation féministe (mars-avril 2027), qui revisite le texte de Camus à l’aune des luttes militantes contemporaines et de leurs dilemmes éthiques.
Visuel de la pièce Les Justes, adaptation de Lauriane Charbonneau et mise en scène de Auréliane Macé
La programmation accorde également une place importante aux formes hybrides et aux écritures scéniques éclatées. Le Tiers-Lieu (novembre) explore les relations humaines à l’ère numérique en plongeant dans des espaces virtuels habités par des identités fragmentées, tandis que Ce qu’il nous restera des espèces-proies (février) interroge les dérives du productivisme dans une démarche de recherche-création croisant performance, écologie et littérature.
Du côté de l’intime, plusieurs œuvres s’attachent à faire résonner les parcours individuels avec des enjeux collectifs. Je nous ai promis un fiasco (avril-mai 2027), autofiction de Jorie Pedneault, traverse les thèmes du deuil, de la dépendance et de la transition de genre dans une forme hybride mêlant théâtre, musique et performance. De son côté, Terre des Hommes (octobre), librement inspiré de Saint-Exupéry, propose une plongée poétique dans l’imaginaire d’un pilote perdu dans le désert, entre hallucination et quête existentielle.
La période des Fêtes sera marquée par deux propositions de La Vierge folle : Contes à passer le temps, qui revisite Québec à travers une mosaïque de récits, et Peter Pan (de poche), adaptation du classique pensée pour un jeune public dans un dispositif minimaliste.
En marge de la programmation, Premier Acte poursuit ses activités de médiation — lectures, laboratoires et rencontres — tout en maintenant une tarification solidaire où le public est invité à choisir le prix de son billet selon sa situation.
Avec cette nouvelle saison, le théâtre de Québec confirme son rôle de laboratoire d’idées et de formes, où la relève continue de faire entendre des voix qui bousculent, interrogent et transforment.