
La piscine comme scène de théâtre — et l’eau, immobile, comme miroir d’un inconfort soigneusement mis en forme. © bozzo / Kinosaki International Arts Center, Toyooka City
Du côté de la Cité des Hospitalières (une occasion de profiter du merveilleux jardin avant le spectacle), on donne The Chains, d’Evan Webber, une performance où le public devient cocréateur et même acteur. Disposé par groupes de quatre autour de 16 tables, armé d’un polycopié et d’un questionnaire, il est invité à découvrir l’histoire, vaguement inspirée du mythe d’Antigone (et plus ou moins intéressante), de trois jeunes étudiants en 2000 à Toronto, confrontés à la politique d’austérité du conservateur Mike Harris et aux coupures budgétaires qui en découlent. L’un d’elleux ne survivra pas à cette époque. Le texte sert de prétexte à des questions autoréflexives sur nos valeurs personnelles, à la suite de quoi, à la manière d’un test de personnalité de magazine, on découvre son archétype. Êtes-vous plutôt Antigone, choeur antique, Créon ou Antigone tardive ? Selon la réponse, vous serez amené à jouer une version courte et revisitée de la pièce de Sophocle et à confronter vos points de vue à ceux des autres.

Dans The Chains, Evan Webber distribue questionnaires et responsabilités à parts égales. Le public, cocréateur malgré lui, découvrira bientôt quel rôle la pièce lui a réservé. © Matt Hertendy / SummerWorks
À Espace libre, Nid, du metteur en scène Chagaldak Zamirbekov, nous emmène au Kirghizstan, dans une famille élargie où les différences de points de vue et d’expériences nous font découvrir une société complexe et plurielle, de la grand-mère élevée dans une yourte et mariée de force à un inconnu à la petite-fille hôtesse dans un bar à chicha, du père islamiste au fils nationaliste qui refuse « l’arabisation » de son pays et la soumission aux puissances russe et chinoise et n’hésite pas à lever la main sur sa sœur. Construite à partir de témoignages (parfois un peu confus), la pièce adopte le ton de la confession et nous permet, au passage, de prendre une leçon de géopolitique teintée de critique sociale. Comme dans n’importe quelle famille du monde, il y a de l’amour, des incompréhensions, des tensions et des choix parentaux qui pèsent parfois très lourd.

Уя (Nid), de Chagaldak Zamirbekov : le public, placé à l’intérieur de la maison familiale kirghize, observe depuis le couloir — voyeur malgré lui d’une intimité qui le regarde aussi. © Ilya Karimdjanov
Changer de regard
Ce que ces trois spectacles ont en commun, c’est qu’ils changent le rapport scène-salle, et déplacent le regard du public, lui faisant endosser un autre rôle que celui de simple réceptacle de la parole de l’artiste, passer de consommateur d’art à cocréateur ou générateur d’expérience partagée. Ce faisant, ils nous conduisent à sortir de la neutralité confortable que l’on adopte trop souvent, à la fois comme spectateurice et dans la vraie vie, que ce soit par passivité, complaisance ou mécanisme de survie.
The Chains, particulièrement, parce qu’il nous pose des questions parfois déstabilisantes, et offre des choix de réponses tantôt obscurs, tantôt difficiles à trancher, nous oblige à prendre position et à assumer nos responsabilités. Et quand le verdict de notre type de personnalité tombe, on peut se sentir contrarié d’être catégorisé, et avoir envie de réintroduire de la nuance. Webber nous rappelle ainsi que nos choix comme notre refus de prendre position ont des conséquences.
Placer le public dans un environnement différent de la salle de théâtre habituelle contribue aussi à créer un sentiment de communauté et constitue un contrepied fort à l’individualisme et à la virtualisation de nos relations, en cette ère du tout numérique où certaines personnes ont plus de conversations avec leur IA de prédilection qu’avec d’autres êtres humains. Avant le début de The Chains, les participantes et participants discutent joyeusement avec leurs compagnons de tablée (il y en a même qui font des selfies et échangent leurs coordonnées à la fin du spectacle).

Vue en plongée sur une salle qui ressemble à s’y méprendre à une salle d’examen. C’en est une, d’une certaine façon — sauf que les questions portent sur vos valeurs, et que les réponses auront des conséquences. © Matt Hertendy / SummerWorks
Ce genre de proposition apparaît essentielle pour nous rattacher à notre humanité partagée et nous rappeler que nos différences et la diversité de points de vue sont une richesse, et que hurler au scandale caché derrière un pseudonyme à la moindre divergence d’opinion ne fait que nous enfermer dans une réalité de plus en plus anxiogène et plus tellement réelle.
Avec You cannot can, Dana Michel sape l’anesthésie sensorielle causée notamment par la surabondance d’informations et de stimuli à laquelle la société occidentale de 2026 nous soumet, et nous invite à nous reconnecter avec notre corps, nos perceptions et notre empathie, à accepter la lenteur et à accueillir la performance de tout notre être et pas seulement avec notre intellect. Là encore, un sentiment d’appartenance émerge et les participantes et participants échangent des sourires et quelques mots complices, uni.es par le plaisir de vivre ensemble une expérience inusitée.

Dana Michel sous la douche dans You Cannot Can — entièrement habillée, entièrement trempée. Tout dans ses gestes dit l’inconfort, le supplice consenti, la résistance au milieu aquatique. © bozzo / Kinosaki International Arts Center, Toyooka City
Dans Nid, on est plus proche du théâtre que de la performance, mais le 4e mur est abattu, le public se trouvant placé à l’intérieur de la maison familiale. Les comédiennes et comédiens s’adressent directement à lui, tantôt sur le ton de la confidence, tantôt sur celui de l’invective, le questionnant directement ou l’invitant à danser, avouant eux-mêmes qu’ils sont en train de jouer un rôle, parfois exaspérés par l’excès de dramatisation d’un ou une de leurs acolytes. La configuration est telle qu’on ne voit pas tout ce qui se passe, mais qu’on a une vue directe sur une partie du public placée en face de nous.

La confidence est à portée de main — et le public, visible en fond, fait lui-même partie du tableau. © Ilya Karimdjanov
On est ainsi amené à observer certaines personnes réagir aux gestes de comédien.nes que l’on ne voit pas, chacune devenant ainsi à la fois spectatrice et actrice. Le sentiment d’intimité et de communion qui se met en place est très fort et on a vite fait de développer une empathie telle pour les acteurices qu’on se sent prêt à intervenir physiquement quand le fils attrape sa sœur par le cou et l’envoie valser contre le mur. Et lorsque l’une des filles nous lance « Je ne veux rien entendre de vous sur la démocratie, la civilisation, la liberté », on est touché en plein coeur.
À noter que slidin’ thru, de Jeremy Nedd, semble s’inscrire dans la même lignée. Présenté gratuitement sur un terrain de basketball demain et après-demain (7 et 8 juin), le spectacle invite à se rassembler pour faire face à l’avenir, unis plutôt que divisés.
Texte et interprétation : Evan Webber en collaboration avec Ame Henderson et Fan Wu. Scénographie : Sherri Hay. Design graphique : Jeremy McCormick. Son : Matt Smith. Animation et direction de production : Dylan Tate-Howarth. Soutien artistique : Rose Plotek. Développé avec le soutien de HOLD ON LET GO (Vancouver), Buddies in Bad Times Theatre (Toronto), Conseil des arts de l’Ontario, Province de l’Ontario, Toronto Arts Council. Une production de Evan Webber et Public Recordings, présentée en collaboration avec Cité-des-Hospitalières en transition. Créé au SummerWorks Festival (Toronto), le 12 août 2025.
Création et interprétation : Dana Michel. Activation artistique : Alex Samaras, Angélique Willkie, Karl Notargiovanni, Peter James, Roscoe Michel, Sierra Holder, Simon Couturier, Tracy Maurice, Yoan Sorin. Conseil scénographie et direction technique : Romain Guillet. Conseil son : David Drury. Production : Viva Delorme, Dana Michel – SCORP CORPS. Diffusion : Giulia Messia et Katharina Wallisch – neon lobster. Coproduction : Festival TransAmériques, Arsenic – Centre d’Art Scénique Contemporain (Lausanne), Bergen Internasjonale Teater, Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles), Künstler*innenhaus Mousonturm (Francfort), MDT (Stockholm), Moving in November (Helsinki), O Espaço do Tempo (Montemor-o-novo), Tanzquartier Wien (Vienne). Résidences de creation : Baltic Triennial (Vilnius), Banff Centre for Arts and Creativity – Leighton Artist Studios, Battersea Arts Centre (Londres), Centre de Création O Vertigo – CCOV, Fierce Festival and performance, possession, automation with funding from Arts and Humanities Research Council (Birmingham), Institutet (Vitsaniemi), Kinosaki International Arts Center, Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles), marvaða (Reykjavik), Rimbun Dahan (Kuala Lumpur), The Chocolate Factory (New York), Toronto Dance Theatre, Tangente St. Pölten. Une production de SCORP CORPS, Présenté par Warwick Le Crystal en collaboration avec UQAM – Centre sportif. Créé au Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles), le 9 mai 2026.
Mise en scène : Chagaldak Zamirbekov. Interprétation : Zere Asylbek kyzy, Salamatova Nurzat, Gulmira Tursunbaeva, Emil Zhusupbek uulu. Scénographie : Marat Raiymkulov et Malika Umarova. Soutien au surtitrage : Fondation Cole. Une production de Chagaldak Zamirbekov, présentée en collaboration avec Espace Libre.
Qu’arrive-t-il quand le théâtre refuse de vous laisser tranquille ? Quand il vous mouille les pieds, vous demande de prendre position ou vous regarde vous regarder ? Notre collaboratrice Aurélie Olivier analyse trois spectacles du Festival TransAmériques 2026 qui reconfigurent la place du spectateur — et, ce faisant, déplacent aussi son regard, sa responsabilité, son confort : You Cannot Can, de Dana Michel, The Chains, d’Evan Webber, et Уя (Nid), du metteur en scène kirghize Chagaldak Zamirbekov.
Dana Michel ne sait pas nager et déteste la piscine. Telle est la prémisse de You Cannot Can, présenté au centre sportif de l’UQAM, et où les spectateurs et spectatrices sont invité.es à se déchausser et sont libres de tremper leurs pieds dans l’eau si le coeur leur en dit. Pendant une heure, la créatrice, vêtue d’un maillot en latex marron et de hauts bas de laine, incongrus dans ce décor, déambule, rampe, se traîne, se mouille et finit par plonger dans l’eau, non sans s’équiper d’un gilet de sauvetage. Tout dans ses gestes évoque l’inconfort voire le supplice. Un bidon d’essence placé non loin indique une envie à peine voilée de mettre le feu à la piscine.
Dans le silence (relatif) et la lenteur, le temps s’étire, et l’univers fantaisiste de Dana Michel se déploie. Plusieurs accessoires et mouvements évoquent le cauchemar que peut constituer la piscine publique, ce caisson de résonnance où règnent la chaleur, l’humidité et la promiscuité, par exemple lorsqu’elle brasse à la louche le bouillon invisible contenu dans une énorme soupière. Progressivement, l’inconfort gagne aussi une partie du public : il fait très chaud, ça sent le chlore, et on a mal au dos installé sur un petit tabouret de plastique.
La piscine comme scène de théâtre — et l’eau, immobile, comme miroir d’un inconfort soigneusement mis en forme. © bozzo / Kinosaki International Arts Center, Toyooka City
Du côté de la Cité des Hospitalières (une occasion de profiter du merveilleux jardin avant le spectacle), on donne The Chains, d’Evan Webber, une performance où le public devient cocréateur et même acteur. Disposé par groupes de quatre autour de 16 tables, armé d’un polycopié et d’un questionnaire, il est invité à découvrir l’histoire, vaguement inspirée du mythe d’Antigone (et plus ou moins intéressante), de trois jeunes étudiants en 2000 à Toronto, confrontés à la politique d’austérité du conservateur Mike Harris et aux coupures budgétaires qui en découlent. L’un d’elleux ne survivra pas à cette époque. Le texte sert de prétexte à des questions autoréflexives sur nos valeurs personnelles, à la suite de quoi, à la manière d’un test de personnalité de magazine, on découvre son archétype. Êtes-vous plutôt Antigone, choeur antique, Créon ou Antigone tardive ? Selon la réponse, vous serez amené à jouer une version courte et revisitée de la pièce de Sophocle et à confronter vos points de vue à ceux des autres.
Dans The Chains, Evan Webber distribue questionnaires et responsabilités à parts égales. Le public, cocréateur malgré lui, découvrira bientôt quel rôle la pièce lui a réservé. © Matt Hertendy / SummerWorks
À Espace libre, Nid, du metteur en scène Chagaldak Zamirbekov, nous emmène au Kirghizstan, dans une famille élargie où les différences de points de vue et d’expériences nous font découvrir une société complexe et plurielle, de la grand-mère élevée dans une yourte et mariée de force à un inconnu à la petite-fille hôtesse dans un bar à chicha, du père islamiste au fils nationaliste qui refuse « l’arabisation » de son pays et la soumission aux puissances russe et chinoise et n’hésite pas à lever la main sur sa sœur. Construite à partir de témoignages (parfois un peu confus), la pièce adopte le ton de la confession et nous permet, au passage, de prendre une leçon de géopolitique teintée de critique sociale. Comme dans n’importe quelle famille du monde, il y a de l’amour, des incompréhensions, des tensions et des choix parentaux qui pèsent parfois très lourd.
Уя (Nid), de Chagaldak Zamirbekov : le public, placé à l’intérieur de la maison familiale kirghize, observe depuis le couloir — voyeur malgré lui d’une intimité qui le regarde aussi. © Ilya Karimdjanov
Changer de regard
Ce que ces trois spectacles ont en commun, c’est qu’ils changent le rapport scène-salle, et déplacent le regard du public, lui faisant endosser un autre rôle que celui de simple réceptacle de la parole de l’artiste, passer de consommateur d’art à cocréateur ou générateur d’expérience partagée. Ce faisant, ils nous conduisent à sortir de la neutralité confortable que l’on adopte trop souvent, à la fois comme spectateurice et dans la vraie vie, que ce soit par passivité, complaisance ou mécanisme de survie.
The Chains, particulièrement, parce qu’il nous pose des questions parfois déstabilisantes, et offre des choix de réponses tantôt obscurs, tantôt difficiles à trancher, nous oblige à prendre position et à assumer nos responsabilités. Et quand le verdict de notre type de personnalité tombe, on peut se sentir contrarié d’être catégorisé, et avoir envie de réintroduire de la nuance. Webber nous rappelle ainsi que nos choix comme notre refus de prendre position ont des conséquences.
Placer le public dans un environnement différent de la salle de théâtre habituelle contribue aussi à créer un sentiment de communauté et constitue un contrepied fort à l’individualisme et à la virtualisation de nos relations, en cette ère du tout numérique où certaines personnes ont plus de conversations avec leur IA de prédilection qu’avec d’autres êtres humains. Avant le début de The Chains, les participantes et participants discutent joyeusement avec leurs compagnons de tablée (il y en a même qui font des selfies et échangent leurs coordonnées à la fin du spectacle).
Vue en plongée sur une salle qui ressemble à s’y méprendre à une salle d’examen. C’en est une, d’une certaine façon — sauf que les questions portent sur vos valeurs, et que les réponses auront des conséquences. © Matt Hertendy / SummerWorks
Ce genre de proposition apparaît essentielle pour nous rattacher à notre humanité partagée et nous rappeler que nos différences et la diversité de points de vue sont une richesse, et que hurler au scandale caché derrière un pseudonyme à la moindre divergence d’opinion ne fait que nous enfermer dans une réalité de plus en plus anxiogène et plus tellement réelle.
Avec You cannot can, Dana Michel sape l’anesthésie sensorielle causée notamment par la surabondance d’informations et de stimuli à laquelle la société occidentale de 2026 nous soumet, et nous invite à nous reconnecter avec notre corps, nos perceptions et notre empathie, à accepter la lenteur et à accueillir la performance de tout notre être et pas seulement avec notre intellect. Là encore, un sentiment d’appartenance émerge et les participantes et participants échangent des sourires et quelques mots complices, uni.es par le plaisir de vivre ensemble une expérience inusitée.
Dana Michel sous la douche dans You Cannot Can — entièrement habillée, entièrement trempée. Tout dans ses gestes dit l’inconfort, le supplice consenti, la résistance au milieu aquatique. © bozzo / Kinosaki International Arts Center, Toyooka City
Dans Nid, on est plus proche du théâtre que de la performance, mais le 4e mur est abattu, le public se trouvant placé à l’intérieur de la maison familiale. Les comédiennes et comédiens s’adressent directement à lui, tantôt sur le ton de la confidence, tantôt sur celui de l’invective, le questionnant directement ou l’invitant à danser, avouant eux-mêmes qu’ils sont en train de jouer un rôle, parfois exaspérés par l’excès de dramatisation d’un ou une de leurs acolytes. La configuration est telle qu’on ne voit pas tout ce qui se passe, mais qu’on a une vue directe sur une partie du public placée en face de nous.
La confidence est à portée de main — et le public, visible en fond, fait lui-même partie du tableau. © Ilya Karimdjanov
On est ainsi amené à observer certaines personnes réagir aux gestes de comédien.nes que l’on ne voit pas, chacune devenant ainsi à la fois spectatrice et actrice. Le sentiment d’intimité et de communion qui se met en place est très fort et on a vite fait de développer une empathie telle pour les acteurices qu’on se sent prêt à intervenir physiquement quand le fils attrape sa sœur par le cou et l’envoie valser contre le mur. Et lorsque l’une des filles nous lance « Je ne veux rien entendre de vous sur la démocratie, la civilisation, la liberté », on est touché en plein coeur.
À noter que slidin’ thru, de Jeremy Nedd, semble s’inscrire dans la même lignée. Présenté gratuitement sur un terrain de basketball demain et après-demain (7 et 8 juin), le spectacle invite à se rassembler pour faire face à l’avenir, unis plutôt que divisés.
The Chains
Texte et interprétation : Evan Webber en collaboration avec Ame Henderson et Fan Wu. Scénographie : Sherri Hay. Design graphique : Jeremy McCormick. Son : Matt Smith. Animation et direction de production : Dylan Tate-Howarth. Soutien artistique : Rose Plotek. Développé avec le soutien de HOLD ON LET GO (Vancouver), Buddies in Bad Times Theatre (Toronto), Conseil des arts de l’Ontario, Province de l’Ontario, Toronto Arts Council. Une production de Evan Webber et Public Recordings, présentée en collaboration avec Cité-des-Hospitalières en transition. Créé au SummerWorks Festival (Toronto), le 12 août 2025.
You cannot can
Création et interprétation : Dana Michel. Activation artistique : Alex Samaras, Angélique Willkie, Karl Notargiovanni, Peter James, Roscoe Michel, Sierra Holder, Simon Couturier, Tracy Maurice, Yoan Sorin. Conseil scénographie et direction technique : Romain Guillet. Conseil son : David Drury. Production : Viva Delorme, Dana Michel – SCORP CORPS. Diffusion : Giulia Messia et Katharina Wallisch – neon lobster. Coproduction : Festival TransAmériques, Arsenic – Centre d’Art Scénique Contemporain (Lausanne), Bergen Internasjonale Teater, Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles), Künstler*innenhaus Mousonturm (Francfort), MDT (Stockholm), Moving in November (Helsinki), O Espaço do Tempo (Montemor-o-novo), Tanzquartier Wien (Vienne). Résidences de creation : Baltic Triennial (Vilnius), Banff Centre for Arts and Creativity – Leighton Artist Studios, Battersea Arts Centre (Londres), Centre de Création O Vertigo – CCOV, Fierce Festival and performance, possession, automation with funding from Arts and Humanities Research Council (Birmingham), Institutet (Vitsaniemi), Kinosaki International Arts Center, Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles), marvaða (Reykjavik), Rimbun Dahan (Kuala Lumpur), The Chocolate Factory (New York), Toronto Dance Theatre, Tangente St. Pölten. Une production de SCORP CORPS, Présenté par Warwick Le Crystal en collaboration avec UQAM – Centre sportif. Créé au Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles), le 9 mai 2026.
Уя (Nid)
Mise en scène : Chagaldak Zamirbekov. Interprétation : Zere Asylbek kyzy, Salamatova Nurzat, Gulmira Tursunbaeva, Emil Zhusupbek uulu. Scénographie : Marat Raiymkulov et Malika Umarova. Soutien au surtitrage : Fondation Cole. Une production de Chagaldak Zamirbekov, présentée en collaboration avec Espace Libre.