Du 21 au 23 août, six institutions du Centre-Sud de Montréal — Espace Libre, l’Écomusée du fier monde, la Maison de la culture Janine-Sutto, le Cabaret Lion d’Or, le Théâtre Prospero et Voies culturelles des faubourgs — unissent à nouveau leurs forces pour offrir trois jours de programmation multidisciplinaire, entièrement gratuite et sans réservation. Du côté des arts de la scène, les propositions explorent entre autres la mémoire déracinée (Flame), une pratique chorégraphique revisitant des figures littéraires et cinématographiques (Louise Bédard) et la danse comme vecteur d’émancipation (Lauranne Faubert-Guay).

Cliché du Festival des Faubourgs 2025 © David Ospina
Al Warda, de Flame — vendredi 21 août, 19 h, Théâtre Prospero
Antoine Flame Findeli signe avec Al Warda — « la rose », en arabe — une autofiction dansée qui puise dans ses racines égyptiennes et son expérience d’enfant queer pour interroger l’exil et le déracinement. Seul dans un décor de salon suranné, un homme laisse remonter des souvenirs épars et enchevêtrés — le discours du président Gamal Abdel Nasser sur la nationalisation du canal de Suez en 1956, des images d’un spectacle musical de son enfance — que la mise en scène, à la fois cinématographique et scénographique, transforme peu à peu en un espace flottant, entre rêve et mémoire. Ce spectacle qui était de la récente programmation du OFFTA pourra ainsi être vu par un plus large public.
Cartes pour un cœur poilu, de Camila Forteza — vendredi 21 août, 20 h, Parc des Faubourgs
En soirée d’ouverture au Parc des Faubourgs, Camila Forteza propose une performance épistolaire où trois femmes, deux langues et deux continents se répondent à travers des questions nées d’un objet détourné : un abri temporaire en Argentine, devenu toile des possibles et lieu de rencontre entre les cultures québécoise et argentine que porte l’artiste.

D’une montagne sans sommet (ponos II), de Lauranne Faubert-Guay — samedi 22 août, 17 h 30, Écomusée du fier monde
Chorégraphe et interprète formée en arts visuels et en sociologie, Lauranne Faubert-Guay présente une pièce solo à mi-chemin entre la danse contemporaine et la performance, qui explore l’interstice entre l’épreuve et l’émancipation, entre l’effort et la satisfaction. À la manière des ascètes antiques, un corps gravit sa propre montagne à travers une gestualité éprouvante — une quête d’élévation conçue comme un cri contre la pesanteur qui cloue les êtres au sol.
Bourdon, ou la violence des choses qui nous veulent du bien — Collectif Tôle + La Grosse Affaire — samedi 23 août, 14 h 30, Espace Libre
Fruit d’une rencontre entre les univers du Collectif Tôle, basé à Montréal, et de La Grosse Affaire, de Québec, cette œuvre collaborative et performative aborde les violences que l’on s’inflige au quotidien en tentant de prendre soin de soi. Dans une approche sensorielle, un dispositif scénique et sonore entrave littéralement les performeur·euse·s, matérialisant sur scène ce paradoxe de la bienveillance qui blesse.

© David Mendoza
Morceaux choisis, de Louise Bédard — samedi 23 août, 15 h 30, Place Joseph-Venne
La chorégraphe et interprète Louise Bédard, femme d’âge mûr, réinvente le personnage de Béatrice de La Divine Comédie de Dante en le faisant cohabiter avec des traits de Florence, personnage joué par Jeanne Moreau dans Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle. La performance se poursuit avec Sans Titre, un interlude de pure synchronisation entre mouvement et musique.
Huling Hataw, de Joliz Dela Peña — samedi 23 août, 19 h 30, Espace Libre
Huling Hataw (« Dernière danse ») est une performance-rituel qui incarne le paradoxe de la persévérance au cœur d’une profonde spirale mentale, où l’individu est confronté à des choix liés à sa propre préservation. Dela Peña y examine les relations interpersonnelles et intrapersonnelles à travers un regard critique façonné par des expériences personnelles et collectives vécues sous le patriarcat.
À ces propositions en arts vivants s’ajoutent expositions, concerts, visites guidées et rencontres avec les artistes.
« La culture est au cœur de ce qui nous rassemble », souligne par voie de communiqué la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, saluant le travail de Voies culturelles des faubourgs et de ses partenaires pour rendre la culture accessible à toutes et à tous. La députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, Manon Massé, a pour sa part rappelé l’importance d’une culture qui se déploie « en collaboration avec les résident·e·s du quartier, sans les déplacer ni les marginaliser », tandis que le conseiller municipal Christopher McCray a invité la population à (re)découvrir les institutions culturelles de la rue Ontario.
Du 21 au 23 août, six institutions du Centre-Sud de Montréal — Espace Libre, l’Écomusée du fier monde, la Maison de la culture Janine-Sutto, le Cabaret Lion d’Or, le Théâtre Prospero et Voies culturelles des faubourgs — unissent à nouveau leurs forces pour offrir trois jours de programmation multidisciplinaire, entièrement gratuite et sans réservation. Du côté des arts de la scène, les propositions explorent entre autres la mémoire déracinée (Flame), une pratique chorégraphique revisitant des figures littéraires et cinématographiques (Louise Bédard) et la danse comme vecteur d’émancipation (Lauranne Faubert-Guay).
Cliché du Festival des Faubourgs 2025 © David Ospina
Al Warda, de Flame — vendredi 21 août, 19 h, Théâtre Prospero
Antoine Flame Findeli signe avec Al Warda — « la rose », en arabe — une autofiction dansée qui puise dans ses racines égyptiennes et son expérience d’enfant queer pour interroger l’exil et le déracinement. Seul dans un décor de salon suranné, un homme laisse remonter des souvenirs épars et enchevêtrés — le discours du président Gamal Abdel Nasser sur la nationalisation du canal de Suez en 1956, des images d’un spectacle musical de son enfance — que la mise en scène, à la fois cinématographique et scénographique, transforme peu à peu en un espace flottant, entre rêve et mémoire. Ce spectacle qui était de la récente programmation du OFFTA pourra ainsi être vu par un plus large public.
Cartes pour un cœur poilu, de Camila Forteza — vendredi 21 août, 20 h, Parc des Faubourgs
En soirée d’ouverture au Parc des Faubourgs, Camila Forteza propose une performance épistolaire où trois femmes, deux langues et deux continents se répondent à travers des questions nées d’un objet détourné : un abri temporaire en Argentine, devenu toile des possibles et lieu de rencontre entre les cultures québécoise et argentine que porte l’artiste.
D’une montagne sans sommet (ponos II), de Lauranne Faubert-Guay — samedi 22 août, 17 h 30, Écomusée du fier monde
Chorégraphe et interprète formée en arts visuels et en sociologie, Lauranne Faubert-Guay présente une pièce solo à mi-chemin entre la danse contemporaine et la performance, qui explore l’interstice entre l’épreuve et l’émancipation, entre l’effort et la satisfaction. À la manière des ascètes antiques, un corps gravit sa propre montagne à travers une gestualité éprouvante — une quête d’élévation conçue comme un cri contre la pesanteur qui cloue les êtres au sol.
Bourdon, ou la violence des choses qui nous veulent du bien — Collectif Tôle + La Grosse Affaire — samedi 23 août, 14 h 30, Espace Libre
Fruit d’une rencontre entre les univers du Collectif Tôle, basé à Montréal, et de La Grosse Affaire, de Québec, cette œuvre collaborative et performative aborde les violences que l’on s’inflige au quotidien en tentant de prendre soin de soi. Dans une approche sensorielle, un dispositif scénique et sonore entrave littéralement les performeur·euse·s, matérialisant sur scène ce paradoxe de la bienveillance qui blesse.
© David Mendoza
Morceaux choisis, de Louise Bédard — samedi 23 août, 15 h 30, Place Joseph-Venne
La chorégraphe et interprète Louise Bédard, femme d’âge mûr, réinvente le personnage de Béatrice de La Divine Comédie de Dante en le faisant cohabiter avec des traits de Florence, personnage joué par Jeanne Moreau dans Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle. La performance se poursuit avec Sans Titre, un interlude de pure synchronisation entre mouvement et musique.
Huling Hataw, de Joliz Dela Peña — samedi 23 août, 19 h 30, Espace Libre
Huling Hataw (« Dernière danse ») est une performance-rituel qui incarne le paradoxe de la persévérance au cœur d’une profonde spirale mentale, où l’individu est confronté à des choix liés à sa propre préservation. Dela Peña y examine les relations interpersonnelles et intrapersonnelles à travers un regard critique façonné par des expériences personnelles et collectives vécues sous le patriarcat.
À ces propositions en arts vivants s’ajoutent expositions, concerts, visites guidées et rencontres avec les artistes.
« La culture est au cœur de ce qui nous rassemble », souligne par voie de communiqué la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, saluant le travail de Voies culturelles des faubourgs et de ses partenaires pour rendre la culture accessible à toutes et à tous. La députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, Manon Massé, a pour sa part rappelé l’importance d’une culture qui se déploie « en collaboration avec les résident·e·s du quartier, sans les déplacer ni les marginaliser », tandis que le conseiller municipal Christopher McCray a invité la population à (re)découvrir les institutions culturelles de la rue Ontario.