Ganesh versus the third reich : Démonstration de parcours à obstacles

Même quand on a vu les handicapés de Pippo Delbono (ah ! le remarquable Bobò jouant Beckett!), ou les corps atypiques de Romeo Castellucci, voire auparavant ceux de Gilles Maheu dans la Forêt, on demeure mal à l’aise devant des acteurs lourdement atteints physiquement et sur le plan intellectuel. Un interprète trisomique obèse, Mark, soupirant laborieusement …

Levée des conflits : Les canons de la danse

Directeur depuis 2009 du Centre chorégraphique national de Rennes, en Bretagne, Boris Charmatz a transformé l’institution en Musée de la danse, pour en faire un lieu d’expérimentation et de réflexion, où se croisent des artistes de toutes disciplines, des sociologues, des philosophes et intellectuels pensant la danse. Ceci dit pour situer le personnage. Pour sa …

Birds with Skymirrors : Ocean’s Eleven

En 2011, j’avais découvert Tempest: Without a Body du chorégraphe Lemi Ponifasio presque par hasard, une copine en ayant parlé avec tant de conviction que j’avais accepté de l’y suivre. Deux ans plus tard, l’émotion ressentie restait suffisamment vive, l’onde de choc légèrement insidieuse, pour que j’hésite une seule seconde à inclure Birds with Skymirrors …

Trieste : Voir Trieste et mourir

Trieste, petit ville italienne nichée sur la côte Adriatique, a comme voisine la Sérénissime Venise et comme particularité de n’en avoir aucune, mis à part le fait qu’elle fut beaucoup visitée par des écrivains et scientifiques. Dante, Rainer Maria Rilke, Freud, James Joyce, Italo Svevo, Stendhal hantent les rues et les cafés de la ville, …

Nella Tempesta : L’étoffe dont les îles sont faites

Les artisans de la compagnie italienne Motus ne prétendent pas faire œuvre définitive. Chacun de leurs spectacles, pièces ou «contests», intégrant danse, vidéos, événements en direct, se présente comme une étape dans une longue réflexion sur le rôle de l’art dans la cité. Après l’éclatant succès d’Alexis. Una tragedia greca au FTA, l’an dernier, ils reviennent …

© Dominic Berthiaum

Détruire, nous allons : Romantisme athlétique

Romantisme, virilité, hypersensibilité et athlétisme. Ce sont les quatre mots qui décrivent le mieux le spectacle d’ouverture du OFFTA, Détruire, nous allons, un remixage (somme toute assez sage) de scènes amoureuses classiques, dans un arrière-plan sportif propice à tous les dépassements de soi et à toutes les fulgurances.  Un chœur de trente-quatre acteurs se démène …