© Jean-Charles Labarre

Le Scriptarium 2024 : Se lever et vivre

Les Scriptarium se suivent, mais ne se ressemblent pas forcément. Certaines éditions se révèlent plus narratives, racontant une histoire du début à la fin, avec quelques digressions, pratiquement indissociables du principe de collage de textes sur lequel reposent ces productions annuelles. D’autres assument la juxtaposition de saynètes, parfois reliées par des leitmotivs poétiques ou comédiques. …

© David Wong

Le Magasin : La matière théâtre

Odile Gamache a conçu, avec Le Magasin, une œuvre théâtrale foncièrement originale, esthétiquement très belle et d’une portée poétique et philosophique intéressante. Avec Philippe Cyr, la scénographe de carrière a su bien faire évoluer avec le temps, et une maîtrise grandissante ajouterons-nous, ce projet conçu en pleine pandémie et qui a été présenté au Festival …

© Danny Taillon

Royal : Sauvages en cravate

Royal, création adaptée du deuxième roman de Jean-Phillipe Baril Guérard, vient de faire ses débuts au Théâtre Duceppe. Gagnant du Prix littéraire des collégiens en 2018, cette œuvre nous plonge dans l’anxiété de performance des étudiant·es en droit de l’Université de Montréal. Seul·es les meilleur·es arriveront au bout, et pour y parvenir, tout est permis. …

© Charline Clavier

Nina ou De la fragilité des mouettes empaillées : Le monde est un spectre assassin

Le spectacle s’amorce par un concert. Les trois musicien·nes, dans un environnement vidéo porté par la voix éthérée de Marianne Poirier, installent l’ambiance. Avec Nina, l’auteur franco-roumain Matéi Visniec, rassemble les trois personnages principaux de La Mouette d’Anton Tchekhov. Quinze ans plus tard, alors que la Révolution russe éclate à Saint-Pétersbourg, Nina vient se réfugier …

© Serena Henson

La serre Concorde : « Se diriger vers le bon côté du monde »

Une dizaine d’adolescent·es arpente la scène de la petite salle de l’Usine C lorsque le public gagne les gradins. Arborant un attirail vestimentaire à la fois typique à cette tranche d’âge et spécifique à chaque personnage, constitué entre autres de pantalons en denim, de chandails écourtés et d’espadrilles, ces jeunes raconteront l’histoire imaginée par le …

© Maxime Côté

(Dé)tourner sa langue : Il n’est pas d’être sans accent !

S’installant dans la salle, le public découvre sur l’écran, qui constitue une grande part du décor, une citation d’Anne-Marie Beaudoin-Bégin (l’insolente linguiste) : « Le français est, au Québec, le principal vecteur d’identité. Car la langue, c’est beaucoup plus qu’un simple moyen de communication. C’est un outil social et culturel. […] Dénigrer sa propre langue, donc, c’est …

© Emelia Hellman

Fifteen Dogs : Être ou ne pas être… chien

Le roman du Torontois André Alexis, Fifteen Dogs, a remporté en 2015 le Prix Giller, l’une des plus prestigieuses bourses littéraires au Canada anglais et Québec Amérique en a publié, l’année suivante, la traduction de Michel Saint-Germain, Le langage de la meute. La diplômée de l’Université Concordia, Marie Farsi a réalisé l’adaptation et la mise …

© Kevin Calixte

Symphonie de cœurs : Rhodnie Désir, une femme-orchestre généreuse

Décoloniser le spectacle. En finir avec un langage corporel et scénique eurocentré. Tels sont les mots clés de Rhodnie Désir, qui animent l’esprit créateur à la tête de cette Symphonie de cœurs. L’entreprise scénique est impressionnante, et la performance, tout comme la réalisation technique multimédia, remporte le défi de séduire la salle. Haute en couleurs, …