Le Théâtre du Nouveau Monde soulignera en 2026-2027 ses 75 ans d’existence avec la toute première saison signée par son nouveau codirecteur général et directeur artistique, Geoffrey Gaquère. Pour l’occasion, la programmation revendique un ancrage clair dans les grandes œuvres du répertoire en les mobilisant pour interroger les piliers contemporains de la société : justice, éducation, culture, liberté de pensée.
Une ouverture monumentale : L’Orestie et la démocratie en chantier

© Éva-Maude TC
C’est avec L’Orestie, confiée à Alice Ronfard, que le TNM amorce sa saison à l’automne. Fresque antique adaptée d’Eschyle, le spectacle réunit plus de trente interprètes et musiciens dans une forme chorale ambitieuse. Au cœur de cette trilogie : le passage d’une justice divine, arbitraire, à une justice humaine — un basculement fondateur que la mise en scène promet de relire à l’aune de nos démocraties contemporaines.
Par son ampleur scénique et la densité de ses enjeux, cette production s’annonce comme l’un des événements majeurs de la saison, un geste à la fois spectaculaire et réflexif.
Tremblay revisité : une jeunesse plurielle

© Éva-Maude TC
Autre moment fort : Confessions d’un enfant du siècle dernier de Michel Tremblay, mis en scène par René Richard Cyr. La pièce propose une variation contemporaine autour de l’alter ego bien connu de l’auteur, « l’enfant de la grosse femme », ici incarné par cinq jeunes interprètes.
Ce dispositif polyphonique, qui fait dialoguer les voix d’aujourd’hui avec la mémoire d’hier, s’inscrit dans une réflexion sur la construction identitaire et la transmission — un thème qui traverse d’ailleurs toute la saison.
Science, pouvoir et vérité : le geste inaugural de Gaquère

© Éva-Maude TC
Au printemps, Geoffrey Gaquère signera lui-même sa première mise en scène au TNM avec La vie de Galilée de Bertolt Brecht. Le choix de cette œuvre n’est pas anodin : elle met en scène l’affrontement entre la liberté scientifique et les dogmes religieux, dans une époque où « contrôler le message » devient un enjeu de pouvoir.
Porté par Guillaume Cyr dans le rôle-titre, ce spectacle apparaît comme une déclaration d’intention artistique : un théâtre engagé, attentif aux tensions idéologiques de son temps.
Ubu et les excès du pouvoir

© Éva-Maude TC
Dans un registre plus corrosif, Ubu roi d’Alfred Jarry, mis en scène par Alix Dufresne, promet une lecture actuelle de cette farce grotesque où la soif de pouvoir vire à la folie destructrice. La distribution entièrement féminine, avec notamment Kathleen Fortin et Anne-Élisabeth Bossé, annonce un renversement des codes qui pourrait renouveler la charge satirique de l’œuvre.
Une actualité persistante : Bashir Lazhar

Une ligne artistique claire, que Geoffrey Gaquère résume comme une invitation à « plonger au cœur des grands enjeux de notre temps » — et à faire du théâtre un lieu de débat, de mémoire et de projection collective.
La saison hivernale accueillera également Bashir Lazhar d’Evelyne de la Chenelière, mis en scène par Marie Brassard et interprété par Mani Soleymanlou. Près de vingt ans après sa création, le texte — qui aborde de front les questions d’immigration, d’éducation et de transmission — conserve toute sa pertinence.
Un fil rouge : penser le collectif
Au-delà des œuvres elles-mêmes, la programmation 2026-2027 du TNM se distingue par sa cohérence thématique. Qu’il s’agisse de la justice (L’Orestie), de la liberté de pensée (Galilée), de la critique du pouvoir (Ubu roi) ou encore des enjeux d’identité et de transmission (Tremblay, Bashir Lazhar), tous les spectacles participent d’une même réflexion sur le vivre-ensemble.
Une ligne artistique claire, que Geoffrey Gaquère résume comme une invitation à « plonger au cœur des grands enjeux de notre temps » — et à faire du théâtre un lieu de débat, de mémoire et de projection collective.
Le Théâtre du Nouveau Monde soulignera en 2026-2027 ses 75 ans d’existence avec la toute première saison signée par son nouveau codirecteur général et directeur artistique, Geoffrey Gaquère. Pour l’occasion, la programmation revendique un ancrage clair dans les grandes œuvres du répertoire en les mobilisant pour interroger les piliers contemporains de la société : justice, éducation, culture, liberté de pensée.
Une ouverture monumentale : L’Orestie et la démocratie en chantier
© Éva-Maude TC
C’est avec L’Orestie, confiée à Alice Ronfard, que le TNM amorce sa saison à l’automne. Fresque antique adaptée d’Eschyle, le spectacle réunit plus de trente interprètes et musiciens dans une forme chorale ambitieuse. Au cœur de cette trilogie : le passage d’une justice divine, arbitraire, à une justice humaine — un basculement fondateur que la mise en scène promet de relire à l’aune de nos démocraties contemporaines.
Par son ampleur scénique et la densité de ses enjeux, cette production s’annonce comme l’un des événements majeurs de la saison, un geste à la fois spectaculaire et réflexif.
Tremblay revisité : une jeunesse plurielle
© Éva-Maude TC
Autre moment fort : Confessions d’un enfant du siècle dernier de Michel Tremblay, mis en scène par René Richard Cyr. La pièce propose une variation contemporaine autour de l’alter ego bien connu de l’auteur, « l’enfant de la grosse femme », ici incarné par cinq jeunes interprètes.
Ce dispositif polyphonique, qui fait dialoguer les voix d’aujourd’hui avec la mémoire d’hier, s’inscrit dans une réflexion sur la construction identitaire et la transmission — un thème qui traverse d’ailleurs toute la saison.
Science, pouvoir et vérité : le geste inaugural de Gaquère
© Éva-Maude TC
Au printemps, Geoffrey Gaquère signera lui-même sa première mise en scène au TNM avec La vie de Galilée de Bertolt Brecht. Le choix de cette œuvre n’est pas anodin : elle met en scène l’affrontement entre la liberté scientifique et les dogmes religieux, dans une époque où « contrôler le message » devient un enjeu de pouvoir.
Porté par Guillaume Cyr dans le rôle-titre, ce spectacle apparaît comme une déclaration d’intention artistique : un théâtre engagé, attentif aux tensions idéologiques de son temps.
Ubu et les excès du pouvoir
© Éva-Maude TC
Dans un registre plus corrosif, Ubu roi d’Alfred Jarry, mis en scène par Alix Dufresne, promet une lecture actuelle de cette farce grotesque où la soif de pouvoir vire à la folie destructrice. La distribution entièrement féminine, avec notamment Kathleen Fortin et Anne-Élisabeth Bossé, annonce un renversement des codes qui pourrait renouveler la charge satirique de l’œuvre.
Une actualité persistante : Bashir Lazhar
Une ligne artistique claire, que Geoffrey Gaquère résume comme une invitation à « plonger au cœur des grands enjeux de notre temps » — et à faire du théâtre un lieu de débat, de mémoire et de projection collective.
La saison hivernale accueillera également Bashir Lazhar d’Evelyne de la Chenelière, mis en scène par Marie Brassard et interprété par Mani Soleymanlou. Près de vingt ans après sa création, le texte — qui aborde de front les questions d’immigration, d’éducation et de transmission — conserve toute sa pertinence.
Un fil rouge : penser le collectif
Au-delà des œuvres elles-mêmes, la programmation 2026-2027 du TNM se distingue par sa cohérence thématique. Qu’il s’agisse de la justice (L’Orestie), de la liberté de pensée (Galilée), de la critique du pouvoir (Ubu roi) ou encore des enjeux d’identité et de transmission (Tremblay, Bashir Lazhar), tous les spectacles participent d’une même réflexion sur le vivre-ensemble.
Une ligne artistique claire, que Geoffrey Gaquère résume comme une invitation à « plonger au cœur des grands enjeux de notre temps » — et à faire du théâtre un lieu de débat, de mémoire et de projection collective.